vendredi 15 janvier 2021

Enfermement sanitaire et avancées totalitaires

Tristement fascinant, que cette simultanéité, comme celles qu’apprécie Micro-Néron, entre l’annonce d’une nouvelle phase d’enfermement sanitaire et les dernières avancées vers l’enfer totalitaire du « meilleur des mondes » de « l’antiracisme ».

Alors que l’inénarrable premier ministre Castex confirmait hier dans sa manière d’expression martiale une nouvelle avancée de l’heure de « couvre-feu » - ce qui a fait frémir d’aise le Micro-Néron de « Nous sommes en guerre ! » - on apprenait que les étudiants sans doute ni trop blancs ni trop mâles, rédacteurs du journal de la jadis prestigieuse université de Cambridge, avaient qualifié Ludwig Van Beethoven, génie par excellence de la grande musique européenne et universelle de « too male, too pale, too stale (trop mâle, trop blanc, trop vieux) ».

Anne Lauvergeon, l’ancienne dirigeante d’Areva, a dû en éprouver une grande pâmoison, elle qui avait juré que sous sa direction on en finirait avec « le recrutement de mâles blancs », (ce qui motiva la plainte de l’AGRIF).

Le seul intérêt de la conjoncture, c’est que les plus ignorants de la langue anglaise, à force d’en entendre la répétition médiatique, vont finir par en apprendre quelques mots : « cancel culture », « Black lives matter », « woke »…

Selon les barbares de Cambridge, la musique de Beethoven fait bien sûr partie de la culture désormais « annulée ».

Les gardes rouges de la Révolution culturelle maoïste ne raisonnaient pas autrement. On sait qu’ils allèrent dans certaines universités jusqu’à tuer et dévorer leurs professeurs criminellement coupables d’avoir enseigné Confucius et l’ancienne culture ! (cf. notre livre « Le communisme – 1917-2017 », p 154-155)

Aujourd’hui, au train où vont les choses, seuls mériteront de n’être pas « mangés » les « blancs » - le blanc peut être bien sûr pris au sens figuré, signifiant alors tout simplement les « tenants de la vieille culture » - qui se seront soumis suffisamment tôt. Pour d’autres, comme l’a écrit Houria Bouteldja, « même et surtout de gauche, ce sera trop tard… ».

Il y a heureusement des « non-blancs » pour remettre en place les impérialistes de « la pensée racisée et diversitaire », ces fanatiques d’un antiracisme qui, ainsi que nous l’avons identifié depuis longtemps, n’est autre qu’un « racisme en sens contraire ».

Ainsi, la grande violoniste Zhang Zhang a-t-elle vertement remis à sa place le médiocre musicien Ibrahim Maalouf qui s’était gougâtement indigné du manque de diversité dans l’Orchestre de Vienne. Histoire sans doute de s’y faire accepter non pas pour un talent qu’il n’a pas ou pas encore mais en raison de son origine. Ce Maalouf-là n’a pas commenté la diversité des orchestres de Téhéran ou de La Mecque…

Ceci nous amène à faire observer que là où la diversité culturelle manque le plus, c’est bien dans les médias financés par les impôts des Français. (Nous ne parlons donc pas de CNEWS, de TV Libertés, de Radio-Courtoisie).

Sauf quelques émissions « alibi », à la proportion de 1 %, c’est le règne de la seule diversité de gauche. On peut ainsi toujours attendre sur France-Culture la grande émission que mérite par exemple le très grand romancier que fut Jean Raspail.

Confinement sanitaire et confiscation culturelle et morale sont ainsi les deux volets du meilleur des mondes macronique.

 

 

 

 

 

jeudi 14 janvier 2021

Encore et encore, du couvre-feu et du confinement en perspective !

Au moment où nous écrivons, on nous annonce sur toutes les chaînes, avant même la conférence de presse que tiendra ce soir le Premier Ministre, que le couvre-feu de 18 heures va être étendu à l’ensemble du territoire.

Une fois de plus, on va subir les aberrations de la dictature jacobine. Il n’est en effet besoin que de bon sens pour savoir qu’en réduisant le nombre d’heures de liberté de circulation, on ne fera qu’augmenter le nombre des acheteurs dans les commerces, ceci allant à l’encontre du but recherché.

Ce couvre-feu « resserré » ne pourra donc qu’accentuer les dangers de contacts. Après quoi on nous dira que comme le méchant virus circule toujours, il faut nécessairement revenir à du confinement « dur ». Et c’est ainsi que nos gouvernants vont toujours plus massacrer la France.

J’ai, il y a quelques temps déjà, utilisé à l’endroit de monsieur Castex le qualificatif de « grand dépendeur d’andouilles » par lequel on désignait les incapables dans ma Bigorre natale.

En effet, cet énarque, ce conseiller d’État, n’a strictement rien apporté d’innovant dans la lutte contre la pandémie sinon de dire qu’il se fera vacciner lui aussi quand son tour viendra (son tour de quoi ? Il y a des fois où il nous donnerait envie d’être un peu grossier…). Il n’imagine pas qu’à côté de la vaccination généralisée que ce gouvernement propose, il y aurait aussi d’autres façons de combattre la pandémie et notamment celles de thérapies préventives ou curatives qui ont déjà été efficaces pour bien des cas.

Mais cette liberté-là n’est pas du goût de nos jacobins.

Persécution des chrétiens dans le monde

Le 12 janvier, l’excellente association protestante évangélique « Portes ouvertes » a publié comme chaque année depuis 66 ans son « Index mondial des persécutions des chrétiens ». En l’occurrence pour l’année 2020.

Au fil des ans, cet index très minutieusement élaboré est devenu un outil essentiel pour quiconque, journaliste ou animateur de la solidarité chrétienne, veut savoir ce qu’il en est du sort des chrétiens dans les pays où ils sont persécutés soit du fait des États, soit de la barbarie des groupes islamiques qui y font régner la terreur.

Dans le triste bilan de l’année écoulée, on apprend d’abord que le nombre des chrétiens tués dans le monde pour leur foi a augmenté de 60 % par rapport à 2019, soit un chiffre de 4 761 tués. C’est le Nigeria, avec 3 530 victimes, qui compte le plus de morts. Essentiellement du fait des abominations de « Boko Haram », la milice islamiste aujourd’hui la plus atrocement massacreuse.

Vient ensuite la République du Congo avec 460 chrétiens assassinés.

Le troisième pays où se multiplient les tueries de chrétiens est le Pakistan avec 307 tués.

Mais les massacres et les assassinats ne constituent évidemment pas la seule forme de persécution des chrétiens. L’index répertorie le nombre d’églises « ciblées », c’est-à-dire faisant l’objet de différentes formes d’attentat à finalité destructrices ou tout simplement de fermetures autoritaires.

Dans ce registre, la Chine arrive largement en tête avec 3 088 églises interdites ou démolies. Cela porte le nombre d’églises « ciblées » au cours des sept dernières années à18 000.

La réalité, surtout, est la suivante : depuis que le pape François a signé avec l’État communiste  chinois un accord de soumission et d’intégration de l’Église catholique en Chine (jusque-là clandestine) dans l’Église catholique nationale, dirigée par l’État et le Parti communiste chinois, non seulement la persécution n’a pas diminué mais elle s’est accrue. Et François, grand admirateur du régime de Xi Jinping, ne dit mot. Certains expliquent son attitude avec l’argument que toute protestation entraînerait toujours plus de répression.

Ce sont souvent les mêmes qui font au grand pape Pie XII le reproche de ne pas avoir assez dénoncé le nazisme pendant la guerre ! Or, Pie XII avait bien vu que la protestation des évêques hollandais contre les mesures de persécution des nazis contre les juifs n’avait eu pour effet  qu’un surcroit d’abominations et tout simplement une politique d’extermination. Il s’employa donc à sauver des milliers de vies de juifs de Rome et d’Italie, ce dont le remercièrent après la guerre les plus hautes autorités d’Israël et du monde juif (Ben Gourion, Golda Meïr, Albert Einstein…) Certains historiens ont affirmé aussi que si Pie XII avait parlé trop fort, Hitler n’aurait pas hésité à le faire déporter, le privant alors de toute possibilité de sauvegarde des juifs.

Or, aujourd’hui, François ne risque évidemment pas d’être fait prisonnier par la police chinoise. Ce qu’il veut plutôt, on le sait, c’est être reçu officiellement en Chine. Or, comme nous l’avons déjà écrit précédemment, Xi Jinping, ayant obtenu de lui tout ce qu’il désirait, ne voit désormais aucun intérêt à le recevoir.

François n’émet non plus aucune protestation alors que plus d’un millier de catholiques chinois sont incarcérés souvent depuis de longues années.

L’index mentionne les principaux pays où sévissent les différentes formes de persécution contre les chrétiens. Ce sont des pays musulmans, africains ou asiatiques, dans lesquels les chrétiens sont menacés du pire soit par les groupes islamistes soit par l’application de la charia. Nombre de chrétiens sont ainsi détenus en Érythrée, au Pakistan, en Iran, au Bangladesh.

Rappelons aussi, pour notre part, qu’il y a des pays où on ne peut recenser ni massacre de chrétiens, ni destruction d’églises, ni détention de prisonniers pour la simple raison qu’il n’y existe aucune possibilité de vie chrétienne sinon totalement clandestine et inconnue du reste du monde.

lundi 11 janvier 2021

Joe Biden comme Kerensky ?


La révolution en Russie de 1917 se déroula en deux temps :

-        Le premier fut celui de la révolution de février (23 février – 2 mars selon le calendrier « julien » ; 8 – 15 mars selon le calendrier « grégorien », notre calendrier).

-        Le deuxième fut celui de la révolution d’octobre (24 – 25 octobre dans le calendrier julien ; 6 – 7 novembre dans notre calendrier).

La révolution de février entraîna l’abdication du tsar Nicolas II et porta au pouvoir comme chef du gouvernement provisoire russe le « menchevik » socialiste Alexandre Kerensky, très vite angoissé face      aux agissements des communistes, ces « bolcheviks » dont Lénine était le chef, alors exilé à Zurich.

Trotsky l’avait précédé à Petrograd pour lancer l’agitation révolutionnaire. Lénine, et quelques autres de ses cadres bolcheviques, purent à leur tour passer en Russie grâce aux bons services du Grand État-Major allemand. Ce dernier avait pesé l’intérêt qu’il y aurait pour l’Allemagne d’une révolution chez son ennemi russe et d’une cessation de la guerre sur le front de l’Est.

On connaît la suite…

Ce qui se passe aujourd’hui en Amérique, toutes choses infiniment différentes par ailleurs, n’est pas sans quelque analogie avec ce qui se déroula en Russie il y a un siècle. Biden n’est pas Kerensky mais du fait de son âge, il ne pourra être qu’un président faible. Et sous bien des aspects, la révolution l’a déjà emporté en Amérique : révolution raciste de l’antiracisme, révolution des « antifas », de la « cancel culture », révolution « woke », révolution anthropologique radicale d’une Amérique « dégenrée » et déjantée.

 Cette révolution n’a pas pour l’heure son Lénine ni son Trotsky, mais elle va s’installer au plus haut du pouvoir avec la vice-présidente des États-Unis, la très gauchiste Kamala Harris, et la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi.

Au sein du parti démocrate, nombreux sont ceux qui s’inquiètent plus de l’évolution possible de la situation qu’ils ne se réjouissent de l’élection de Biden. Car ils voient bien, de l’intérieur, que la gauche que rassemble leur parti est devenue de plus en plus une ultra-gauche folle, violente, raciste, qui a conquis ces campus où l’on organise des journées « sans blancs ».

Voici désormais le pays livré à deux formes de GAFA dans une alliance de fait :

-        Celle des géants du mondialisme capitaliste.

-        Celle de la Gangrène Antifa.

Les premiers sont favorables à toutes les déconstructions sociétales, à toutes les dénaturations et inversions du « meilleur des mondes ».

Les seconds veulent en finir par la violence avec la vieille domination de l’Amérique WASP (white – anglo-saxon – protestant).

À terme, ces deux forces se heurteront. Joe Biden ne peut l’ignorer.

Qu’en sera-t-il alors de Kamala Harris ? Sera-t-elle sa planche de salut et lui succédera-t-elle à la Présidence des USA pour y tenir un rôle façon Obama ?

Mais elle-même, fille de grande bourgeoisie, aura-t-elle la force pour contenir la révolution qui gronde, afro-anarcho-nihiliste ?

Et puis, qu’en sera-t-il des quatre-vingts millions d’électeurs trumpistes qui vont, à tort ou à raison, garder le goût amer d’une élection possiblement truquée ?  

 

 

 

 

 

 

vendredi 8 janvier 2021

Infiniment plus dangereux, Marc Zuckerberg…


Les médias de la bienpensance continuent à se déchaîner sur les terribles dangers qu’aurait connus hier, à Washington, la démocratie américaine. On peut voir partout la photo de Jake Angeli, le terrifiant insurgé trumpiste, posant lors de sa déambulation dans le Capitole, arborant des cornes manière viking, et long bonnet de fourrure façon Davy Crockett.

On nous montre aussi l’épouvantable scène dans laquelle le dénommé Richard Barnett, terriblement menaçant sous sa casquette de base-baller, commet l’impardonnable blasphème d’être assis sur le fauteuil de Nancy Pelosi, les pieds sur son bureau.

En revanche, rien ou presque rien, sur Ashli Babitt, la souriante jeune manifestante trumpiste tuée par un policier dans le Capitole. Son meurtre odieux n’a, pour l’heure, pas entraîné le milliardième de la couverture médiatique de celui de Georges Floyd.

Mais la journée d’hier a été aussi marquée par le plus grave attentat totalitaire contre la liberté d’expression perpétré non pas en Chine rouge, en Corée ou en Iran, mais aux États-Unis.

L’attentat a consisté à supprimer à Donald Trump la possibilité d’utiliser comme tout le monde les réseaux sociaux.

Marc Zuckerberg, propriétaire de « Facebook », est l’auteur de ce coup de force auquel se sont associés Twitter et Youtube. Quoique l’on puisse penser de Donald Trump, comment ne pas mesurer l’incroyable acte de puissance d’un néo-césarisme totalitaire que cela a constitué ?

Exactement comme si des distributeurs d’électricité ou d’eau potable supprimaient leur fourniture à des usagers sous le prétexte que leurs idées ne seraient pas tolérables pour les propriétaires de ces entreprises !

Le camarade Marc Zuckerberg, au faîte de son arrogante puissance capitalistique, sans contrepoids, s’est donc arrogé le pouvoir absolu de contrôler selon son bon plaisir l’utilisation d’un canal de circulation de l’information qui relève peut-être de sa propriété financière mais qui est un service public, et dont il ne saurait faire le jouet de son autocratie.

Cet attentat parfaitement anti-démocratique est révélateur de la dictature ploutocratique et idéologique sur le monde qu’entendent toujours plus exercer Zuckerberg et ses trois ou quatre semblables immensément fortunés.

Démanteler les GAFA est aujourd’hui une condition essentielle pour la préservation de l’identité culturelle et de la liberté des peuples.