21 juillet 2014

À Sarcelles, le beau travail de « Touche pas à mon pote ! » et de « SOS Racisme » ! Ailleurs, le désastre des idéologies et des politiques occidentales.

Communiqué de l'AGRIF : 

Pendant des dizaines d’années, les beaux esprits de la gauche en général et en particulier de l’intelligentsia gauchiste juive n’ont cessé de traiter ignominieusement de « racistes » ceux qui mettaient lucidement en garde notre peuple contre les aspects les plus dangereux de la folle politique immigrationniste, à savoir l’implantation de plus en plus massive sur notre sol de populations imprégnées par l’islam radical et ses « valeurs » de la charia et du « jihad ». Réalité devant laquelle échoue lamentablement l’école dite républicaine avec sa conception de la laïcité éradicatrice de notre identité, de notre histoire, de notre culture.

Sur le fond de la tragédie de Gaza, les graves événements de Sarcelles ne font que prouver la progression dans des populations françaises de sentiments d’appartenance prioritaire à un autre ensemble « culturel » qu’à celui de notre communauté française de destin.

Car voici que les antagonismes israélo-palestiniens viennent de franchir en France un « saut qualitatif brusque » lourd encore d’une plus grande dangerosité...

17 juillet 2014

Rythme d’été sur ce blog

 

Dans les semaines qui viennent, ma prose sera ici plutôt aléatoire. D’abord, voici le temps, très chargé pour moi, de notre université catholique d’été (la 35° !) et sauf événement majeur dans la vie de la France, du monde ou de l’Église, je ne m’astreindrai pas à, de surcroît, écrire ici.

Au début du mois d’août, je vous en donnerai un petit compte-rendu anticipant sur celui de Reconquête.

Au mois d’août, je prendrai, je ne sais quand, quelques jours de vacances. Je serai auparavant sur les ondes de Radio-Courtoisie, le mercredi 30 juillet, dans l’émission de Gérard Marin (entre 18 h et 21 h) interrogé au téléphone. Et je viendrai à Paris le 6 août pour animer, en direct, notre émission de la Réplique avec notamment Louis Chagnon et Guillaume de Thieulloy.

Ensuite, je m’efforcerai de ne pas trop rester sans m’exprimer ici de temps à autre. Et puis, si Dieu le veut, à partir du 18 août, je reprendrai un rythme de 2 à 3 billets par semaine.


À vous tous, bonnes vacances et que Dieu vous garde !

16 juillet 2014

L’islam radical tue nos soldats au Mali. Ailleurs on coopère avec lui !


Au Mali, l’adjudant-chef Dejvid Nikolic du 1° Régiment Étranger de Génie a succombé à ses blessures après l’attentat-suicide perpétré par des fanatiques islamistes. Près de lui, sept autres de nos admirables légionnaires ont été lourdement blessés, certains très gravement.

Au même moment, notre gouvernement impose à nos soldats en Centre-Afrique de protéger les envahisseurs islamiques de l’exaspération des populations autochtones plutôt que d’accélérer leur repli sur leurs pays d’origine.

Et surtout, le gouvernement français poursuit la politique de collaboration avec le Qatar et l’Arabie Saoudite et autres qui propagent l’islamisme, en France comme en Afrique et ailleurs et qui, partout dans le monde, de la Syrie à l’Afghanistan, en financent les actions armées et terroristes.


L’Institut du Pays libre dénonce cette politique à la fois schizophrène et criminelle. 

15 juillet 2014

La jauressolâtrie bat son plein : une heureuse exception … dans La Croix !

Un bon ami me demandait ces jours derniers si je n’éprouvais aucune amertume de ne pas voir mon livre sur Jaurès, « le seul qui ne soit pas inconditionnellement hagiographique », à la devanture des librairies parmi la floraison des titres de tous ceux qui louent incantatoirement « le grand prophète du socialisme ».
Je l’ai rassuré : depuis le temps que je milite, depuis la douzaine d’années que j’écris des livres, j’ai toujours su que les causes et les idées que je défendais ne m’apporteraient pas les louanges des médias et la considération des journaux de « grand tirage ». Je n’éprouve, je crois, devant cette discrimination, aucune malsaine jubilation  masochiste.
Je ne m’en satisfais pas et je lutte de toutes mes forces pour affronter cet état de fait avec toute la sympathie active de tout le fervent réseau militant de l’amitié française. Aussi ai-je la satisfaction de constater avec mes éditeurs que les chiffres de vente de la plupart de mes livres sont finalement bien supérieurs à beaucoup de ceux qui, après une notoriété de lancement, sont vite oubliés.

Mais si  je me félicite bien volontiers des succès de certains très bons livres que je m’emploie à promouvoir activement avec Reconquête et sur Radio-Courtoisie, je ne cache pas mon indignation de voir que sur la commémoration de la mort de Jaurès les hebdomadaires de droite à grand tirage se seront totalement alignés sur le conformisme laudateur de la gauche que seul, à ce jour, a transgressé mon livre « Jaurès, le mythe et la réalité ». Si un autre ouvrage que le mien, rappelant sur Jaurès les vérités essentielles, avait été publié et obtenu du succès, je m’en réjouirais. Car il en va tout simplement, non pas de moi mais de la vérité historique que j’ai rappelé à Bernard Carayon dans mon débat avec lui sur T.V. Libertés et qu’il n’a pu contester (voir la vidéo).

La vérité c’est que Jaurès ne fut nullement chrétien mais anti-chrétien, « spiritualiste » peut-être, à sa façon, c’est à dire vaguement panthéiste, gnostique, kabbaliste, c’est à dire n’importe quoi sauf catholique.

La vérité c’est qu’il fut bien, sur le plan politique, « socialiste », « collectiviste », « communiste », employant indifféremment les trois mots pour se définir.

La vérité c’est qu’il ne fut nullement le « prophète » que l’on a salué même à Valeurs Actuelles et au Figaro-Magazine mais qu’il fut au contraire d’un total aveuglement sur l’inéluctabilité de la guerre de 1914.

Alors, je ne dissimulerai pas mon contentement, une fois n’est hélas pas coutume, à la lecture jeudi dernier d’un article dans La Croix, de Pierre-Yves Le Priol, intitulé « Péguy contre Jaurès ». L’article est pourtant court et mériterait néanmoins quelques rectifications.
Ainsi, il n’est pas vrai que « Jaurès et son cadet Péguy avaient d’emblée fait cause commune en faveur de Dreyfus et du socialisme ». Le « d’emblée » est de trop : Jaurès en effet ne rejoignit que sur le tard, bien après Péguy, Lucien Herr et Bernard Lazare, le camp dreyfusard. Le désigner comme « pacifiste » est aussi tout à fait fallacieux, une de ses œuvres essentielles étant « l’armée nouvelle ».  Mais du moins Le Priol ose-t-il écrire que « l’irruption de la guerre allait donner tort à ses prévisions trop optimistes ». Et plus loin : « On peut désormais soutenir, à un siècle de distance, que l’obscur Péguy eut raison contre le célèbre Jaurès dans sa résistance à tous les concepts en « isme » qui marquèrent ces années terribles… »

Alors, sauf fausse humilité, je vous demande de lire et faire lire « Jaurès, le mythe et la réalité ». Non pas parce qu’il est le fruit de mon labeur, que je crois certes avoir bien mené, mais parce qu’il est le seul à rappeler et développer les vérités ci-dessus et quelques autres. Parce qu’il est le seul à contrevenir aux encensements de la République du Panthéon par notamment les grands prêtres de la religion de substitution tels que Peillon et Badinter.


***


Jaurès, le mythe et la réalité,

À commander sur le site de l'AGRIF

ou au Centre Charlier
70, boulevard saint Germain
75005 Paris
30€, franco de port.

11 juillet 2014

Israël-Palestine : la paix comme l’horizon !



Depuis la proclamation de l’État d’Israël, il y a quelque 66 ans, la paix dans la région est toujours « à l’horizon », c’est-à-dire s’éloigne toujours, comme l’horizon que l’on chercherait à atteindre au bout d’une longue marche.

Car, s’il faut attendre qu’il n’y ait plus aucun groupe extrémiste, palestinien ou israélien, toujours prêt à déclencher quelque action terroriste perturbatrice d’un éventuel plan de paix, ni aucun risque de manipulation au deuxième ou troisième degré de pareils groupuscules, autant dire qu’il n’y aura jamais de paix possible et durable sur cette terre, « sainte » pour les « peuples-religions » en présence !

Globalement, le peuple chrétien y a été éradiqué. Il n’en reste plus qu’une résiduelle infime minorité et les infrastructures d’accueil pour les pèlerins et les institutions de représentation des églises de la diversité catholique, orthodoxe et protestante.

Cette éviction de fait aura été finalement le seul point d’accord tacite entre juifs et musulmans ! Ainsi l’idéalisation de l’une ou l’autre des deux causes, l’israélienne ou la palestinienne, par certains chrétiens, m’a toujours paru procéder d’une grande méconnaissance de la réalité et notamment d’une perte de mémoire.

Car si les chrétiens palestiniens ont été collectivement broyés entre le marteau israélien et l’enclume musulmane, il faut tout de même se rappeler aussi que la plupart des organisations palestiniennes d’encadrement des populations réfugiées au Liban n’eurent pour but, avec Yasser Arafat au premier chef, que de s’emparer de ce pays par la force pour en évincer la prépondérance chrétienne. Ce qui constitua la cause de déclenchement en 1975 de la guerre du Liban. Et qui, sérieusement, peut nier le fait que la pression musulmane sur les chrétiens, en zones palestiniennes, Gaza ou Cisjordanie, a tout simplement rendu intenable leur maintien ?

Chose que même le patriarche latin palestinien que j’ai rencontré à trois reprises, Mgr Sabbah, pourtant si dévoué à la défense des droits de son peuple face à Israël, finit par exprimer lorsqu’il fut amené à prendre sa retraite. Mais certes, la situation des derniers chrétiens en Israël, soit indigènes soit étrangers, n’est pas enviable non plus. Non seulement ils sont l’objet des menaces et violences du fait de divers groupuscules de l’extrême-droite juive, mais aussi de la discrimination et des vexations du gouvernement.

C’est d’ailleurs tout à l’honneur du plus grand quotidien israélien, en hébreu, Yediot Aharonot, que de souvent décrire et dénoncer cet état de fait. Notamment sur une pleine page le 30 mai dernier, et dont de vastes extraits ont été publiés par Courrier International (n°1234).

Comme je l’ai dit mercredi sur Radio-Courtoisie, j’entends, une fois de plus, avec Chrétienté-Solidarité, exprimer publiquement au gouvernement israélien notre indignation devant cet état de fait.

Mais plus encore, il est évident que la paix ne peut passer, par-delà les inéluctables provocations ou manipulations extrémistes, qui ne manqueront pas de vouloir l’entraver, que par une solution viable, claire, définitive, qu’Israël et l’Autorité Palestinienne proclameront conjointement et déclareront vouloir faire appliquer coûte que coûte. Sans qu’elle puisse être retardée par le premier, et inéluctable, acte terroriste que ni Israël ni l’Autorité Palestinienne n’ont évidemment la certitude absolue de pouvoir éviter.

L’éradication du terrorisme devra être menée conjointement par Israël et la Palestine, mais il y en aura toujours le danger, comme d’ailleurs en Europe ou aux États-nis.UnisUnis. Si la solution de paix n’est pas sincèrement voulue, il ne restera plus alors aux Palestiniens que celle de renoncer à une indépendance, alors de facto impossible, et à laisser au gouvernement israélien la tâche de les gouverner, répartis comme les Juifs entre la mer, l’Égypte, la Syrie et la Jordanie.

Mais dans ce cas il y aura alors par l’addition des Arabes vivant aujourd’hui en Israël et de ceux de Cisjordanie et de Gaza, autant « d’administrés » musulmans que de citoyens juifs.

Alors, le choix pour les dirigeants d’Israël, bien risqué dans les deux cas, sera le suivant : partage démographique et démocratique de la représentation et du pouvoir, ou « apartheid ».

Ils ne voudront pas de la première solution. Et la seconde ne sera pas durablement tenable.

La Terre Sainte est-elle donc vouée à être surtout une terre infernale ?

Cela dit, si par bonheur la paix s’installait en Palestine et Israël, il ne faut pas avoir l’illusion de penser que cela entraînerait une dynamique de paix partout où l’islam mène ses jihâds.

Car le grand réveil moderne des fanatismes islamiques conquérants ne date pas de la création de l’État d’Israël ! Tant s’en faut.


Pour ne prendre qu’un exemple, le développement, très décisif, du wahhabisme en Arabie est bien antérieur à cela. Et bien antérieurs aussi les immenses massacres, au XIX° siècle, des chrétiens sous l’empire ottoman, que parachèvera le grand génocide de 1915. Il faut être bien ignorant ou aveuglé par la passion partisane pour faire remonter toute l’effervescence massacreuse des islamismes à la création de l’État d’Israël. 

08 juillet 2014

Extrême-droite : voici pourquoi nous ne sommes pas dans ce grand « fourre-tout ». Essai de clarification.

Le texte suivant fera l’objet d’une communication lors de notre université d’été et sera ensuite étoffé pour aboutir à une rédaction plus importante.

Nous allons montrer ci-après combien, non pas par quelque motivation de respectabilisme politico-idéologique mais simplement par fondamentale différenciation, nous ne pouvons accepter d’être définis comme « d’extrême-droite ».

« L’extrême-droite » est une commode désignation médiatique ou politicienne recouvrant un fantastique capharnaüm politique et idéologique de familles de pensée, cercles, organisations et partis, et de personnages dont le seul trait commun est finalement d’être dit, à tort ou à raison, « d’extrême-droite ». Sans que jamais soient énoncés le ou les critères objectifs sur lesquels reposerait cette qualification. Des commentateurs se sont risqués à la définir par un commun positionnement d’aversion à l’égard de notre régime ou de notre système politique et avec simultanément une insistance sur la défense patriotique ou nationalité du fait national. Une minute de réflexion suffit pour mesurer que même ce petit dénominateur commun n’est pas totalement satisfaisant : l’aversion à l’égard du régime ou du système ? Mais c’est aussi globalement le fait de toute la diversité de l’extrême-gauche, que ce soit sous drapeau rouge ou drapeau noir, et même aujourd’hui sous drapeau vert islamique ! La défense du fait national ? Oui, mais lequel ? Le nationalisme français est nécessairement conceptuellement différent voire antagoniste d’un nationalisme européen. Et pas toujours, dans les faits, sinon dans les idées, compatibles avec des nationalismes ethniques, corses, basques, bretons, occitans et autres se promenant d’ailleurs dans la traditionnelle inventivité groupusculaire au mépris des réalités, de l’extrême-gauche à la dite extrême-droite.

Néanmoins nous conserverons vaille que vaille ce dénominateur commun pour notre observation idéologique, politique et même anthropologique du panorama des mouvances désignées, par-delà des positions antagonistes, comme « d’extrême-droite », afin de clairement situer par rapport à elle les idées et propositions de notre « droite de conviction ».

Et d’abord par le rappel que notre droite étant en effet tout simplement droite ne l’est plus si elle est extrémisée, c’est-à-dire, comme on voudra, curvée, infléchie, tordue ou encore, comme avec tout le spectre gangrené  de la droite « libérale » : gauchie.


Esquisse d’observation phénoménologique de l’extrême-droite.

Sans que cela soit parfaitement exhaustif, nous pensons avoir à peu près cerné et résumé, sur les plans essentiels de la politique, les idées et positions contradictoires qui traversent les différentes mouvances ou mouvements « d’extrême-droite ».


La nation.

- Pour les uns, c’est le nationalisme français : jacobin ou décentralisateur, républicain ou royaliste (« orléaniste », « légitimiste » ou « d’idée »).

- D’autres évoquent un nationalisme européen : conservant les entités des « États-nations » ou les supprimant au profit des représentations nationales « ethnico-culturelles » (Catalogne ou Pays Basque, de part et d’autre des Pyrénées, Flandres). Et c’est alors le nationalisme ethniciste ou « nationalitarisme » (ex. ci-avant), d’entités plus ou moins historiques, ethno-linguistiques.


L’État.

- Certains sont toujours adeptes de l’exaltation de l’État totalitaire , selon la formule fasciste : « l’individu n’existe que par l’État que pour l’État ». On voit ainsi des groupuscules s’affirmant comme des nationalistes français mais se rendant en Italie pour y célébrer nostalgiquement la mémoire du Duce !

- D’autres sont néo-nazis dans un vague idéologisme de la terre et du peuple : l’État n’existe qu’au service de la race.

- Bien différents, heureusement, sont les défenseurs de la thèse d’un « État catholique ». D’autres affirment leur acceptation de la tradition religieuse de la nation, la religion étant considérée en tant que conservatrice de valeurs morales et sociales. Un peu selon la conception napoléonienne.


La religion.

- Certains sont adeptes d’un néo-paganisme « surimi » et d’une mythologie indo-européenne. Leur anti-christianisme est plus ou moins satanisant ou luciférien, de type « Hellfest ».

- D’autres sont les défenseurs, somme toute conservateurs, d’une laïcité de type laïciste, de remise stricte de la religion à la sphère privée. Héritiers de Jules Ferry, d’Émile Combes et de Jaurès.


Immigration.

- Certains sont hostiles à l’immigration pour raisons raciales. D’autres l’acceptent de fait, par islamophilie.


Aversion antijuive.

- Certains sont adeptes d’un antisionisme plus ou moins antisémite.

- Pour d’autres, plus extrémistes, le peuple juif est la source essentielle des maux de l’humanité.


Sur l’islam.

Les uns sont islamophiles et prônent la collaboration avec l’islam allant jusqu’à l’affirmation de Dieudonné à Téhéran de ce que « les chrétiens devront bien se convertir à l’islam ».

D’autres s’opposent aux musulmans pour raisons raciales et certains sont partisans d’une alliance « identariste » avec des groupes juifs d’extrême-droite.


Le salut par la Russie ?

Certains néo-païens en France expriment une grande inconditionnalité pour la Russie orthodoxe et même une véritable poutinolâtrie plus forte que leur fondamentale aversion antichrétienne. Parmi eux, il en est quelques-uns à exalter la mémoire de Staline ! D’autres préfèrent l’extrême-droite ukrainienne, et préfèrent la mémoire de la collaboration antistalinienne avec l’Allemagne d’Hitler.


Questions économiques et sociales.

Pour certains, leur positionnement est celui d’un étatisme économique, néo-socialiste, de défense du « service public » en convergence avec la CGT selon leurs nationalismes.

Pour d’autres, c’est la défense du libéralisme économique dans le cadre national ou dans le cadre européen.


Sur le respect de la vie.

Pour les adeptes des courants néo-païens, laïcistes ou maçonniques, la défense de l’avortement, de l’euthanasie, de l’eugénisme est leur ligne.

À l’opposé, d’autres sont des défenseurs sincères du respect de la vie.


Sur la famille.

On ne trouve guère dans l’extrême-droite des partisans explicites ou actifs du communautarisme homosexuel ou de l’impérialisme LGBT-OGM.

Mais de nombreux homosexuels y occupent des responsabilités importantes. Ils ne se sont guère manifestés contre la loi Taubira de dénaturation du mariage et ont pesé « de facto » contre l’engagement officiel du Front National dans ce combat.

En revanche, on a pu voir que dans le néo-paganisme, nombreux ont été ceux à s’y opposer comme leur héros désormais vénéré Dominique Venner.


En conclusion de ce panorama, diversité, antagonismes mais aussi d’inattendus assemblages !

L’extrême-droite ne constitue pas une sorte de pays idéologique totalement à part de tout le reste du paysage politico-culturel et religieux. La porosité est forte entre certaines de ses composantes et les courants du système. Mais on y observe aussi de surprenantes aptitudes à concilier des assemblages plutôt inattendus et souvent totalement irrationnels. C’est vrai de certains courants, cercles et associations, encore plus de certains personnages.


Citons quelques exemples de ces phénomènes.

- Celui de catholiques de l’école lefebvriste, pas plus circonspects qu’une Frigide Barjot sur des alliances avec des courants de l’islam, conjoncturelles certes, mais sans trop peser les dangers des dynamiques de l’unité d’action.

- Celui d’une maison d’édition et de diffusion de cette sensibilité préférant diffuser des ouvrages de néo-païens viscéralement antisémites ou négationnistes que mon « Histoire des Juifs d’Abraham à nos jours » sans aucune complaisance pour les avatars bolchéviques et autres du judaïsme mais sous l’invocation d’une Edith Stein ou d’un Eugenio Zolli.

- Celui d’une association catholique de renaissance culturelle invitant volontiers au long des années des intellectuels néo-païens certes de qualité et m’invitant cette année à parler à condition de ne pas avoir au préalable à annoncer ma présence ! (Pourquoi diable ?) Évidemment je ne puis accepter cela.

- L’accueil comme chroniqueur dans un journal se réaffirmant fidèle à « l’inspiration chrétienne » (comme la CFTC) d’un éditeur-diffuseur (10 % « d’alouette » alibi-catho, 90  % de « cheval » de 3° Reich…) franc-maçon de la GLNF et partisan d’une loi sur l’euthanasie.

- Celui d’un éminent et sympathique professeur de droit fiscal, fou et génial à ses heures, ne taisant pas son admiration-fascination pour les dictateurs bolchéviques ou islamiques et exaltant leurs grands combats anti-impérialistes en diffusant ses photos notamment avec Castro et Chavez.

- Celui de royalistes n’ayant à l’évidence jamais lu l’article « La Mosquée » dans le dictionnaire politique de leur maître Maurras mais avides sans trop de prudence de convergence soralienne et belghoulesque.

- Celui d’un parti politique national où l’on peut vérifier la formule du grand historien Jacques Bainville : « Une minorité, cela devient un réseau ». C’est ce que nous avons appelé « le phénomène de l’émergence homosexuelle en politique ».

- Celui enfin de toute une diversité de personnages du Front National ou de l’UMP, les uns se voulant de gauche comme Jaurès, les autres se voulant à droite avec ce même Jaurès selon eux odieusement « kidnappé par la gauche » !


Et nous, devant ce paysage ?

D’abord, l’évidence que, sauf négation des principes d’identité et de cohérence, il ne peut y avoir, au-delà des mots avec lesquels de médiocres rhéteurs peuvent toujours jongler, de possibilité de synthèse de toutes ces contradictions.

On ne peut être à la fois pour le respect de la vie et pour la loi Veil.

On ne peut à la fois être catholique et raciste.

On ne peut à la fois être pour une bonne décentralisation, pour les libertés de la famille, de l’école, de l’économie et des métiers et être pour un État « Big Brother » s’occupant de tout et de tout le monde.

On ne peut vouloir préserver la France de l’idéologie du totalitarisme théocratique de l’islam et prôner chez nous, sans réflexion et garanties nécessaires, une unité d’action avec des défenseurs de la charia partout dans le monde dit « musulman ».

À l’évidence, nous ne sommes dans aucun des cas de figure de la diversité de l’appellation « extrême-droite ».

Nous sommes pour le juste équilibre d’une France libre, dans une Europe libre, organisée autour de pactes d’intérêt commun pour certaines nations.

Pour la défense d’un État-nation protecteur du bien commun mais dans la nécessaire décentralisation fondée sur quelques 40 modernes provinces ou généralités bâties sur nos réalités historiques, géopolitiques et économiques ! Ni le statu quo, ni le projet antinational des euro-régions !

Nous ne sommes ni pour une utopie néo-gallicane ou national-catholique dans laquelle le domaine de ce qui revient à Dieu empièterait sur celui qui revient à « César ». Nous sommes pour proclamer non seulement le respect des racines chrétiennes de notre civilisation, mais plus encore celui des valeurs morales immuables exprimées dans le Décalogue reçu à la fois par les juifs et les chrétiens et exprimant la morale naturelle pour toute l’humanité.

Nous ne sommes pas pour un écologisme indifférent à l’idéal de développement intégral de la personne humaine, ni pour un écologisme eugéniste et raciste. Nous sommes pour le respect de la vie, de la conception à l’échéance inéluctable de la mort qui n’est jamais dans l’indignité.

Nous ne sommes pas pour une conception matérialiste du monde, ni économiste, ni raciste, ni mondialiste, ni autarcique. Nous sommes pour la défense des valeurs universelles de notre identité culturelle et de civilisation, nationale, chrétienne, humaine.

Nous réprouvons toute idéologie de haine des autres et notamment en raison de leurs origines raciales, ethniques ou religieuses. Chrétiens, nous nous devons d’aimer, a priori, les bouddhistes, les juifs, les musulmans et autres, considérés dans leurs personnes. Mais nous ne voulons pas de l’ordre politique et social de Mahomet, des jihads et de la charia.

Dévoués à la « chose publique », nous ne sommes pour aucun système théocratique ou césaro-papiste et défendons les principes d’une nécessaire laïcité de distinction des domaines du spirituel et du temporel. Mais nous refusons que, sous le couvert d’une école prétendument laïque, on impose à nos enfants une conception idéologique du « meilleur des mondes » et même cette religion de substitution prônée par un Jaurès et un Peillon.

Nous savons la nécessité d’un État fort, et notamment d’une défense nationale dissuasive, d’une armée à la hauteur des menaces grandissantes sur notre pays et l’Europe en général. Mais cet État doit être par ailleurs ramené à ses fonctions régaliennes essentielles. Nous ne voulons ni du socialisme actuel ni d’un néo-socialisme national ou syndical mais de la réanimation de l’économie et de la société par les initiatives individuelles et professionnelles non brisées par le fonctionnarisme étatique.

Ni racistes ni nationalistes extrémistes, mais patriotes en alerte, nous refusons la continuation d’une immigration-submersion mais, simultanément, la France se doit de collaborer avec les peuples amis d’Afrique ou d’Asie et d’aider les chrétiens persécutés par le communisme ou la domination islamique.





07 juillet 2014

Jean Jaurès, une figure qui divise : Débat entre B. Carayon (UMP) et B. Antony (Agrif)










Retrouvez Jean Jaurès, le Mythe et la réalité en vente sur le site de l'AGRIF :


http://www.lagrif.fr/nos-livres/1-livres/P14-jaures-le-mythe-et-la-realite