jeudi 2 septembre 2021

Macron à Marseille pour remplir le tonneau des Danaïdes de la « politique de la ville »

 

Bernard Antony, président de l’Agrif, président de l’Institut du Pays Libre communique :

Mr Macron déjà en campagne électorale pour essayer de rester à l’Elysée est venu fanfaronner à Marseille avec à sa disposition toutes les protections de la République.

Surtout, ce grand financier créateur de la nouvelle doctrine économique du « Quoiqu’il en coûte » et jamais avare de promesses, s’est adonné à la perverse jouissance de remplir à son tour par la dette de l’Etat sans cesse augmentée, le tonneau des Danaïdes de la dite « politique de la ville ».

Marseille est en effet aujourd’hui la plus importante de toutes nos villes, grandes ou petites, défigurées par toutes les atteintes, toutes les lèpres, de la décadence civilisationnelle multiforme de la France.

Observons d’abord que pour expliquer la dégradation des habitats, la saleté, l’insécurité, la guerre des gangs de la drogue et autres trafics, la plupart des conformistes commentateurs mettent cela sur le compte d’une pauvreté due aux manques de subventions de l’Etat.

Or pour avoir visité jadis les quartiers d’immeubles de plusieurs pays chrétiens d’Europe de l’Est au temps du communisme, nous constations qu’ils étaient malgré la pauvreté des habitants, beaucoup plus propres et plus sûrs que ceux de nos villes. On pouvait les soirs d’été y déambuler sans les risques d’agression encourus par exemple dans nos quartiers de Toulouse par quiconque non toléré, en quelque sorte sans visible identité équivalente à un « passe communautaire », et surtout par des jeunes filles non accompagnées par des « grands frères »…

Or, à l’exception des quelques exceptions idéologiquement plus libres, on constate dans notre système médiatique l’absence d’observation et de réflexion  sur l’importance des facteurs conjugués de l’immigration et de l’islamisation.

Ainsi, même dans les trois pleines pages de reportage à Marseille d’un quotidien du matin, souvent très précieux pour ses pages d’idées et de débats, pas une seule considération sur le fait que l’oumma islamique y est désormais sociologiquement majoritaire. Elle modèle donc désormais au moins autant la vie de l’ancienne capitale phocéenne que les vieilles racines civilisationnelles, provençales, gréco-latines, catholiques, juives et arméniennes constitutives de l’originale identité marseillaise épanouie dans l’identité française.

Mais Mr Macron n’a cure de cela, indifférent comme un Néron et les empereurs de la décadence aux déferlements ravageurs qui détruiraient Rome.

Comme ces derniers, offrant du pain et des jeux aux foules du Colisée, il prodigue aux habitants de Marseille les promesses, quoiqu’il en coûte aux Français, de son carnet de chèques d’illusionniste pour une vaine politique de la ville  qu’il remplit comme le tonneau des Danaïdes.

Aux Français de décider s’ils veulent encore être gouvernés par cet arrogant MacroNéron.

mardi 31 août 2021

Mendès-France, de Gaulle, Biden : le trait commun

 

Biden éprouve aujourd’hui un grand soulagement. Ca y est, ouf ! Me voici débarrassé du fardeau, se dit-il très vraisemblablement.

Ainsi, la décision d’abandonner rapidement l’Afghanistan, comme déjà annoncée par Donald Trump, ayant été prise, Biden a été d’évidence pris par un « vite, vite, ça presse, ça presse ! » relevant plutôt d’ordinaire de l’impérative pulsion physiologique de ne pas pouvoir se retenir…Et c’est ainsi qu’après avoir obtenu du vainqueur taliban un court délai d’exécution pour mener à bien la débâcle, l’armée américaine a abandonné sans plus attendre un immense matériel de guerre et d’intendance. De même que les islamistes du sahel en ont pour plusieurs années avec les stocks de l’armée de Khadafi, les talibans ne sont pas prêts de se trouver démunis de l’armement dont ils savent se servir.

On peut toujours se dire que la décision de fuir ce charmant pays de Bactriane était devenue aussi inéluctable pour les yankees aujourd’hui qu’hier pour les Popov, mais qui eux, au moins, prirent leur temps. Cela est un autre débat, nous y viendrons.

Mais ce que nous pensons pouvoir faire observer, c’est que la précipitation bidenesque n’est pas la première en son genre dans l’histoire moderne, et qu’elle s’inscrit donc dans un phénomène plus général relevant sans doute d’une analyse autant à la lumière de la psychiatrie que de la politique.

Contentons nous ici de citer quelques cas non pas semblables mais analogues :

-Celui du Président Mendès-France, présidant en 1954 au lâchage des Etats et populations alliées de l’Indochine.

-Celui du général de Gaulle voulant en finir vite, vite, avec « le boulet » algérien et se drapant dès lors dans une hautaine indifférence de raison d’Etat machiavélienne tandis que se déroulaient les atrocités et exterminations génocidaires que l’on sait.

-Ceux des différents prédécesseurs de Biden décidant des évacuations américaines du Vietnam, de l’Irak, du retrait immédiat de leur contingent du Liban après l’attentat à Beyrouth massacrant 160 marines.

Mais le sens commun, le sens politique, le sens moral le plus élémentaire objectent qu’il y avait pour le moins d’autres manières de se retirer que dans la précipitation pour en finir au plus vite et quelqu’en soit le prix.

 

La question des réfugiés

Venons en maintenant à la question des réfugiés.

Passons sur le fait qu’Emmanuel Macron et Boris Johnson se sont ridiculisés en proposant d’instaurer à Kaboul une « zone sécurisée » pour pouvoir continuer d’exfiltrer des Afghans qui n’ont pu l’être lors du retrait de ces derniers jours. Comme si les talibans qui se livrent déjà allégrement à l’application de la charia envers ceux qui y contreviennent, avec toute la panoplie des châtiments prévus par Mahomet, allaient gentiment laisser partir ceux qui voudraient fuir l’application de leur sainte loi ! Gageons plutôt que, d’une part, ils ne répondront pas positivement à la proposition Johnson-Macron ; de l’autre, s’ils acceptent de laisser partir au compte-gouttes quelques individus, ceux-ci seront bien évidemment chargés par eux de missions d’infiltration et peut-être à terme d’actions terroristes.

Nous l’avons déjà écrit, il en allait de l’honneur de l’armée française et de nos « services » de sauver les quelques centaines de leur collaborateurs afghans. Quant aux autres, non seulement ce n’est pas le devoir de la France de les accueillir mais bien plutôt de ne pas les accepter !

La vérité est en effet que non seulement l’immense majorité des Afghans ne se sont pas battus contre les talibans mais qu’ils les ont soutenus !

Il est totalement indécent de la part des Américains et des organisations d’accueil des réfugiés afghans de prétendre les imposer aux nations européennes.

Tous ces réfugiés sont des musulmans : sunnites ou chiites, c’est aux Etats islamiques de les accueillir ! Pas plus que les Tchétchènes les Afghans n’ont vocation à être installés chez nous, car ils n’auront de cesse que d’islamiser les pays d’Europe qui ne le sont déjà que trop. Non seulement, affirmer cela n’est pas contraire à la charité chrétienne mais c’en est la plus stricte application ! La charité consiste à épargner à nos peuples les tragédies dues à la tsunamigration et à l’islamigration telles que celles qui n’ont cessé de frapper le Liban.

vendredi 27 août 2021

Ce que Macron, Véran et Castex imposent, c’est le trépas sanitaire de la liberté !

 

Bernard Antony, président de l’Institut du Pays Libre, ancien député français au Parlement Européen communique

 

Avec son insupportable morgue, avec cette arrogance dont sont coutumiers les principaux ministres de la macronnerie, le ministre de la « santé », Olivier Véran a osé hier encore s’auto-féliciter de la « pédagogie » mise en œuvre par le gouvernement pour imposer totalitairement l’obligation vaccinale par celle du « pass sanitaire ». Ausweis sans lequel il n’est plus aujourd’hui que mort professionnelle et civile.

Parler de « pédagogie » réussie à l’égard des Français, c’est vraiment les considérer tous comme des enfants !

Or précisément, ce qu’il y a de plus odieux dans la vaccination laïque et obligatoire ( mais pas forcément gratuite pour ceux qui ne la supportent pas…) c’est que l’Etat-Macron entend à l’évidence y soumettre aussi bientôt tous les enfants ; au mépris d’une part que les petits ne sont pas la catégorie la plus menacée par le virus, de l’autre qu’on ignore encore sur eux les effets préjudiciables possibles du vaccin « génétique ».

Mr Véran n’a vraiment pas la moindre vergogne en assénant ce qu’il assène aujourd’hui avec une assurance  de néo-Diafoirus, frappé semble t-il d’une radicale amnésie de ce qu’il énonçait il y a encore quelques mois avec la même indécente suffisance.

Ce qui, selon les prudents médecins proches de notre institut est aujourd’hui à peu près établi c’est que les vaccins actuels sont semble t-il efficaces pour les personnes âgées et porteuses de facteurs de « comorbidité » (obésité, diabète, problèmes pulmonaires…) les protégeant des atteintes les plus graves de la propagation virale. Mais n’était-ce pas, hier encore, tous ceux de la Macro-néronerie, du Césarion lui-même et de son Véran, et de son Castex qui nous assuraient péremptoirement que le vaccin était l’arme absolue et définitive contre le virus ?

Pour changer lamentablement de discours quelques temps après et nous avertir de ce que le vaccin n’était pas si efficace et ne dispensait ni des gestes barrières ni des masques (si absurdes en plein air…).

Mais hélas, une majorité, semble t-il, de nos concitoyens (on n’ose pas dire de nos compatriotes car qu’en est-il pour eux du sentiment patriotique ?) ne veulent pas voir que nos gouvernants orgueilleux et dominateurs se vautrent dans la tyrannique jouissance de pouvoir désormais leur imposer sous prétexte de salut public « sanitaire », leurs ukases de Big Brother.

Pour l’Institut du Pays Libre il faut certes médicalement combattre l’actuel virus (et les autres) mais il n’est que temps de s’opposer à la dérive liberticide d’une démocratie confisquée.

jeudi 19 août 2021

De l’Afghanistan, de Macron et de la Chine

On s’en doutait un peu, pour être des barbares forcenés de la charia, les talibans ne sont pas tous des imbéciles !

Non seulement ils ont fini par liquider un régime de corrompus et son armée minée par la multitude de leurs complices à tous niveaux mais ils ont, ce faisant, ridiculisé les Américains, leurs services secrets, leurs diplomates, leur président.

Et voilà qu’ayant parfaitement compris les mécanismes de la médiacratie occidentale et de son masochiste aveuglement généralisé, ils viennent en moins de 36 heures de rejouer le vieux coup de l’islamisme modéré. Ils s’inscrivent ainsi dans la maîtrise de la dialectique de « l’islam mains rouges » et de « l’islam patte blanche ». Et nos médias, pour la plupart, gobent cela avec gourmandise ! Nonobstant le fait que leurs nouveaux talibans « modérés » à Kaboul ont à peine secoué leurs mains encore sanguinolentes de toutes les amputations, décapitations, lapidations, supplices du fouet et autres applications de la sainte charia qu’ils ont perpétrés partout sur leur parcours et que leurs valeureux frères en jihâd continuent de pratiquer partout dans les plaines et les montagnes loin des caméras.

Toutes les palinodies diplomatico-médiatiques qui font suite à la chute de Kaboul et à la débandade américaine suscitent évidemment l’ironie, si ce ne sont de gros rires des Chinois et des Russes. Les premiers se délectent dans la perspective qu’avec un tel degré de bêtise yankee, Taïwan tombera bientôt dans leurs mains « comme un fruit mur » selon l’expression chère à Lénine. Les seconds savourent la revanche de l’histoire sur l’échec soviétique d’il y a plus de trente ans. Celui-ci fut d’ailleurs  tout de même moins humiliant que celui de l’Amérique car sous la forme d’un retrait en bon ordre, sans précipitation, planifié, organisé après deux ans de maintien d’un pouvoir ne pouvant plus être soutenu par une URSS en processus d’effondrement.

L’indécente chute de Kaboul est le dernier épisode d’une longue suite américaine de débâcles précédées aussi de trahison :

1975 : abandon-panique de Saïgon en 1975 après la cessation du soutien matériel à l’armée du Sud-Vietnam qui, elle, se battait courageusement, héroïquement (sacrifice de ses unités paras à Xuan Loc…).

1978-79 : trahison du Chah d’Iran par le débilissime président Carter entraînant la prise du pouvoir par l’ayatollah Khomeiny, début de la propagation de l’incendie islamiste sur le monde.

1991 et suivantes : guerre du Golf, aberration du démantèlement sans solution de remplacement du régime baasiste, aux conséquences terribles (Daesch…).

Quant aux conséquences géopolitiques, politiques, morales, religieuses, civilisationnelles et sociales de la victoire talibane à Kaboul ce 15 août 2021, il faudrait être bien ignorant des phénomènes islamiques pour ne pas d’ores-et-déjà saisir qu’elles seront considérables et probablement presque toujours tragiques.

« Triomphe des guerriers d’Allah, défaite des roumis, des mécréants » : telle est la nouvelle qui a déferlé avec l’instantanéité des moyens de communications moderne dans toute l’étendue des pays réels de l’immense oumma, aussi bien dans la majorité sunnite que chez les chiites, tous exultant à la nouvelle de cet événement, par-delà leurs divisions et leur haine millénaire.

Les pays de la coalition alliée évacuent les Afghans qui, soldats, interprètes, employés de service, se sont compromis avec eux. On ne saurait au moins reprocher à monsieur Macron de ne pas vouloir répéter, fût-ce à une échelle bien moindre, le déshonneur jadis des abandons des catholiques du Tonkin et des harkis et supplétifs d’Algérie.

Hélas, hormis sur ce point, ses propos ont été marqués par son habituelle suffisance dans l’énoncé, main sur le cœur, de suffocantes promesses. Ainsi  de l’assurance de « son soutien à la société civile afghane » (sic !). Tout commentaire est superflu. Dans la même veine, il a prodigué pour les femmes afghanes « leur droit de vivre dans la sécurité, la liberté et la dignité ». Ouf ! De Kaboul à Kandahar, nul doute que la fulgurante nouvelle de ce propos héroïque aura suscité chez toutes les femmes, qu’elles soient sous la burqa grillagée ou enveloppées de niqabs et autres hijabs, une formidable espérance de libération prochaine. D’autant qu’il a assorti sa belle affirmation de l’émouvante promesse que voici : « Le destin de l’Afghanistan est entre ses mains mais nous resterons, fraternellement, aux côtés des Afghans ». De quoi en effet rassurer fortement ces derniers ! Et peut-être inquiéter ces jaloux de talibans !

Passons ici rapidement sur l’étourdissante ineptie de sa comparaison des défis auxquels sont confrontés les Afghanes et les Afghans avec « les siècles de lutte » qu’il a fallu aux Français « pour bâtir une nation conforme aux plus grandes espérances humaines » (sic !). Il est vrai qu’il n’est pas de déclaration macronarde qui vaille sans haute intensité de délire…

Plus sérieusement pour l’heure, ne se souciant pas plus des droits de l’homme en Afghanistan qu’au Tibet ou ailleurs, heureux d’avoir bien conseillé les talibans, les Chinois se frottent les mains. À eux les terres rares du pays où les Américains ne reviendront pas de sitôt ! Et puis les talibans ne sont pas si fous qu’ils s’en prendraient à leurs ressortissants pour quelque infraction à la charia. D’ailleurs ne croient-ils pas qu’Allah est grand et qu’il a pu prévoir pour quelques temps un partage du monde entre l’islamisme et le communisme de Xi ? L’entretien, au mois de juillet dernier, de leur « numéro deux », le mollah Abdul Ghami Baradr, avec le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, n’était pas chose anodine. Quelques semaines à peine avant la prise de Kaboul n’annonçait-il pas que le départ des Américains signifierait aussi une discrète entrée des Chinois ?

Quid maintenant de la Russie, de l’Afghanistan ? Certes, ces derniers non plus ne sont pas partis et ont maintenu leur ambassade. Depuis quelques années d’ailleurs, n’avait-on pas vu s’établir puis se resserrer des liens entre la diplomatie russe et celle des talibans ? N’avait-on pas vu en 2018 Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, accueillir chaleureusement dans un grand hôtel de Moscou une délégation de talibans menée par un de leurs fondateurs Abdul Ghami Baradar ? La Russie, bien sûr, est plus éloignée de l’Afghanistan que la Chine. Celle-ci a au moins avec ce pays une petite frontière de 75 kilomètres. La Russie en est désormais séparée par des États qui furent des Républiques soviétiques. Mais à n’en pas douter, l’habile diplomatie poutinienne n’aura pas manqué, nonobstant les bonnes relations de leur pays et de la Chine, de faire jouer auprès des talibans le fait qu’il serait sans doute pour eux imprudent de ne pas équilibrer leur relation avec la Chine par d’aussi bonnes relations avec la Russie… On le sait bien, on n’est pas dans cette affaire dans un contexte politique « bisounours ». On est à la fois dans la brutalité des barbaries totalitaires de l’islam et du communisme et aussi dans leur redoutable finesse orientale.

Malheureusement, par malheur pour les Afghans et pour l’Occident, ce grand escogriffe hébété de Joe Biden n’était pas plus fait que ses prédécesseurs Obama et Trump pour comprendre les paramètres du conflit afghan et être en mesure d’éviter la catastrophe de Kaboul.

Quant au si arrogant et confus Emmanuel Macron, que n’a-t-il lu et médité parmi toutes les admirables fables de La Fontaine celle de « La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf » ? Du moins, à n’en pas douter, fait-il sourire de même Xi, Poutine et le chef des talibans Haibatullah Akhundzada.