04 septembre 2015

Une « franco-marocaine » de plus au ministère du travail…



Outre le communiqué ci-dessous quelques brèves considérations avant d’ultérieures réflexions.

Une « franco-marocaine » de plus au ministère du travail…

En grande compétition d’incompétence avec Najat Vallaud-Belkacem, Myriam El-Khomri succède à François Rebsamen au poste éprouvant qui consiste à annoncer chaque mois que la courbe du chômage est sur le point de ne pas tarder à s’inverser.

Ce qui arrivera inéluctablement en approchant du taux de 100 % de chômeurs…

En cette occasion, on découvre que cette dame, issue de l’entourage d’Anne Hidalgo, était devenue secrétaire d’État à la politique de la ville. Cela n’était connu que par les spécialistes de la vie politicienne et de « tuites » auxquels se livrent les furies du gouvernement, généralement dans un français très malmené et le plus souvent d’une consternante débilité.

Toujours est-il que cette nomination « made in Hollandie » manifeste une incroyable discrimination à l’égard des autres minorités bi-nationales non représentées au gouvernement. Car s’il y a encore avec la bien triste madame Pellerin une ministre franco-coréenne qui n’est ni une fleur de civilisation européenne ni asiatique, il n’y a à ce jour aucune dame-ministre franco-algérienne, ou franco-malgache, ou franco-mongole et même pas de franco-guatémaltèque. Et bien sûr pas de ministre patagone ! Il faudra attendre pour cela que Jean Raspail accède au poste de premier ministre dans une nouvelle dynastie royale.

Mais revenons à notre triste réalité.

Il faudrait, il est vrai, pour un gouvernement de parfaite représentation cosmopolite bi-nationale (sans parler de celle de la bisexualité) autant de postes de ministres que de pays représentés à l’ONU.  

Après tout, vu ce que font (ou plutôt ne font pas) la plupart, cela ne serait pas impossible. Simple question de division  du travail (ou du repos). Cela d’ailleurs ne créerait-il pas quelques emplois ? Bien rémunérés, il est vrai, mais l’antiracisme n’a pas de prix !


Moscou-Pékin : une nouvelle lune de miel.

Je ne suis guère, je crois, suspect de complaisance pour les politiques américaines et eurocratiques. Entre autres crimes et immenses fautes, elles ont poussé la Russie dans une nouvelle lune de miel avec la Chine et les embrassades de Poutine et de Xi Jinping rappellent celles dans les années cinquante entre Staline et Mao.

Cela dit, le développement de ce nouvel axe « d’amitié » entre les empires, tous deux immenses par l’étendue, et le chinois immense aussi par sa population, n’est pas sans être inquiétant. Certes il est des effets faciles d’apocalypse pour les nuls où l’on verrait la fin du monde par le choc des deux empires du mal, l’un de la « bête de la terre », l’autre de la « bête de la mer », le premier qui serait construit autour de l’axe sino-russe, l’autre autour de l’axe euro-américain.

L’émergence conquérante du monstre vert islamique complique en effet cette vision dualiste, sans oublier non plus l’émergence de l’Inde.

Il y a certes des aspects sympathiques dans la politique de Poutine de défense de l’identité russe et de refus de notre décadence dans la culture de mort. Néanmoins, le renforcement des puissantes menaces nucléaires russes au-dessus de nos têtes, encore une fois, ne saurait nous réjouir. Pas plus d’ailleurs que la condamnation à vingt ans de réclusion d’un journaliste ukrainien coupable d’avoir jadis manifesté à Sébastopol contre la récupération de la Crimée par la Russie, et surtout d’avoir essayé de démolir une statue de Lénine, acte pourtant humainement louable s’il en est.


Merkel-Hollande et la déferlante migratoire : une véritable trahison de la préservation de la paix en Europe !

     
Avec l’assentiment de M. Juncker, Angela Merkel et François Hollande, utilisant cyniquement l’émotion suscitée par les tragédies meurtrières frappant des « migrants », veulent imposer à tous les pays de l’Union Européenne d’en recevoir de plus en plus selon des « quotas » de répartition obligatoires.

Or tout indique que la déferlante de cette migration n’ira qu’en s’amplifiant. Car, si les « migrants » eux-mêmes n’en sont pas individuellement toujours conscients, la réalité que nul ne saurait nier, c’est que la plupart sont directement ou indirectement poussés à s’installer en Europe.

Comment l’oumma islamique, « la meilleure des communautés » selon Allah dans le Coran, peut-elle être à ce point indifférente au sort de nombre de ses adeptes ?

Pourquoi l’Arabie Saoudite, le Qatar, le Koweit et autres opulents émirats islamiques ferment-ils, eux, leurs frontières à des musulmans ?...

03 septembre 2015

Reprise du blog dès demain.


Pas du tout pour des raisons de farniente vacancier mais au contraire à cause d’activités multiples militantes et familiales, je n’ai été présent sur ce blog que par mes communiqués.

Avant de quitter Paris où je suis venu pour le comité de rédaction de Reconquête et pour notre émission d’hier sur Radio-Courtoisie, une dernière réunion pour l’AGRIF ne me permet pas de m’exprimer aujourd’hui. Et en arrivant à Toulouse j’aurai à aller voir des proches hospitalisés.

La semaine prochaine, le 10, je serai à Bordeaux pour la conférence annoncée ci-après. Ce sera l’occasion de revoir nombre d’entre vous, chers amis de l’Aquitaine.

Sauf empêchement grave, je vous dis à demain pour mon commentaire d’actualité. 



31 août 2015

Justice pour Marion Maréchal Le Pen, gratitude à l’égard de Mgr Rey !


Bernard Antony, président de l’AGRIF, président de Chrétienté-Solidarité, président du cercle d’Amitié Française Juive et Chrétienne, communique :


Les propos de Christian Estrosi sur la présence de Marion Maréchal Le Pen à l’université de la Sainte-Baume sont ignoblement fielleux, fondamentalement mensongers, finalement dans la plus pure tradition des amalgames bolchéviques ou nazis. Il est totalement odieux d’imputer à Marion Maréchal Le Pen quelque complaisance ou banalisation que ce soit de l’abomination nazie.


Christian Estrosi use à l’égard de Mgr Rey d’affligeantes insinuations. Ce dernier doit être honoré de ne pas pratiquer la discrimination déshonorante qui a entaché trop de comportements de clercs, par ailleurs collaborationnistes du communisme « intrinsèquement pervers » selon l’expression de Pie XI, ou de la « culture de mort » selon la qualification de Jean-Paul II.   

24 août 2015

SANS CESSE, COMME DANS « LE CAMP DES SAINTS » : L’AGRIF DIT STOP !



Bernard ANTONY, président de l’A.G.R.I.F.

 communique :





Alors que l’on n’accorde que des visas au compte-goutte aux paisibles chrétiens d’Irak et de Syrie et aux Yézidis menacés des pires sévices, par dizaines de milliers, comme dans le prophétique livre de Jean Raspail, les réfugiés musulmans affluent, aisément identifiables par les voiles de leurs femmes.


Ça bouchonne un peu aux entrées de l’Union Européenne, mais tous finissent par passer et s’installent, dûment conseillés pour réclamer au plus vite tous les droits et toutes les aides.

La plupart des États musulmans qui le pourraient non seulement ne s’opposent pas à ce flux ininterrompu mais d’évidence le favorisent ; en particulier la Turquie dont le gouvernement voit avec jubilation s’installer ou se développer partout en Europe de nouvelles têtes de pont islamiques.


Et dans les foules de ces populations déracinées, les organisations jihâdistes, on le sait, infiltrent sans difficulté leurs terroristes.


Seule dans les pays de l’Union Européenne confrontés aux vagues déferlantes, la Hongrie, qui n’oublie pas son histoire, entend par l’exercice de sa souveraineté préserver la paix pour son peuple.

L’AGRIF rappelle qu’il appartient d’abord aux très riches États islamiques, Arabie Saoudite, Qatar, Koweït et autres émirats d’accueillir les demandeurs d’asile des pays de l’Oumma. Ce n’est pas là une position motivée par l’égoïsme. Bien au contraire, il s’agit de l’impératif devoir de charité politique qui consiste d’abord à préserver la paix ou pour le moins à ne pas augmenter encore les ingrédients conflictuels.



Sauf événement important, je ne reviendrai guère sur ce blog avant la semaine prochaine. Et ce sera sans doute brièvement car, à Paris, je serai très pris par les comités de rédaction de La Griffe et de Reconquête, et aussi notre émission de la réplique du mercredi 2 septembre (de 18h à 21h) avec Cécile Montmirail, Pierre Henri, Vivien Hoch et, comme invité de deuxième partie, notre ami Jean-Pierre Rondeau pour notamment commenter les craquements boursiers en Chine.

21 août 2015

Réflexions sur l’exclusion de Jean-Marie le Pen : la faute de Marine


Communiqué:

D’abord ce qui suit :

1° J’ai désapprouvé les regrettables réitérations par Jean-Marie le Pen d’un « détail » qui n’en fut pas un et je pouvais comprendre l’irritation de celle à qui il a transmis sa succession politique.

2° Je ne puis guère regarder la manière dont on vient de l’éjecter du Front National sans me souvenir des conditions de ma propre éviction en 2004 par le secrétaire général du parti, Louis Aliot. Voyant bien que si j’avais été le premier sur la liste des « indésirables », je n’allais pas être le dernier, je qualifiais alors Louis, auquel je n’avais jusque-là, dans notre région de Toulouse, jamais témoigné que de l’amitié, du sobriquet de « Loulou la purge ».

Sans le moindre esprit de vindicte, je ne puis que me rappeler aujourd’hui à des seules fins d’explication analogique, que Jean-Marie le Pen m’avait alors déçu en faisant semblant de croire au prétexte invoqué par Louis Aliot pour m’exclure du FN, celui d’un retard de cotisation, ce que démentait tout bonnement la date de ma carte d’adhérent…

Jean-Marie le Pen d’abord, et plus tristement encore son avocat qui avait été aussi le mien, Wallerand de Saint-Just, me refusèrent de pouvoir m’exprimer devant les instances d’arbitrage et de discipline du FN.  Wallerand de Saint-Just savait il est vrai fort bien que si je suis toujours prêt à batailler judiciairement contre les ennemis de notre patrie et de nos valeurs sacrées, je n’aurais pas eu le cœur de le faire contre le mouvement auquel je me suis longtemps consacré et encore moins contre son président.

Je regarde aujourd’hui le déroulement de sa propre élimination du parti dont il a été, lui, pendant quarante ans, le créateur et le chef. Elle se fait au mépris de toute piété filiale par sa fille après qu’il lui en ait transmis l’héritage. Je trouve cela indigne.

Marine le Pen aurait pu en effet simplement et dignement exprimer sa ferme opposition aux regrettables déclarations renouvelées de son père, marteler qu’elles n’engageaient nullement le Front National. Cela lui aurait évité de perpétrer un parricide politicien qui demeurera sur elle, quel que soit son avenir, comme une tâche indélébile. Et le fait d’avoir fait exécuter son père en se gardant, avec M. Philippot, d’être présente à l’hallali, ajoute à la misère du procédé.

Comment Marine, qui fut avocate et qui n’est pas sans intelligence, a-t-elle pu concocter d’envelopper son acte sous les apparences d’un pseudo-procès de la pseudo-justice d’un bureau d’excécution servile ?  Et comment l’avocat qui fut longtemps celui de Jean-Marie le Pen a-t-il pu se préter à cette sorte de jeu de rôle ? Triste spectacle d’une imitation heureusement non sanglante des us et coutumes judiciairement expéditives des régimes totalitaires nazis ou communistes.

Aussi, l’élimination sans élégance du père se retourne-t-elle déjà, inéluctablement, contre la fille. Égarée par sa passion, coûte que coûte, du pouvoir, Marine le Pen n’a pas maîtrisé sa pulsion d’en finir avec celui contre lequel elle est d’autant plus rageuse qu’elle lui doit tout : sa naissance, son nom, son héritage, sa carrière politique, et même un fascinant mimétisme dans ses modes d’expression et sa gestuelle.

Toujours est-il que finalement c’est Jean-Marie le Pen qui est victimisé et Marine le Pen qui est flétrie. Notre conviction, c’est que dans l’électorat du FN et bien au-delà dans le peuple français, ils sont encore nombreux ceux qui pensent ou sentent qu’il y a des choses qui ne se font pas. 

Bernard Antony.




17 août 2015

Petite reprise…

Un petit bout de blogue ce jour mais jusqu’à la fin du mois je ne réécrirai ici vraiment que par intermittence. La vérité c’est que je voudrais tout de même prendre enfin quelques jours d’affilée de vacances avec Elisabeth et quelques uns de nos petits enfants. Car jusque là notre été n’a pas été exempt d’occupations militantes, au demeurant, ô combien enthousiasmantes.

La trente cinquième ( !) université catholique d’été du Centre Henri et André Charlier, au domaine de La Castille, non loin de Toulon, s’est admirablement déroulée avec une forte participation d’une assistance jeune, ou même très jeune, mais aussi attentive aux conférences et aux débats et aussi recueillie dans la prière que très joyeuse et pétillante le reste du temps jusque tard dans les douces nuits d’été dans leurs chants harmonieusement mêlés à celui des cigales et non sans l’abondant rosé du domaine pour étancher la soif.

Mais voilà qu’à peine rentré à la maison et essayant de réfléchir à un projet de livre de réflexion sur le monde actuel, j’au dû repartir très vite vers Toulon, via le monastère du Barroux où le cher père abbé, Dom Louis-Marie, avait tenu à recevoir longuement avec sa famille notre ami Marek Jurek, député au Parlement Européen et ancien président de la Diète de cette Pologne qui vient de réélire à la présidence de la République un de ses amis ardemment catholique.
Et puis ensuite je suis revenu à Toulon, au camp « Spes » de l’abbé Loiseau pour une conférence sur le génocide arménien et la continuité barbare des islamismes génocidaires, devant aussi plus de cent jeunes gens admirables ayant passé leurs après-midi sur les plages à témoigner intelligemment de leur foi missionnaire à des vacanciers le plus souvent incroyants mais le plus souvent très vite « accrochés », je l’ai vérifié, et avides de réponses à leurs interrogations fondamentales.
Avec l’abbé Loiseau, dialogue aussi, tout de charité catholique et de finesse avec de jeunes musulmans peu habitués à la rencontre avec des chrétiens connaissant mieux qu’eux le coran et les hadiths.

Le lendemain, 15 août, l’église Saint-François-de-Paule, tout près du port, est remplie de la foule de ses paroissiens et des jeunes de SPES, autour des prêtres et séminaristes de la société des Missionnaires de la Miséricorde Divine fondée par l’abbé Loiseau qui célèbre la messe et prêche avec toute sa flamme virile. Et puis, à la sortie, à son appel se forme une procession du 15 août que vont rejoindre sur le port et dans les rues nombre de personnes.

Mais d’abord, à midi, les cloches de l’église sonnent le glas à l’unisson des milliers d’autres de par le monde qui ont suivi l’appel lancé ici à Toulon par Monseigneur Rey pour que les chrétiens libres n’oublient pas les chrétiens d’Orient et d’Afrique persécutés, massacrés, torturés pour leur foi par les barbares de l’État islamique et autres organisations terroristes mais aussi par nombre d’États musulmans avec lesquels nos pays d’occident collaborent sans aucune exigence du respect de la liberté religieuse et des droits de la personne humaine.

J’évalue la foule à plus d’un millier de participants. Sans compter les étonnants asiatiques occupant en grand nombre les wagons du petit train touristique qui les promène sur les quais. Sont-ils Chinois ou plutôt Philippins ? Je ne sais. Manifestement catholiques, très émus par la procession, ils chantent gravement avec la foule, dans leur langue, les cantiques à la vièrge.
Et voilà, en un heureux entraînement, que des touristes européens s’y mettent aussi. Je note l’étonnement évident de nombre de gens attablés aux terrasses des bars et restaurants au long du quai mais aucune manifestation de goguenardise ou d’hostilité. Sans doute reviendrais-je sur cela pour le numéro de Reconquête en cours d’élaboration.

Voilà pour aujourd’hui chers lecteurs. Je n’avais pas trop le goût de vous parler de politique. Ce sera pour la prochaine fois, en fin de semaine peut-être ou début de l’autre. Pour l’heure, je vais partir vers l’Aubrac avec un long arrêt à l’abbaye Sainte Foy, à Conques.