lundi 9 mai 2022

Le judoka Poutine, ceinture pourpre en mensonges

 

Les conditions de la « météo » n’ont donc pas permis ce matin à Vladimir Poutine de survoler comme annoncé la place Rouge dans son avion « de l’apocalypse » conçu pour lui permettre de traverser sans risque des territoires nucléairement vitrifiés.

On a pu entendre sur nos chaînes son hallucinant discours de justification de son invasion de l’Ukraine en une hallucinante inversion des faits.

Somme toute, c’est la perfide Ukraine qui a attaqué la malheureuse Russie !

Sans doute, Saint Petersbourg, Moscou et autres grandes ville russes ont-elles été bombardées et certaines entièrement détruites par l’armée nazie ukrainienne…

Ce serait risible si n’était que chaque jour des ukrainiens meurent sous les bombardements comme samedi dans cette école du village de Bilohorivka dans le Donbass où il n’y a plus guère d’espoir de retrouver des survivants parmi les 60 personnes qui y avaient trouvé refuge.

 

Pas de victoire du 9 mai 1945 sans les Américains !

Poutine, qui a entrepris de faire réécrire l’histoire de la Russie, est évidemment aussi un grand adepte du mensonge par omission.

Ainsi, s’il a imposé la dissolution de l’organisation russe Mémorial ( la mémoire du Goulag et des exterminations tchékistes), interdit-il désormais que les livres d’histoire évoquent le fait irréfutable que sans l’immense assistance américaine au long de la guerre, jamais le génocideur Staline n’aurait triomphé de son jumeau hétérozygote, le génocideur Hitler, son compère et complice dans le dépeçage de la Pologne en 1939 après le pacte germano-soviétique du 23 août 1939 et qui durera jusqu’au 22 juin 1941 !

Ce jour, dans la page champs-libres-Débats du Figaro, l’historien Jean-Louis Panné cite les chiffres du général John Deane, chef de la mission militaire américaine à Moscou à partir d’octobre 1943, publiés dans son livre L’Etrange alliance (préface de Raymond Aron stock-1977)

Voici les principaux :

-2661 navires ont transporté d’octobre 1941 à mai 1945 plus de 16 millions de tonnes de matériels et matériaux, soit 427000 camions, 13000 chars, 2300 véhicules d’artillerie, 4.5 millions de tonnes de vivres, 1900 locomotives, des produits pétroliers, sans oublier 15 millions de paires de bottes.

John Deane rappelait encore que 792 navires de convois de transport à destination de l’URSS avaient été coulés dans les eaux de l’hémisphère nord.

Staline ne manifesta pas une grande compassion pour le sacrifice si oublié de milliers de marins américains sans lesquels il n’y eût pas eu de victoire soviétique le 9 mai 1945.

Mais Poutine leur a-t-il rendu le moindre hommage ?

 

Parlons des « Américains »

Nous, qui avons souvent évoqué les lâchetés et les crimes de la politique américaine (élimination du Shah d’Iran, guerre en Irak, débâcles de Saïgon et de Kaboul…), nous nous souvenons aussi de la criminelle stupidité occidentale à Yalta et de l’ignoble abandon aux soviétiques de la Pologne, de l’Allemagne de l’est, et autres pays. Pour autant, nous sommes souvent affligés de constater le fanatisme anti américain de certains à gauche, et même à droite, qui n’ont que fascination pour les politiques pourtant ô combien criminelles et bellicistes de Poutine. Et nous disons à quelques-uns : au fait, où donc la lutte contre l’avortement est-elle le plus fermement menée, et les lois permissives combattues jusqu’à la Cour Suprême ?

En Russie ou aux Etats-Unis ?

Non ce n’est pas en Russie !

En revanche, c’est aux Etats-Unis que s’exprime et lutte une vigoureuse droite pour le respect de la vie, en dure opposition à Biden et à toutes les cliques de la révolution woke.

Hélas Poutine a parfaitement réussi à fédérer contre lui presque toute l’Union Européenne par ailleurs si tristement, sociétalement, néo-totalitaire ; à réveiller aussi l’OTAN que Macron, il y a seulement un an, décrivait en état de mort cérébrale.

Mais il est vrai que la Russie, chaque jour, un peu plus se modèle sur sa grande alliée, la Chine rouge, socialement si exemplaire.

 

PS : Dans la même page Débats, le grand historien Thierry Wolton, auteur notamment d’ « Une histoire mondiale du communisme » (trois volumes-Grasset) titre un pertinent article : « Pourquoi il n’y a pas eu procès de Nuremberg du communisme soviétique ».

Pour moi, pourtant, cela s’imposait et voici pourquoi Chrétienté-Solidarité organisa le 9 novembre 1997 à Paris, au palais de la Mutualité, une journée modèle de ce qu’aurait dû être, avec des moyens d’Etat, un long procès des abominations et crimes du communisme dans le monde, durant  80 ans à cette date.

Ce jour-là, devant des milliers d’auditeurs, fut jugé le cas du traître Georges Boudarel, le communiste français devenu commissaire politique du camp 113 en Indochine et effroyable tortionnaire de soldats de l’armée française.

Le tribunal pour l’histoire, présidé par le grand avocat Jean-Baptiste Biaggi, héros de la guerre et de la résistance, prononça une condamnation à l’indignité nationale du criminel Boudarel.

Plusieurs quotidiens ( L’Aurore-le Figaro, Libération, et même, avec une venimeuse rage, l’Humanité) traitèrent de notre tribunal.

Mais c’était peu, trop peu !

Nos moyens étaient dérisoires en regard du travail colossal de mémoire qu’il eût fallu mener dans des dizaines de pays.

Surtout, dans leur ensemble, les gouvernements et les classes politiques n’en voulurent pas, tellement beaucoup avaient été compromis dans la collaboration avec le communisme, Wolton écrit : «  En l’absence de ce travail de mémoire, d’anciens cadres communistes se sont reconvertis en sociaux-démocrates sans avoir à justifier de leur carrière passée. »

Et un peu plus loin : 

 « L’installation au Kremlin d’un ancien officier du KGB(1) aurait dû alerter. Rien n’a été dit contre cette terrible institution, exécutrice de la plupart des crimes commis par le régime soviétique et qui n’a jamais fait preuve de la moindre repentance quant à son passé criminel. Dès lors, comment s’étonner que la violence soit devenue la méthode de gouvernement du nouveau venu »?

La Russie poutinienne a pris les manières de faire de l’ex-Union soviétique. »

(1)  Il faut entendre par là la continuité Tchéka-GPU-NKVD-KGB et FSB

jeudi 5 mai 2022

L’illusion, hélas, de la mort du communisme

 

Alors qu’il n’était pas encore en campagne j’avais été stupéfait d’entendre un jour Eric Zemmour proférer que le parti communiste en France était mort et mort le communisme en général. Lui ayant manifesté par SMS combien je pensais qu’il avait tort, il m’avait rappelé pour me concéder qu’il nuançait quelque peu son affirmation.

Cependant, il me parut pour l’essentiel, demeurer sur sa position.

Quelques mois plus tard le Camarade Mélenchon obtenait un score trois fois supérieur au sien ! Or Jean-Luc Mélenchon a toujours été marxiste-léniniste, un communiste de la variante lénino-trostkyste.

Et son parti de la France insoumise s’est sans aucune difficulté dialectique totalement ouvert à la pénétration de l’islamo-gauchisme dont la figure de proue a longtemps été la fondatrice du Parti des Indigènes de la République (PIR), Houria Bouteldja dont nous avons été en 2007 les seuls à combattre devant la justice ( au tribunal de Toulouse et puis devant la Cour d’appel) les propos de racisme antiblanc.

« L’union de la gauche », prétendument réalisée derrière la locomotive gauchiste de la France insoumise est donc un mensonge ! Car il s’agit en fait d’une union d’extrême gauche mélenchoniennement ficelée avec le vieux parti communiste (PCF) centenaire (bientôt 102 ans), avec un parti socialiste plus vieux encore mais en fait avec sa direction acquise à la collaboration avec les communistes et gauchistes de tous poils, avec donc les gauchistes de Philippe Poutou et autour, les écolos gauchistes d’EELV et surtout les islamo-gauchistes infiltrés dans toutes ces composantes.

La vérité, n’en déplaise à Eric Zemmour, c’est que, au 1er tour de l’élection présidentielle, l’ensemble des candidats de l’extrême-gauche marxiste-léniniste obtenait plus du quart des suffrages exprimés !

Mais la vérité encore c’est que, contrairement à une illusion répandue dans la droite, les idées de droite, du moins de la droite de conviction ne sont hélas pas majoritaires en France. Là aussi, une illusion zemmourienne !

En effet comment ne pas voir que toute la Macronie est culturellement de gauche, imprégnée jusqu’à la moelle de l’idéologie d’un meilleur des mondes déconstructiviste en tous domaines, avorteur et euthanasique, acquis à l’affirmation macronienne selon laquelle « il n’y a pas de culture française ».

Aussi, quand on additionne les voix de la mélenchonnerie et de la macronerie, et quand on constate de surcroît que nombre de politiciens classés à droite sont acquis aux antivaleurs sociétales de la gauche, comment peut-on encore affirmer que les idées de droite sont celles de la majorité des Français ? Hélas, ce n’est pas vrai.

 

Le communisme dans le monde

Moins encore qu’en France, le communisme dans le monde, n’est mort !

Le parti communiste chinois dirige d’une main de fer l’effroyable système totalitaire d’un Etat dont le pouvoir absolu s’exerce sur près du quart de la population de l’humanité.

Le même système, avec sa variante de pouvoir dynastique, règne effroyablement sur la Corée du Nord.

Le Vietnam, le Laos, Cuba, le Venezuela, le Nicaragua sont également sous la férule de partis communistes.

Notons encore que la Chine rouge, dirigée à vie par Xi-Jinping, entend, dès le moment jugé propice, s’emparer de Taiwan comme tente abominablement de le faire  de l’Ukraine, la Russie.

Xi-Jinping vient d’ailleurs encore de réaffirmer l’alliance inébranlable et l’amitié indéfectible de son empire avec celui de Poutine.

Le communisme n’est évidemment pas mort en Russie.

Certes, le parti étiqueté n’est qu’une pièce dans le dispositif poutinien.

Mais il n’est pas sans signification que les plus grands historiens de l’abomination soviétique et du communisme- Nicolas Werth, Thierry Wolton, Stéphane Courtois…- analysent le régime poutinocratique certes dans une certaine continuité de l’impérialisme russe mais plus encore dans la continuité tchékiste et stalinienne.

Un des faits très révélateurs de cela se déroula le 20 décembre 1999 à la « Loubianka » à Moscou (l’immeuble de la Tchéka, devenu GPU puis NKVD, puis KGB et aujourd’hui FSB). Poutine y présida une extraordinaire cérémonie de réhabilitation de l’un de ses grands modèles, Félix Dzerjinski le créateur de la Tchéka et du goulag; diabolique personnage qui longtemps recruta lui-même les tortionnaires et bourreaux dont il avait besoin par centaines pour terroriser, martyriser, exterminer et qui concluait ses directives à ce « personnel » par la recommandation de « faire souffrir le plus possible le plus longtemps possible ».

Mais, aujourd’hui, en Russie, tout ce qui était mémoire des œuvres de mort de la Tchéka et des camps du goulag et des exterminations staliniennes ( Holodomor en Ukraine) a été au fil des ans interdit par le régime poutinien ( dissolution de Mémorial) et de même, l’évocation du pacte Hitlero-Stalinien de 1939 et de ses applications germano-soviétiques dans les invasions et annexions que l’on sait.

Avec Poutine, Staline, nonobstant ses dizaines de millions de victimes, est devenu le plus grand homme de la Russie contemporaine. On l’exalte comme le génial vainqueur en 1945 de la « grande guerre patriotique ». Sans mentionner qu’il avait antérieurement fait liquider 80% des généraux et officiers de son armée, et qu’il ne dut sa victoire que grâce à la fourniture par les Américains de dizaines de milliers de chars, de camions et autres équipements stratégiques.

Hélas, comme le rappellent fréquemment la spécialiste de l’URSS, Laure Mandeville et les historiens précités, c’est un grand malheur que le procès du Communisme n’ait pas été mené après l’effondrement du système.

Nous rappellerons, autant que de besoin, que nous avions non seulement milité inlassablement pour cela mais que nous avons été les seuls en France à organiser sur le cas du traître tortionnaire du camp 113, Georges Boudarel, une journée modèle de ce qu’aurait dû être, sur des mois et des années, ce nécessaire procès.

Le système poutinesque a aujourd’hui repris bien des aspects du régime soviétique que l’essayiste Jacques Julliard évoque ainsi :  " Si Poutine n’est pas Hitler ni Staline, il y mène tout droit:  un Etat policier, une vision impérialiste du monde, le recours à la violence pour régler les problèmes internationaux, l’assassinat des opposants, l’abolition de l’idée même de vérité au profit d’une gamme continue de mensonges, l’éradication du principe de non contradiction…"

Ceci étant brièvement évoqué on peut penser aussi que si Trump avait été réélu, Poutine ne se serait peut-être pas lancé dans l’invasion de l’Ukraine, ne pouvant imaginer que le calamiteux Biden pourrait finalement réagir autrement que comme devant l’invasion de Kaboul par les talibans, c'est-à-dire par une débâcle.

Poutine, sans doute très mal conseillé, mais peut-être surtout, s’étant « auto-intoxiqué » selon l’expression de Stéphane Courtois, ne s’attendait en effet sans doute pas à une pareille résistance ukrainienne y compris chez les russophones ni ce qu’il allait susciter de réaction occidentale. Il croyait en terminer en quelques jours avec son « opération militaire spéciale ». Il ne pesa sans doute pas non plus l’effet de l’angoisse suscitée par l’invasion de l’Ukraine dans les nations d’Europe de l’Est naguère sous domination soviétique (Pologne, Pays Baltes) et aussi en Suède et Finlande.

Le voilà donc aujourd’hui en posture de jouer au chantage nucléaire,  alors que la télévision russe brandit les menaces d’anéantissement en moins de 200 secondes des capitales européennes !

Énervement sans doute, mais relançant pour beaucoup la lancinante question « qu’y a-t-il dans la tête de Poutine ? » Un Poutine semble t-il dangeusement très solitaire dans les prises de décision.

 

"Le régiment Azov milice controversée devenue unité d’élite"

C’est là le titre dans le Figaro du 2 mai d’un article fort intéressant d’Adrien Jaulmes.

En effet, que n’avait-on pas lu et entendu sur le célèbre « Bataillon Azov » affublé de toutes les tares d’une milice réputée nazie ? Représentant donc selon Jaulmes, « l’ennemi idéal pour Poutine ».

A lire Jaulmes, grand reporter méticuleux et honnête, la réalité est pourtant moins caricaturale.

Azov a été fondé par une majorité de russophones, parmi lesquels des hooligans, des supporters du club de football Dynamo de Kiev ayant recruté aussi « un certain nombre de militants ultranationalistes et admirateurs du IIIe Reich ».

Mais outre le fait que cette « extrême droite » n’a guère représenté qu’un très petit pourcentage des voix (de l’ordre de 1 à 2%) Azov, écrit Jaulmes, a accompli «  une mutation en unité combattante » et « l’idéologie de certains combattants n’a jamais défini celle de l’unité ».

Aujourd’hui, rapporte-il « l’officier, à la tête de son régiment encerclé dans l’usine Azovstal est devenu un héros national » (le lieutenant-colonel Denys Prokopenko).

Précisons ici que les civils de Marioupol qui se sont réfugiés par centaines dans les souterrains de l’usine pour se mettre à l’abri des bombardements n’ont jamais été interdits d’en sortir par les soldats d’Azov comme on a pu le lire hélas sur un blog de pure propagande russe !

Ceux qui ont pu être évacués n’ont jamais rapporté pareille chose mais le bloguiste poutinolâtre n’en a cure.

La vérité connue, mentionnée par des envoyés spéciaux d’une chaîne française, c’est que les soldats d’Azov ont sauvé des vies de civils en ne les laissant pas sortir au risque, sans accords de cessez-le feu d’être atteints par d’inéluctables tirs des russes.

Je ne suis pas un patriote ukrainien mais l’article de Jaulmes me confirme finalement dans l’idée que les gars d’Azov, dont déjà des centaines ont versé leur sang sont d’héroïques combattants. Comme le furent en 1936, les admirables défenseurs de l’Alcazar de Tolède.

  

mercredi 4 mai 2022

L’Agrif communique :

 

Ce mardi 3 mai 2022, l’AGRIF sous la présidence de Bernard Antony a réuni  à Paris ses instances statutaires, Conseil d’Administration et Assemblée générale annuels, avec la présence de ses deux avocats conseils Maître Jérôme Triomphe, du barreau de Paris, avocat à la Cour et Maître Bruno le Griel, avocat à la Cour de Cassation et au Conseil d’Etat.

Un certains nombre de jeunes militants nouveaux ont été élus à l’Assemblée Générale en remplacement de ceux rappelés à Dieu.

Deux sièges étaient à pourvoir au Conseil d’Administration (qui en compte 18).

Yann Baly, fonctionnaire territorial et par ailleurs responsable de l’Agrif en Provence et Michel Léon, journaliste, y ont été élus par l’Assemblée Générale.

Le président, qui a la charge de constituer le bureau national de l’association, a été heureux de pouvoir confirmer le bureau, proposant un deuxième délégué général plus spécialement chargé des régions du midi.

Le bureau est ainsi constitué :

Président : Bernard Antony

Vice-présidentes : Cécile Montmirail, Jeanne Smits

Secrétaire général : Pierre Soleil

Trésorier : Richard Haddad

Délégué général : Yann Baly

Délégué général : Guillaume de Thieulloy

Avocat coordinateur : Maître Jérôme Triomphe

Une journée d’information et de salon du livre de l’Agrif sera organisée à Paris au mois d’octobre.