lundi 26 janvier 2026

Trump ou la providence des médias


·         Titre de la Une du Figaro de ce jour : « La tornade Trump percute le jeu politique français ».

·         Titre de l’éditorial sur cette Une de Vincent Trémolet de Villers : « Trump repoussoir et révélateur ».

Le sujet Trump occupe aussi toute la page 2 et une grande partie de la 3. Et le revoilà faisant l’essentiel de la 4 sous le titre : « Face à Donald Trump, la crainte pour le RN du retour de flamme ».

Après quelques pages sans Trump, voici la page 8, elle est consacrée entièrement à la triste actualité de Minneapolis et à la lutte de Trump contre l’immigration.

Et voici, sans devoir trop longtemps feuilleter, la page 11 largement consacrée à la question du Mexique qui doit subir la pression de Donald Trump dans sa lutte contre les cartels de la drogue. Exit Donald. Mais, que l’on se rassure, on le retrouve ensuite sur plus de la moitié de la page 21 réservée à la chronique de Nicolas Baverez, titrée : « Le monde selon Trump ».

Enfin, sur toute la dernière page (22), qu’occupe l’entretien entre Alexis Feerkchak et Olivier Sueur, enseignant à Sciences-Po. Elle est titrée par l’affirmation de ce dernier : « Trump est le meilleur promoteur de l’autonomie stratégique européenne ! ».

Observons encore que le vibrionnaire président des États-Unis occupe également des pages entières des autres journaux et magazines, et ne parlons pas ici des chaînes de radio et de télévision dont il est rarement absent.

La conclusion s’impose : Trump est la providence des médias ! Sans lui, pour beaucoup de journalistes, chroniqueurs et éditorialistes, surgirait à terme l’atroce perspective de devoir diminuer le nombre de pages de nos quotidiens et périodiques.

Il faut maintenant en venir enfin à l’éditorial de Vincent Trémolet de Villers par quoi nous aurions dû commencer.

  Que l’on se rassure, il n’est pas trop long mais nous en tirerons pour le moins les excellents extraits que voici :

« Si les Français, depuis leur plus tendre enfance, ont de l’affection pour Mickey, la grande majorité d’entre eux éprouve une répulsion pour Donald… Trump, sa vulgarité, sa brutalité, sa cupidité. Ses propos scandaleux sur les soldats français en Afghanistan ne vont rien améliorer. À gauche, c’est simple, il est le nouveau diable… À droite, c’est plus compliqué, puisqu’en étant absolument décivilisé, le président américain s’est fait le rempart contre la furie wokiste et son corollaire, la bonne conscience antisémite.  

« … Pourtant on peut déjà affirmer que le trumpisme à la française n’a pas d’avenir. Marine Le Pen l’a compris, qui, par instinct, se tient à distance de la Maison Blanche….

« Reste que le trumpisme est un formidable révélateur de nos carences : « Économie assistée, industrie dévastée, technologie dépassée, violence installée, démographie épuisée, quartiers islamisés, diplomatie déclassée ».

Mais voici la conclusion de cet édito : « Face à Trump, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes : c’est l’effacement ou le redressement ».

Puissent les Français comprendre cela et en tirer les conclusions qui s’imposent.