Salon du livre de l'AGRIF 2016

mardi 9 février 2016

« Garde à vue » pour le général : un acte de pure haine !

À supposer que la manifestation, au demeurant peu importante et totalement pacifique, à laquelle avait appelé le général Piquemal, avait été légalement interdite, en quoi y avait-il nécessité de faire subir à cet homme âgé une garde à vue dans des conditions éprouvantes ?
Que voulait-on lui faire avouer ?

- Que ce n’était que la première étape d’un processus de coup d’État ?
Comme si, ayant toute sa vie servi la France, au « garde à vous » devant tous les pouvoirs, c’était à son âge qu’avec un modeste « Cercle de citoyens patriotes » à l’intitulé bien républicainement estampillé, façon jacobine, il aurait eu un quelconque projet subversif de renversement de l’État hollando-vallseux !

- Qu’il aurait utilisé pour cette manif et la suite une partie de l’immense fortune qu’il aurait accumulée grâce à ses formidables soldes d’officier, et planquée en Suisse comme un vulgaire « Cahuzac ?

- Qu’il serait membre d’une société secrète maçonnique de type « loge P2 » avec des visées hégémoniques sur le pouvoir et donc mal vue par celles du Grand-Orient où Manuel Valls et Cazeneuve et la quasi totalité des autres ministres ont reçu l’initiation à la lumière qui en fait des êtres si merveilleusement lumineux ?

On pourrait continuer ainsi dans le registre de la dérision bien méritée par une aussi inepte mesure d’incarcération-humiliation.
Quasi unanimement les Français la qualifient d’injuste, de ridicule, de grotesque, d’odieuse.

Mais s’en tenir à ces qualificatifs au demeurant justifiés serait une erreur. Car ce gouvernement-là, avec toute une partie de sa magistrature idéologisée, a le goût de la mise en garde à vue, de la répression totalitaire. Depuis les innombrables arrestations de braves gens non violents de la Manif Pour Tous, la vérité c’est que ces socialistes réputés socialement libéraux dégoulinent d’une haine robespierriste pour tous ceux qu’ils considèrent comme faisant obstacle à leur nihiliste révolution « sociétale ».

La plupart de ces ministres, « frangins » du Grand Orient et autre Grande Loge ne sont que des médiocres comme l’étaient les petits bureaucrates des tribunaux révolutionnaires qui expédiaient à la guillotine avec une jouissance sadique.
Certes, au dessus des minables fonctionnaires de la mort il y avait sous la Révolution quelques grands fauves génocidaires assoiffés de sang et vite avides de se déchirer entre aux. Car, comme le disait doucereusement Trotski : « la révolution est grande dévoreuse d’hommes ». Il put en effet le vérifier !

Nos gouvernants actuels reproduisent assez bien mimétiquement l’échantillonnage révolutionnaire de la Convention :
Cazeneuve, le fonctionnaire pisse-froid, idéologue au visage glabre.
Hollande, le sagouin sans scrupules sous ses masques sans cesse alternés de François qui pleure et de François qui rit.
Valls enfin, le regard luisant de fanatisme, le plus souvent se drapant dans de altiers courroux, frémissant de la jouissance fiévreuse d’expédier en garde à vue par charrettes entières, les ennemis de la République qu’étaient les dangereux émeutiers contre-révolutionnaires hostiles à la loi Taubira stipendiés par le Vatican. faute de pouvoir les envoyer vers des guillotines égalisatrices.

Ternes fonctionnaires ou doctrinaires agités du bocal, nos révolutionnaires sociétaux au pouvoir partagent les idées et les sentiments que voici :
- Comme Rousseau, ils éprouvent la même haine individualiste de la famille traditionnelle, horrible cellule de base de la société qui corrompt l’homme si naturellement bon.
- Ils jouissent bien sûr de détenir le pouvoir de disposer de la puissance militaire. Mais leur culture « Canard enchainé » et « Charlie » est celle de la vieille haine antimilitariste. Le légionnaire, le para, les soldats de métier en général, portés par des valeurs de discipline, de dévouement, d’honneur et de sacrifice, c’est en fait tout ce qu’ils détestent, oui, vraiment le contraire de l’ « esprit Charlie »

C’est à la lumière de cela qu’il faut considérer la mise en garde à vue du général Piquemal. « Se faire » un général, un légionnaire de surcroit, et de plus président de l’Union Nationale Parachutiste, c’est une aubaine qui n’arrive pas tous les jours ! Alors, même si le prétexte en est dérisoire et au mépris de toute justice, quel plaisir que de l’envoyer deux jours durant en une nauséabonde salle de garde à vue.

Car, un général s’inquiétant des conséquences de l’immense déferlante de populations idéologiquement et socialement soumises à la théocratie totalitaire islamique, pour messieurs Hollande, Valls et Cazeneuve ce ne peut être un bon républicain. 

jeudi 4 février 2016

Université d’été 2016


L’université catholique d’été du Centre Charlier et de Chrétienté-Solidarité se déroulera du 2 au 9 août 2016 dans le même lieu et dans les mêmes conditions que l’an passé.

Son thème général sera :

Patriotisme national et amitié de chrétienté.

Conférences d’ores et déjà prévues de personnalités chrétiennes amies de différents pays d’Europe.

Le 8 août, messe célébrée par Monseigneur Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, suivie de sa conférence. 

Non au déferlement porno ! Non à la dictature puritaine islamique !

L' Institut du Pays Libre communique:

Sous le prétexte de la liberté de création toute une cinématocratie ploutocratique entend faire prévaloir le droit de produire et d’exploiter un étalage sans limite de spectacles de violence et de pornographie désormais visibles de fait par des enfants car programmés fort peu tard dans la soirée sur quantité de chaînes.

Et voilà qu’au même moment les gouvernants européens, à Rome comme à Genève, mûs par une abjecte complaisance d’auto-soumission au puritanisme islamique, font voiler les statues de l’antiquité ou retirer des tableaux montrant, ô quelle offense à la morale, la nudité des belles déesses de la mythologie ou des dieux du stade.

On est là devant l’affligeante réalité de deux aspects contradictoires d’une même décadence :
-         d’une part celle de la porno-ploutocrassie
-         de l’autre celle de l’entrée complaisante et masochiste dans la dhimmitude.

L’Institut du Pays Libre salue la victoire judicaire de l’association Promouvoir contre l’ignoble film de haine pornocratique antichrétienne « Antichrist ».

Il appelle simultanément tous les citoyens de toutes les nations européennes à ne plus tolérer les diktats du puritanisme islamique avec ses sommets d’hypocrisie et dont on sait la réalité atroce qu’il a pu recouvrir et recouvre toujours avec ses harems et ses différentes turpitudes esclavagistes.
La nudité des corps dans les sculptures et statues de l’antiquité européenne ou encore dans les différentes écoles d’art de notre civilisation n’offense qu’une pudibonderie qui est le contraire de la véritable pudeur.

La barbarie puritaine islamique commence par exiger de voiler la beauté des pudiques nudités jamais obscènes de la plupart des grandes œuvres grecques et romaines. Elle en vient ensuite à la destruction des sites comme Palmyre.

Nous refusons l’indécence véritablement obscène de ses interdits.

Bernard Antony.


lundi 1 février 2016

« Selon que vous serez puissant ou misérable… »

Laurent Gbagbo jugé, Raoul Castro honoré !
Tout le monde jadis connaissait ces deux alexandrins de La Fontaine, les deux derniers des « animaux malades de la peste ».
« Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous feront blanc ou noir ».
L’actualité politique et judiciaire, nationale ou internationale les vérifie peu ou prou constamment mais aujourd’hui tout particulièrement avec le procès qui s’est ouvert jeudi dernier à La Haye devant le Tribunal Pénal International. Celle-ci va juger au long de plusieurs années selon elle nécessaires l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo.
Certains écrivent que si l’affaire n’était pas bien menée, la CPI se discréditerait gravement. Comme si le seul fait de ce procès, grotesquement unique, ne la déconsidérait pas déjà totalement.
Je n’ai pas de sympathie particulière pour Laurent Gbagbo qui a été l’ennemi de nos soldats en interposition dans la guerre civile qui l’opposait à son rival vainqueur et aujourd’hui au pouvoir, le musulman Alassane Ouattara. Gbagbo et son lieutenant Charles Blé Gondé sont poursuivis pour crimes contre l’humanité. Ils seraient responsables de la tuerie de 3000 victimes.
Mais ce qui semble possible également, c’est que la soldatesque du « puissant » Ouattara ne s’est peut-être pas toujours mieux comportée que celle du « misérable » Gbabo. Et la CPI à ce jour ne s’est pas penchée sur ses crimes, dont certains, peut-être moins nombreux, mais pas moins atroces pourtant à ce que l’on en sait, ne seraient donc pas des crimes contre l’humanité. Comprenne qui pourra.
Le gag pourtant, c’est qu’au moment où débute ce procès, trop à sens unique pour n’être pas inique, le bolchévique Raoul Castro est accueilli en France par François Hollande avec tous les honneurs dus à un chef d’État. Et pour montrer à Castro sa magnanimité de rose monarque, Hollande a même invité le rouge camarade Mélenchon, qui vient de le traiter de « dégoûtant », à être dans le déjeuner officiel de réception.
Or la dictature communiste des deux frères Castro conjointement, avec ses massacres, ses assassinats, son goulag tropical, a fait assassiner beaucoup plus que 3000 victimes ; et dans le plus parfait mépris aussi de leur humanité. En 1959, dans la seule prison de La Loma de los Coches, plus de mille « contre-révolutionnaires » furent fusillés. Des milliers d’autres au long des années, furent liquidés par le Département de la Sécurité d’État (DSE), la Tchéka castriste surnommée par les Cubains « la Gestapo rouge ».
Selon le livre noir du communisme, sous le régime castriste de 15 000 à 17 000 personnes ont été fusillées. Des milliers d’autres victimes ont péri en prison ou dans le goulag castriste du fait des tortures ou des privations. Et dans tous ces crimes du communisme castriste, n’oublions pas l’immonde tueur sanguinaire Che Guevara dont des générations de crétins ignorants portent des tee-shirts à son effigie comme s’il avait été un bienfaiteur de l’humanité !
Il faudrait bien sûr des pages entières pour lister les chefs d’État qui ont massacré, dix fois, cent fois, mille fois plus que Gbagbo.
Mais pour aujourd’hui s’impose le cri de justice : « Castro, Gbagbo, même procès ! ».     


jeudi 28 janvier 2016

Taubira : mission accomplie !

Après sa gifle d’Alger du 22 décembre à François Hollande, en l’occurrence dédaigné, méprisé, et à vrai dire injurié par cette virago orgueilleuse, dominatrice et sûre d’elle, j’écrivais sur ce blog le 23 décembre 2015 : « Bon débarras Taubira ! ».

Je savais que ses jours au gouvernement étaient comptés.

Certes, quoique fondamentalement révolutionnaire dans l’ordre anthropologique, Hollande est de tempérament mou. Mais même pour un très grand mou, surtout s’il est président de la République, il y a des limites dans la non-réactivité à l’humiliation ! À Alger où l’on s’y connaît en tapis, on parlait désormais de lui comme de la carpette de Taubira. Trop, c’était trop ! Mais Taubira a fait son boulot : faire passer le mariage homo. C’était à vrai dire pour ce sale travail qu’elle avait été très bien choisie.

Fanatique, mais intelligente dans sa perversion idéologique, courageuse, elle était la personne idoine, tout comme Simone Veil jadis, pour faire passer une grande loi de désintégration familiale et sociale.

On avait certainement habilement concocté aussi que l’on pourrait grandement discréditer une partie des attaques contre Taubira en les mettant sur le compte du fanatisme raciste, de même que celles jadis contre Simone Veil en les taxant d’antisémitisme. Et bien sûr il se trouva de sombres crétins antisémites ou racistes, même pas toujours manipulés, pour accréditer cela ! N’attaquant pas Simone Veil pour la loi mortifère qu’elle défendait (avec Chirac et Giscard) mais pour ce qu’elle était ! N’attaquant pas Taubira pour la loi qu’elle portait (avec Hollande et Valls) mais pour sa couleur de peau !

Ajoutons que dans ce dernier cas, le comble de la chance pour la si rusée et pugnace Taubira fut qu’elle n’eut face à elle, durant des mois, pour conduire l’opposition de toute une partie du bon peuple, que l’incroyable Frigide Barjot. Les évêques demeurant en deçà de la main, et les politiciens prudents préférèrent la laisser longtemps sur le devant de la scène. Comme si ce personnage sans doute pas antipathique mais burlesque, sans culture politique et sans stratégie pouvait faire le poids face à la redoutable Christiane Taubira formée dans les loges maçonniques (GLFF), aguerrie dans la subversion indépendantiste guyannaise et de surcroît pas inculte dans le domaine de la justice.

Les lois « Veil » et « Taubira » sont à ce jour les plus fondamentales de la révolution anthropologique par laquelle on organise le « meilleur des mondes ».

Il faudra beaucoup d’opiniâtreté pour les abroger et les remplacer. Mais, immédiatement après dans l’ordre de la perniciosité totalitaire viennent les lois sur l’école de la continuité Vincent Peillon – Najat Vallaud-Belkacem. Et puis se préparent encore les lois de la culture de mort que prépare Marisol Touraine.

En considération de cela, on ne peut avoir que de la commisération pour ceux qui trouvent que messieurs Hollande et Valls ne sont pas de gauche puisqu’ils « grignotent » la loi sur les 35 heures.

Pauvres aveugles !  


lundi 25 janvier 2016

Nique et NIK la France…





Bernard Antony et Guillaume de Thieulloy communiquent :



Quand l’AGRIF agit devant le tribunal de Paris contre les racistes de « Nique la France », leur livre, leurs photos, leur rap injurieux et haineux, le silence médiatique est affligeant.

Il faut que soit tagué « Nik la France » sur une statue du Général De Gaulle à Calais pour que l’on s’en émeuve un peu. Avec cinq ans de retard sur l’AGRIF. Mais Nique la France a bénéficié de l’indulgence totale et même de la bienveillance des juges, du tribunal et de la cour, non seulement pour le slogan mais pour tout ce qu’il recouvrait.
Rappelons que l’AGRIF s’est pourvue en cassation.

Que de "Mea culpa" !



On peut lire ci-avant notre communiqué sur le ralliement-alignement non surprenant de Nicolas Sarkozy à la loi Taubira.

Parmi les candidats à la candidature du parti « Les Républicains » (quel drôle d’intitulé pas facile à manier avec cet article), il semble bien que désormais la plupart se sont ainsi positionnés. Il n’y en a pas un seul, il est vrai, pour manifester une quelconque volonté d’abrogation de la loi Veil qui bafoue pourtant le cinquième commandement du Décalogue : « Tu ne tueras pas » que, pour le moins, les juifs et les chrétiens en premier devraient respecter puisque c’est le texte fondamental de leur religion, à portée universelle. 

Alors qu’aucun ne manifeste donc un quelconque début de commencement de repentance pour son acceptation d’une loi banalisant le meurtre de l’enfant à naître, (et c’est idem dans tous les autres partis importants), ils n’hésitent pas à prodiguer au bon peuple une pléthore de « mea culpa » en veux-tu en voilà ! 

Comme quoi, il y a encore quelque vague résurgence d’expression latino-catholique chez nos démagogues ! 

Mais selon une observance totalement frelatée. 

Ainsi, ne voulant plus connaître ni respecter les dix commandements, Nicolas Sarkozy, tant qu’à faire, histoire d’attendrir ses braves électeurs et de faire pleurer Margot dans les chaumières, y va de pas moins de vingt-sept mea culpa. 

Fort peu en référence hélas aux dix commandements pour tous et semble-t-il, mais ce serait long d’y voir de plus près, pas davantage aux 613 commandements plus détaillés (365 négatifs, 248 positifs) du judaïsme tirés de la Torah selon le Rambam (Maimonide). Nul doute que si Molière écrivait de nos jours, il se ferait unrégal de mettre les 27 repentances si émouvantes du fondateur de « Les Républicains » dans la pratique de quelque Tartuffe de la politichiennerie.

Cela dit, c’est évidemment parce qu’il publie ce jour son bouquin, au titre indécent en regard de sa conception du respect de la vie, que nous nous occupons ce lundi de Sarkozy. 

Parce que la vérité, c’est qu’ils jouent tous au « marketing » des quatre coins, reprenant dès que l’occasion s’en présente une position un peu trop délaissée par un concurrent. Tour à tour, ils sautent donc sur le coin de l’autorité de l’État à renforcer, ou sur celui de celle de plus de liberté ; sur plus de surveillance de l’islamisme ou sur la vigilance contre l’islamophobie ; sur plus d’Europe ou sur moins de Schengen…   

On pourrait consacrer une longue liste à cette déshérence de la politique.

Ceux qui nous gouvernent ou veulent nous gouverner ne sont plus que des politiciens ressemblant à ces distributeurs de saucisses et de rhum du temps jadis pour recruter des équipages. Du moins les saucisses étaient-elles réelles tandis que les propositions tour à tour préconisées et à peine retouchées ne sont-elles que des leurres sans consistance émanant de pitoyables rhétoriques. 

Le grand cardinal de Richelieu, lui, qui ignorant le mot franglais d’aujourd’hui, ne se souciait pas davantage de ce qu’il peut recouvrir, ne confondait pas la politique avec le « marketing ». Il ne cherchait pas à séduire. Il oeuvrait opiniâtrement à la lumière du principe que tout « l’art de la politique consiste à rendre possible ce qui est nécessaire ».

Sarkozy : sous l’enfumage de « la France pour la vie », la culture de mort !

Bernard Antony communique :

Titrant sans vergogne son médiocre bouquin « la France pour la vie », Nicolas Sarkozy s’est manifestement inspiré mimétiquement du procédé dialectique d’inversion de la vérité du docteur Pierre Simon publiant jadis « de la vie avant toute chose ».

Ce dernier, qu’il admirait, fut le père de la loi Veil. Il développait dans son livre que pour la meilleure vie de la société, on devrait désormais pouvoir décider à plusieurs, collectivement, socialement donc, de la suppression des enfants non désirés ou socialement indésirables. Somme toute comme dans le communisme ou le nazisme.

Depuis, la loi Chirac-Giscard-Veil est devenue un tabou qu’il est politiquement suicidaire de contester.

Voici que Nicolas Sarkozy s’aligne maintenant sur la dernière loi en date de la culture de mort, la loi Taubira, instaurant le « mariage » homosexuel ; nouvelle étape dans le processus de désintégration familiale et sociale en attendant les prochaines lois mortifères sur l’euthanasie.

L’ancien président de la République  avait en substance lancé l’an dernier un « je vous ai compris » aux jeunes partisans, au sein de son parti « les républicains », de l’abrogation de la loi Taubira. Un peu naïfs et faute, bien excusablement, de mémoire politique, ils l’avaient cru sur parole. Ne saisissant pas que le petit homme bonimenteur, imitait comme il le pouvait son grand modèle politique, le général De Gaulle, dans le seul registre à sa portée : celui de la tromperie.

Hervé Mariton, son concurrent à l’investiture de « Les Républicains », l’a traité de parjure. Nicolas Sarkozy a expliqué qu’il avait bien le droit de changer d’avis et donc de ne pas défendre une position qui n’est plus la sienne.

Mais n’est-ce pas plutôt parce que « la politique, c’est du marketing », comme le croit et le dit Louis Aliot ?

Nicolas Sarkozy a donc simplement changé de marché. Il a probablement estimé que, dans « Les Républicains », les bons jeunes gens de Sens Commun issus de la Manif Pour Tous ne seraient pas d’une aussi bonne rentabilité électorale et surtout médiatique que le « lobby gay ». Il préfère donc faire son marché auprès de celui-ci sous la houlette de l’homocrate Jean-Luc Romero par ailleurs prosélyte de l’euthanasie, de la GPA et bien sûr de l’idéologie du genre que déjà « le Républicain » Luc Châtel commençait à vouloir imposer dans l’Éducation Nationale quand il en était ministre dans le gouvernement Fillon.

La vérité, c’est que Nicolas Sarkozy n’a jamais opposé de résistance sincère et durable à l’instauration des lois de désintégration de la personne, de la famille, de la société.

Or, le refus de l’écologie humaine fondée sur le respect de la vie innocente, l’imposition totalitaire des lois de culture de mort, c’est très exactement ce qui constitue le degré le plus élevé du racisme, le racisme anti-humain.

À l’AGRIF, où nous combattons toute la gamme des racismes, nous nous devions de relever que Nicolas Sarkozy n’est pas l’homme qu’il faut pour défendre la valeur fondamentale de la vie sans laquelle la vie de la France ne saurait durer. Le titre de son livre est un mensonge.       


mardi 19 janvier 2016

L’histoire de la littérature française de Paul Guth : une dégustation qui ne vieillit pas.

Il y a bien des années, je m’était délecté de ce que j’avais lu de cette œuvre magnifique qui, en six volumes et quelques 1600 pages, balaye notre littérature depuis les premiers textes en langue française jusqu’à Charles Péguy. J’avais eu tort de ne pas y revenir. J’ai, ces temps-ci, beaucoup de mal à m’en détacher.

Paul Guth a concilié dans cette fresque sa prodigieuse connaissance de nos écrivains, ses dons d’analyste et de présentation des œuvres et des auteurs avec une constante allégresse de style, des phrases délicieusement tournées, une finesse de pénétration psychologique et de peinture des mœurs que pimente un humour toujours bellement ciselé.

Paul Guth naquit en 1910 à Ossun, village de ma chère Bigorre entre Tarbes et Lourdes.
Il fut, en 1925, élève au lycée Louis-le-Grand dans ce qu’il évoquait comme la « Khâgne des années folles » avec pour condisciples notamment Georges Pompidou, Léopold Sédar Senghgor, Aimé Césaire, Thierry Maulnier, Robert Brasillach, Maurice Bardèche, Roger Ikor, qui se retrouveraient ensuite à Normale Sup.

Agrégé de lettres, Paul Guth fut d’abord un professeur puis écrivain, tour à tour romancier, essayiste, chroniqueur, mémorialiste, historien, pamphlétaire, journaliste aussi et même animateur de radio.
Il suffit  de rappeler qu’il fut président de l’Académie des provinces françaises et qu’il anima la Société des poètes et artistes de France pour que l’on se doute que ce grand amoureux des racines et de l’histoire de notre peuple n’était pas du goût des zintellectuels de gôche germanopratins et de la gauchisterie soixantuitarde.

Et d’ailleurs ce réactionnaire assumé dénonçait sans complexe avec une grande drôlerie les cuistreries de l’intellocratie régnante et ce qu’il considérait comme une affligeante décadence.

Invité le 23 avril 1982 par Philippe Bouvard à parler de la jeunesse il ne supporta guère, manifestement épidermiquement révulsé, la présence sur le plateau d’un Cohn-Bendit vautré et ricanant.

On comprends pourquoi l’œuvre de Paul Guth, qui fut pourtant un modèle de professeur, n’est guère aujourd’hui une référence dans la dite éducation si peu nationale de dame Najat Vallaud-Belkacem. Et pourtant, quelle œuvre scintillante et quel modèle dans le maniement de notre langue et des concepts !

L’histoire de la littérature française de Paul Guth, achevée vers 1966, ne vieillit pas comme ont vieilli les élucubrations des existentialistes, déconstructionnistes et autres archéo-marxistes.

Bon, voilà ce que je voulais simplement dire ici pour que vous ne ratiez pas l’achat des livres de Paul Guth et surtout de l’œuvre que j’ai évoquée, si jamais, chez quelque bouquiniste, l’ occasion de les acquérir s’en présentait.


Rappel à Dieu de Michel Tournier, prix Goncourt en 1970.

Au moment de terminer ces lignes, les medias nous apprennent la mort du grand écrivain Michel Tournier.
J’ai apprécié que, sans commentaire venimeux, la journaliste de France-Inter chargée de l’évoquer ait rappelé ce mardi matin sa véhémente opposition radicale à la loi Veil.
Elle a cité ses propos d’insoumis : « Les avorteurs sont les continuateurs des monstres d’Auschwitz … Je suis pour la condamnation à mort des avorteurs ».


L’accord avec l’Iran : une bonne chose ?

Ce n’est pas parce que la Chine est devenue, à sa manière, une réussite capitaliste qu’il faut oublier qu’elle demeure une féroce dictature totalitaire sous la férule d’un parti communiste confondu avec l’État et qui décide tout.

Cet État persécute notamment les catholiques refusant l’Église officielle séparée de Rome.
De même, l’accord sur le nucléaire signé avec l’Iran réjouit, sans doute avec raison, les acteurs économiques et commerciaux qui rêvaient de prendre pied sur ce marché.
Car l’Iran, ce n’est pas rien.

Son peuple, jadis globalement converti à l’islam chiite après une féroce conquête, se souvient toujours qu’il est de très ancienne et magnifique civilisation.

Nous savons combien, avant la révolution khomeiniste, la monarchie des Pahlavi avait peu à peu fait renouer son peuple avec un passé prestigieux et fait surgir des élites d’une grande culture dont notre ami Houchang Nahavandi, alors grand universitaire et puis grand ministre, est toujours, Dieu merci, le vivant exemple.
La chute du régime du dernier Shah, Mohammad Reza Palhavi, concoctée par les occidentaux pour raison d’intérêt pétrolier et par une incommensurable stupidité idéologique, fut une grande catastrophe non seulement pour le pays mais pour le monde entier.

La révolution de l’ayatollah Khomeiny fut atrocement sanguinaire, on l’a trop oublié, avec un chiffre d’environ quatre cent mille victimes. Cette violence révolutionnaire accrédita l’idée, dans l’opinion occidentale, que les chiites étaient les musulmans les plus fanatiques, les plus extrémistes.
Aujourd’hui, l’idée inverse s’est propagée avec le surgissement du terrorisme issu du sunnisme à une échelle encore jamais atteinte avec les « exploits » de Ben Laden, de l’État islamique et autres Boko Haram et, chez nous, des fous d’Allah massacreurs, tous sunnites.

Aussi, comme ils savent sourire très finement et paisiblement avec leurs barbes bien taillées, leurs turbans et leurs habits de clercs aux plis artistiques, voilà que l’on prend les ayatollahs pour de gentils rois mages !

Or, leur régime, avec notamment le pouvoir des pasdarans (leur organisation de type SS-KGB à la mode chiite), demeure férocement totalitaire et liberticide. Mais un Juppé qui avait trouvé très fréquentables les frères musulmans du Caire, si policés, pourrait peut-être de même être séduit par de si bienveillants et raffinés ayatollahs.
Ce serait ignorer qu’ils sont des maitres dans la taquiya, l’art de la dissimulation et du mensonge pour le bien de la cause d’Allah et en l’occurrence tout autant de celle d’Ali, le quatrième calife et le premier de leurs imams aussi honoré par les chiites que le prophète Mahomet.

Je n’accorderai donc pas pour ma part une confiance sans méfiance aux maitres de l’Iran qui savent habilement accréditer qu’il y a chez eux des « modérés » avec lesquels on peut s’entendre. Toujours ce gag des modérés !
Cela dit, le régime iranien n’est pas aujourd’hui pire que celui de l’Arabie Saoudite plus féroce encore peut-être dans sa stricte application de la charia.

Et n’oublions pas que le Pakistan possède l’arme nucléaire, non sans la menace des talibans qui rêvent de s’en emparer.

PS : J’apprends les nouvelles donnes dans la situation libanaise. Je les commenterai dès que je connaitrai un peu le dessous des cartes.