mercredi 4 mai 2016

Propagande antiraciste : les « coupables » sont toujours les mêmes



L’AGRIF communique :


Le Ministère du Travail a lancé le 18 avril une campagne de « sensibilisation aux discriminations à l’embauche » intitulée Les compétences d’abord, présentant sur plus de deux mille affiches un demi-visage d’homme blanc, assorti d’une réponse positive d’un recruteur que l’on ne voit pas (« à demain », « vous commencez lundi », « bienvenue dans l’équipe »), accolé à un demi-visage d’homme de couleur auquel le fantomatique recruteur oppose un refus (« vous n’avez pas le profil », « on vous rappelle », « désolé, on ne recherche personne »).
Ces ficelles de propagande grossière tendent à faire accroire :
-          que le monde du travail en France est foncièrement raciste ;
que ces supposées discriminations ne touchent que de... Lire la suite : 

http://www.lagrif.fr/communiques/racisme-antifrancais/539-propagande-antiraciste-les-coupables-sont-toujours-les-memes

mardi 3 mai 2016

Déclaration de Sophie Montel au banquet du FN : la culture de mort aide-t-elle à la dédiabolisation ?


Député européen et conseiller régional en Bourgogne Franche-Comté, Sophie Montel s’est exprimée, ce dimanche 1er mai, lors du « banquet patriotique » du Front National, remplaçant le traditionnel défilé. Certains de ses propos n’ont pas manqué de faire réagir, d’aucuns prétendent au sein même de l’assemblée dont une partie lui aurait réservé une salve de huées et sifflements, et assurément dans la droite de conviction. Qu’on en juge : « Nous sublimons la femme, nous défendons la libre-disposition de son corps, nous défendons la sanctuarisation de la contraception et la non-remise en cause de l’avortement. […] Le machisme, le traditionalisme, le conservatisme se trouvent chez nos adversaires. »

            Pincez-vous bien fort, ce copié-collé d’un discours socialiste des années 1970 est bien tenu en 2016 par une élue du FN : ce sinistre psittacisme de vieux slogans gauchistes met-il donc en pleine lumière la nouvelle ligne du Parti ? Abandonnant toute colonne vertébrale au profit de la vile mollusquerie du politiquement correct, ce Front-là qui s’exprime à travers les propos de Mme. Montel défendrait donc le « droit des femmes à disposer de leur corps » sans se demander si ce droit est autre chose qu’une chimère et si c’est bien de leur corps qu’il s’agit ; la « sanctuarisation de la contraception », visiblement sans restriction ni mesure, et comme on ne sanctuarise que le sacré, la perspective d’une société où la manipulation hormonale par pilule interposée doit être considérée comme un dogme a de quoi interroger ; la « non-remise en cause de l’avortement », même pas un peu, même pas pour la démographie, même pas pour la galerie.

            On sera aussi heureux d’apprendre que « le machisme, le traditionalisme, le conservatisme » se trouvent chez les adversaires du FN qui est donc en toute logique féministe, progressiste et anti-traditionaliste… gauchiste en somme ! Tout ceci est en effet « sublime » et les femmes ont tout à gagner à se faire « sublimer » de la sorte.

            Gardons-nous d’opposer dialectiquement un ancien Front au nouveau, car c’est bien Jean-Marie Le Pen qui a jadis imposé et approuvé sa fille sur toute la ligne, notamment dans son approbation de la loi Veil. Notons par ailleurs que les dernières restrictions que posaient naguère Marine Le Pen et Louis Aliot, en dénonçant les « avortements de confort », semblent avoir disparu, si l’on s’en tient aux propos de Sophie Montel. Cela dit en toute amitié pour les dirigeants du Front National qui ont encore des principes solides. On espère d’eux qu’ils contribueront à la renaissance du mouvement du pays libre dont la France a tant besoin. Inquiets pour l’avenir de la France, en particulier de sa démographie, nous ne pouvons que nous demander avec un souci brûlant si c’est cela, le Front National en 2016, ou si nous n’avons assisté qu’à un triste braiment d’un politiquement correct encore minoritaire au sein du parti.


Pierre Henri

Conférence de Viviane Lambert

Je viens de m’assurer avec joie de ce que Jérôme Triomphe sera bien là. Aussi, en fait de présidence, je me contenterai de dire quelques mots pour la lui laisser.

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1er mai avec les Le Pen

Rien ne s’est produit, susceptible de me faire revenir sur ce que j’ai écrit ici vendredi.
Avec les propos de Mme Montel que Pierre Henri commentera, rien de nouveau dans le parti mariniste.
Du côté du père et de son entourage l’intérêt est plus d’ordre psychologique que politique.
Comment Le Pen peut-il faire comme s’il n’avait pas dictatorialement imposé sa fille à la tête du mouvement ?

Comme s’il n’avait pas impitoyablement éliminé ceux qui lui paraissaient suspects d’entraver sa décision ?

Comment reprocher à sa fille, dans son extraordinaire continuité mimétique, de pratiquer exactement ses méthodes ?

Comment ne se souvient-il pas du bureau politique réuni à l’ouverture du congrès de Nice ?  et de ce qui se passa à l’université d’Orange ? et de ses sarcasmes contre ceux qui manifestaient contre le pacs ? et de son animosité contre ceux qui n’approuvaient pas la campagne de Marine pour le maintien de la loi Veil qu’elle appuyait par son livre « À contre-flots » ? et de ses quolibets à l’égard de B. Gollnisch, « le propre d’un dauphin n’est-il pas de s’échouer » ?

Cela bien sûr c’est du passé, politiquement sans grand intérêt.
Bien sûr, je vois bien, je sais bien ce qui unit la plupart de cette diversité groupusculaire qui l’entourait en ce triste 1er mai.


Mais ce qui vraiment me fascine c’est la capacité d’amnésie de certains ! Pour reprendre quel flambeau ?

lundi 2 mai 2016

L’escroquerie du soi-disant antiracisme : l’ignominie de Bordeaux.


Les medias répercutent aujourd’hui des statistiques sur les délits anti-musulmans et antisémites. Mais rien sur les actes anti-chrétiens pourtant en augmentation exponentielle.  
Tout cela est pipé.
D’une part on recense systématiquement au nombre des délits anti-musulmans ou antisémites tous les propos, spectacles et écrits souvent en effet susceptibles d’offenser la sensibilité des musulmans ou des juifs.
En revanche, les spectacles les plus abominablement anti-chrétiens dans un flux ininterrompu d’obscénités blasphématoires, malgré leur charge de haine sont considérés comme relevant de la liberté imprescriptible de dérision, le droit au blasphème étant désormais présenté comme... Lire la suite : http://www.lagrif.fr/communiques/racisme-antichretien/538-l-escroquerie-du-soi-disant-antiracisme-l-ignominie-de-bordeaux

samedi 30 avril 2016

Conférence de Viviane Lambert


Le Centre Charlier

serait heureux de vous recevoir  à l’occasion de la conférence de
Viviane Lambert

 organisée par Richard Haddad
sous la présidence de Bernard Antony

sur

Son combat contre l'euthanasie
et pour la survie de son fils

jeudi 12 mai 2016 à 19h30 précises

au

Centre Charlier, 70 Boulevard Saint-Germain 75005 PARIS

(métro Maubert-Mutualité, autobus 24, 47, 63, 86, 87, RER B et C Saint-Michel)
Téléphone : 01 40 51 74 07
  
À la suite de la conférence Viviane Lambert dédicacera son livre
"Pour la vie de mon fils"
  
Verre et tartine de l’amitié
Participation aux frais : 8 €

Étudiants, chômeurs : 4 €

vendredi 29 avril 2016

La gauche dans tous ses gravats

Le socialiste Guy Mollet avait au siècle dernier estampillé la droite de l’expression « la droite la plus bête du monde », depuis, fréquemment resservie.
On ne peut en dire autant de la gauche qui, en vérité, dans son sale travail de « déconstruction sociétale » génocidaire, n’aura pas souvent été bête mais quelquefois d’une grande habileté maçonnique venant soit en renfort de la droite, quand elle est dans l’opposition, pour faire passer des lois scélérates (anti-racisme, loi Veil), soit, quand elle est au pouvoir, en se jouant de ses divisions et de son manque de pugnacité (loi Taubira).
Mais cette gauche, toujours unie pour les projets mortifères, est aussi, non seulement idéologiquement et même psychologiquement, la plus passéiste qui soit, mais toujours divisée.
Pour faire bref, il y a d’une part la gauche dite de gouvernement, aujourd’hui sous le masque de carnaval de François Hollande, mais qui, avec tous ses ministres rassemblés, faisant le bilan de ses 4 années au pouvoir, n’a pu que discourir avec la même rhétorique creuse pour tenter de dissimuler ses échecs et reculades successifs.
Mais celle qui fait aujourd’hui l’unanimité, et de cette gauche et de l’autre, dont je vais traiter, c’est la misérable Marisol Touraine dans sa frénésie de propagande pour l’avortement remboursé, sans frein et sans limite, et pour l’euthanasie qu’elle veut de même imposer.
Le seul facteur d’unité des gauches est donc une quasi-totale adhésion aux lois d’incitation et de décision de mise à mort de vies innocentes.
L’autre gauche que la hollandine, c’est la vieille extrême-gauche confite dans toutes ses postures mimétiques :
-         Celle du bolcho-cégétiste Martinez, caricature de Peppone défilant avec ses milliers d’apparatchiks, permanents payés avec l’impôt de tous et recevant aussi, en certaines grandes entreprises, les « gratifications » d’un patronat se croyant expert dans l’achat de la paix sociale.
-         Extrême-gauche communiste bientôt centenaire, sans repentance aucune pour un siècle de collaboration au sein du plus gigantesque système d’esclavage et d’extermination de l’histoire, entrecoupé d’ailleurs par l’occurrence de la collaboration avec le nazisme d’août 1939 à juin 1941.
-         Extrême-gauche aussi de tous les vieux groupuscules, trotskystes, maoïstes et anarcho-nihilistes avec, reconnaissons-le, un extraordinaire génie de reproduction à l’identique de blablateurs bakounino-marxistes et de sartrolâtres et émules de Simone de Beauvoir s’efforçant de faire du mai 68 comme leurs géniteurs le leur ont raconté.
Elle est vraiment inénarrablement grotesque, cette gauche de toutes appartenances qui ne cesse de vouloir « du passé faire table rase » mais qui ne fait que de l’imitation. « Plus tradi que les gauchistes, tu meurs ! », me disait un étudiant. Et après tout, la révolution n’est-elle pas une très ancienne activité puisant son inspiration dans la grande Révolte satanique ?

Le 1° mai, Jeanne d’Arc, les Le Pen et… Macron le 8 mai.
Je ne serai le 1° mai ni avec Jean-Marie Le Pen place des Pyramides ni avec le Front National de Marine au grand banquet je ne sais où.
Je ne serai pas non plus le 8 mai à Orléans avec Emmanuel Macron. Voici pourquoi.
Jean-Marie Le Pen, dans les années heureuses de son parcours politique, dans le dernier quart du XX° siècle, voulut en une de ses idées originales dont il avait le secret, symboliser l’union du « national » et du « social » en commémorant simultanément la fête du travail du 1° mai et en célébrant Jeanne d’Arc, héroïne de la patrie française et sainte de l’Église catholique. Ceci pouvait soulever des objections mémorielles mais je m’y ralliais sans difficulté.
Je pensais que le socialiste patriote Charles Péguy, notre grand poète national des vertus du travail et de l’humble et simple bergère de Domrémy, salvatrice de la souveraineté royale et française, n’aurait point vilipendé pareille collusion.
Pour reprendre, une fois n’est pas coutume, une formule gaullienne, la politique étant ce qu’elle est et les Le Pen étant ce qu’ils sont, voilà leur clivage politico-familial brisant aussi cette commémoration fusionnelle.
Je ne serai pas avec Jean-Marie Le Pen. Non pas parce que je lui tiendrais rigueur de ce qu’ayant démissionné jadis seulement du Bureau Politique par loyauté, afin de pouvoir m’exprimer sans contrainte, il accepta mon exclusion du Front National sous de successifs et mirobolants prétextes par celui que j’avais eu pour ami et devenu Secrétaire Général, Louis Aliot. J’ai d’ailleurs pardonné également à Louis. La politique, surtout quand elle est assortie d’impératifs de couple, est un métier difficile. Il faut être indulgent !
Je ne serai pas avec Le Pen père parce que je ne crois pas qu’il puisse encore incarner aujourd’hui la tradition nationale dans la mystique de Jeanne d’Arc et aussi de Charles Péguy. Ce dernier ne serait pas tendre avec les malheureux obsessionnels des groupuscules négationnistes et antisémites aux cerveaux envahis par ce que j’appelle une « inversion idolâtrique du peuple juif ».
J’ai donc compris que Marine, une fois mise sur orbite par son père, ait voulu en finir avec une auto-relégation masochiste et suicidaire dans cette mouvance plus ou moins raciste où se perdent de bons garçons et filles pour l’heure tristement gouroutisés.
Mais pour le reste, et sans que j’aie la moindre aversion à son endroit pas plus que pour son père et pour Louis Aliot, je ne me sentirais tout à fait chez moi dans le Front National modelé par elle.  J’y compte certes encore de bons amis mais d’autres, et non des moindres, n’emportent guère de ma part une confiance enthousiaste.
En vérité, pas plus que Jean-Marie aujourd’hui ne me semble incarner un renouveau national, je ne crois que Marine incarne un renouveau social.
Aussi a-t-elle, je crois, finalement raison d’avoir la pudeur et l’honnêteté de ne pas vouloir récupérer Jeanne d’Arc.

A Orléans le 8 mai, que dira Macron ?
J’apprends ce jour qu’Emmanuel Macron est l’invité de la ville d’Orléans le 8 mai prochain pour y célébrer la mémoire de Jeanne d’Arc. Je n’ai pas pour l’heure d’opinion bien étayée sur le personnage de Macron et ce n’est pas parce qu’il est dans la mode médiatique que je me sens obligé d’en avoir tout de suite une.
Je n’ai gardé de lui qu’un long entretien publié le 8 juillet 2015 dans « le Un », périodique culturel philosophico-politique. Il y répond à des questions sur son intérêt pour la philosophie, notamment aristotélicienne, et sa reconnaissance pour son maître Paul Ricoeur. Mais laissons cela pour le moment.
Ce que j’y ai relevé, ce sont les lignes suivantes : « Il y a dans le processus démocratique et dans son fonctionnement un absent. Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort. La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif : le roi n’est plus là ! On a essayé ensuite de réinvestir ce vide, d’y placer d’autres figures : ce sont les moments napoléoniens et gaullistes notamment. Le reste du temps, la démocratie française ne remplit pas l’espace… Pourtant, ce qu’on attend du président de la République, c’est qu’il occupe cette fonction. »
Et si c’était là la clé d’interprétation du personnage de Macron ?





lundi 25 avril 2016

Onfray dans le Figaro-Magazine : sur l’islam il atteint son seuil d’incompétence.



Le Figaro-Magazine de cette semaine a pour titre de couverture « Les intellectuels et l’islam » avec la photo en premier plan de Michel Onfray bordé à sa droite par Eric Zemmour et Alain Finkelkraut et à sa gauche par Zineb El Rhazaoui, Mohamed Sifaoui et Michel Houellebecq.
Plusieurs pages du dossier sont consacrées aux parcours remplis d’embûches des journalistes d’origine musulmane, la marocaine Zineb El Rhazaoui, le franco-algérien Mohamed Sifaoui, l’algérien Kamel Daoud et aussi à Nadia Remadna, née à Créteil, orpheline de mère à 2 ans, que son père algérien, musulman fanatique, arrachera à la France pour des années de véritable enfermement dans un village des montagnes de Kabylie d’où elle pourra un jour s’enfuir enfin à l’âge de 25 ans.
L’évocation de ces courageuses personnes est bien menée. Mais leur auteur, Alexandre Devecchio, n’évite pas, comme tant d’autres journalistes, le conformisme de l’expression « l’islam politique » dans l’affligeant sous-entendu qu’il y aurait un « islam non politique ». Ignorance ou prudence pour ne pas risquer l’imputation infâmante d’islamophobie ?
Et de surcroît il a utilisé cela dans une phrase qui suffit à invalider l’expression. Citons-la : « Ironiquement, tous ces affranchis de l’islam politique avaient choisi la France pour échapper à la police des mœurs et de la pensée ».  En l’occurrence, comme raconté, ils ont pour cela fui, les uns l’Algérie, les autres le Maroc, pays d’islam où, comme dans tous les pays adhérents de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) au nombre de 57, il y a police des mœurs et de la pensée, comme l’implique, depuis sa fondation à Médine par Mahomet, la théocratie totalitaire qui est la définition même de l’islam.
De l’islam qui a balayé la fondamentale et révolutionnaire distinction apportée par le Christ entre la politique et la religion, ou en termes plus doctrinaux, entre le spirituel et le temporel : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ! ». Alexandre Dececchio ne peut ignorer, on l’espère, l’exhortation revenant si souvent dans le Coran et les Hadîths : « Obéissez à Allah, obéissez à son prophète ! ».
Comme si Mahomet n’avait pas été simultanément un chef politique, un chef de guerre, un chef religieux !
Où Devecchio a-t-il vu un islam non politique ? Des musulmans personnellement non intéressés par la politique, on peut en rencontrer mais pour autant ne font-ils plus partie de l’oumma ? Et l’oumma n’est-elle pas régie dans tous les aspects de la vie par la charia ?
La vérité, c’est que si l’islam n’est plus politique, eh bien, il n’y a plus d’islam !
Mais ce qui est excusable chez un journaliste qui n’est pas nécessairement très formé sur l’islam ne l’est plus dès lors qu’il s’agit de Michel Onfray, intellectuel et philosophe et auteur d’un livre sur l’islam.
Non seulement lui aussi évoque « l’islam politique », affirmant donc implicitement un « islam apolitique », encore une fois, où et quand ? Avec les 4 premiers califes (« successeurs ») de Mahomet, avec les suivants ? Dans l’empire ottoman ? Aujourd’hui en Arabie Saoudite, en Iran, en Turquie ? Et même sous les régimes dits « laïques », kémaliste ou baasiste, en Turquie, en Irak, en Syrie, l’islam était-il apolitique ?
Que nenni ! Ce serait ne rien connaître l’histoire et de la réalité de ces pays et de ces régimes que de l’affirmer !
Onfray professe : « L’islamisme est l’islam qui s’appuie sur les seules sourates dont j’ai dit qu’elles étaient incompatibles avec les valeurs de la République ».  L’embêtant, d’abord, c’est qu’il ne cite pas lesquelles et qu’il semble allègrement confondre sourates et versets tout en déformant le texte.
Ainsi cite-t-il comme une sourate les mots suivants : « Exterminez les incrédules jusqu’au dernier » alors que le texte exact est : « … Dieu voulait manifester la vérité par ses paroles et exterminer les incrédules jusqu’au dernier,… ».
Ce n’est évidemment pas une sourate mais un extrait des versets 7 et 8 de la sourate VIII titrée Le Butin.
Ensuite, même si, comme nous, on a la plus grande répulsion pour l’islamisme, comment oser écrire qu’il s’appuie sur les seules sourates  incompatibles avec les valeurs de la République ?
Il y a 114 sourates dans le Coran. Ce serait intéressant qu’Onfray nous dise celles que l’islamisme délaisse. Remarquons aussi qu’il n’évoque même pas les Hadîths, deuxième texte sacré de l’islam dont le sahîh d’El-Bokhâri comporte 97 sourates dont on lit toujours au moins quelques versets dans les cultes du vendredi.
Or, c’est à partir du Coran et des Hadîths qu’a été élaborée la charia, la loi fondamentale de la théocratie totalitaire islamique que les islamistes veulent simplement appliquer entièrement et dans toute sa rigueur et même son horreur.
Et l’important n’est donc pas de savoir si tel ou tel verset (qu’Onfray appelle des sourates !) est compatible avec les valeurs de la République alors que bien évidemment la question de la compatibilité porte sur la charia, indéniablement loi religieuse, politique et code de mœurs régissant l’oumma dans tous les aspects de la vie collective et les moindres détails de la vie individuelle.
Or Onfray n’évoque même pas l’oumma, ni la charia, ces deux mots-clés de la réalité islamique !
Parler de l’islam sans même les considérer un instant, ce n’est pas sérieux. Mais là où vraiment il se dévalue, c’est en brandissant lui aussi, comme les musulmans maniant la taqiya, le verset « Pas de contrainte en religion ! ». Or tous ceux qui ne sont pas des prosélytes de l’islam savent que le verset fut utilisé par Mahomet lors de ses débuts à La Mecque, pour réclamer que nul ne s’oppose à ceux qui souhaiteraient se convertir à l’islam.
Jamais, même dans les époques et les régimes islamiques les moins fanatiques ce verset n’a été appliqué dans l’autre sens. Pas question de respecter une non-contrainte : abandonner l’islam, c’est apostasier et la charia stipule la peine de mort pour cela, toujours appliquée dans les deux pays phares de l’islam, l’Arabie Saoudite sunnite et l’Iran Chiite et plusieurs autres pays. Ailleurs, si ce n’est pas la mort « de jure » ce l’est très souvent « de facto », par la violence de l’oumma, et pour le moins, ce sont légalement de lourdes peines que l’on inflige.
Et il en a été ainsi jusqu’à nos jours, et toujours et partout à sens unique, par exemple en Égypte où sans cesse des pressions et souvent des menaces pèsent sur les Coptes pour qu’ils passent à l’islam. À ceux des chefs religieux chrétiens qui osent protester, les imans et les oulémas répondent alors : « pas de contrainte en religion ! ». Ce qui signifie « pas de contrainte contre la conversion à Mahomet ! »
En fin d’entretien, Onfray, pour terminer en beauté son exposé de science coranique, cite un verset que voici : « Petit est le nombre de ceux qui réfléchissent ». Et il donne la référence XL, 78. L’embêtant, chacun peut le vérifier, c’est que le texte cité n’est pas dans ce verset qui se conclut par :  « Ceux qui profèrent des mensonges sont alors perdus »…  Dans la même sourate, dans les précédents versets, toujours sur les menteurs, il est dit : « Ceux qui ont traité de mensonge le Livre et les messages dont nous avons chargé nos prophètes sauront bientôt (v. 70) (la vérité) :
Lorsque, carcan au cou,
Ils seront  traînés avec des chaînes (v.71)
Dans l’eau bouillante,
Et précipités ensuite dans le Feu (v. 72)
On leur dira :
« où sont donc ceux que vous avez associés à Dieu ? »
Ces versets sont parmi les innombrables visant les « associateurs », c’est-à-dire les chrétiens, coupables d’associer deux autres divinités à Dieu, le seul péché qu’Allah a déclaré impardonnable (pour les autres, « Il fait ce qu’il veut », dit le Coran).
Antoine Moussali, le très grand islamologue libanais et érudit de la langue arabe, range de pareils passages dans ce qu’il appelle des « occurrences de violence ». il en a dénombré 700. On aimerait savoir si Onfray les place parmi ce qu’il appelle « les sourates tolérantes » (sic !) dans sa confusion des sourates et des versets.
Faut-il comprendre que tous ces passages vouant aux gémonies  ces associateurs de chrétiens le laissent indifférent, puisqu’il est pour sa part athée ? Néanmoins, ne perçoit-il pas qu’il y a dans ce Coran comme une délectation dans la description sans cesse réitérée des supplices auxquels ils sont voués pour l’éternité ?
Curieuse ambiance tout de même dans ces « sourates tolérantes ».
 Et comment cet intellectuel ne s’avise-t-il pas de réfléchir à l’importance mimétique du modèle du prophète ? Comme si Mahomet lui-même n’avait pas fait égorger, amputer, lapider, fouetter, torturer. Ce que peuvent invoquer pour leur justification tous les jihâdistes des « États islamiques » d’hier et d’aujourd’hui !
Mais à la lecture des propos d’Onfray, tous ceux qui ont un tant soit peu de culture islamique n’éprouvent-ils pas comme une gêne ? Et si ce personnage était dans cette catégorie des intellectuels et des artistes qui, parce qu’ils ont, semble-t-il, un domaine de compétence, ne craignent pas d’émettre sans vergogne des considérations et jugements en des matières qu’ils ne connaissent pas ?
La vérité, c’est que sur l’islam Michel Onfray est bien affligeant avec son orgueilleuse méconnaissance.


mardi 19 avril 2016

RECONQUÊTE 327



Pour Anne Hidalgo, du respect S.V.P. ! Pas question de liberté de dérision. « L’esprit Charlie » c’est bon pour les autres…

Bernard Antony, président de l'Institut du Pays Libre, communique:

La liberté d’expression et surtout de dérision et même d’exécration, et du blasphème, « véritable fondement de la laïcité » selon Caroline Fourest, fut-il le plus obscène, le plus ordurier, ne saurait connaitre, disaient-ils tous, les cultureux et les politiciens, aucune limitation.
C’est cela « l’esprit Charlie », glorifié par François Hollande, auquel tous les Français devraient adhérer comme les myriades chinoises de la révolution culturelle à « l’esprit Mao ».

Et que n’a-t-on vu dans Charlie ! Le Christ, des dizaines de fois, et la vierge de Lourdes aussi, campés dans des compositions obscènes avec les commentaires les plus tristement salaces issus des cerveaux de pauvres crétins obsessionnels dans un conformisme de corps de garde de sans-culottes.
Et les Le Pen, sans cesse caricaturés scatologiquement, à grand renfort de libre expression excrémentielle.

Or, ne voilà-t-il pas que l’institution judiciaro-policière de la république de « l’esprit Charlie » poursuit d’une rude vigilance, avec longs interrogatoires et perquisition (à un moment où il n’y a semble-t-il rien de plus urgent à traquer) le militant de Riposte Laïque, Pierre Cassen.

Que lui est-il reproché ?
D’être l’instigateur ou le propagateur d’une caricature de madame le maire de paris, en position nullement obscène, mais certes la tournant en dérision en une posture de soumission islamophile du genre lèche-babouches. Chacun peut bien sûr librement trouver cela rigolo ou de bon goût.

Mais, cependant que « l’esprit Charlie » revendique le droit illimité aux pires productions du plus mauvais goût dans une parfaite abjection, quand des militants laïques s’en prennent irréligieusement à la vénérable Mme Hidalgo, alors cette dernière se dresse sur ses ergots. Dans toute la fierté courroucée de son hispanique aristocratie bafouée cette édile socialiste fait donner la justice et la police contre  ce manant irrespectueux de Pierre Cassen coupable de ne pas pratiquer une dérision à sens unique.

Le laïcisme de ce dernier, qui vient d’un vaste parcours de jeunesse dans le marxisme-léninisme, est hélas bien différent d’une juste laïcité fondée sur le respect des commandements et valeurs universelles du Décalogue biblique.

Mais, face à l’inadmissible répression liberticide qui le vise pour son non-conformisme à l’égard de l’islamophilie obligatoire et pour son ironie irrévérencieuse vis-à-vis de dame Hidalgo, l’Institut du Pays Libre exprime donc son soutien à Pierre Cassen et à Riposte Laïque.

lundi 18 avril 2016

François à Lesbos en pleine praxis, et François Hollande à Beyrouth en pleine débâcle.


La simultanéité du déplacement de François dans l’île grecque de Lesbos et de celui de notre encore président de la République n’est pas de surcroît sans analogies de postures et de politique.
Pour ce qui est du premier, son geste consistant à ramener avec lui à Rome 12 quémandeurs d’asile, tous musulmans, s’inscrit évidemment dans sa « praxis », mot jusqu’ici du vocabulaire et de l’idéologie marxiste, signifiant que l’action est supérieure au Verbe.
François l’a utilisé dans sa dernière exhortation post-synodale, premier pape à faire ce curieux emprunt à la phraséologie marxiste-léniniste. À Lesbos il a voulu accomplir une action à haute portée significative allant en effet au-delà de ses appels et de sa pression politique sur les États européens et leurs institutions pour des mesures d’accueil sans limite et sans aucune discrimination de toutes les populations désireuses de s’installer en Europe.
Or, si les unes fuient la guerre, très nombreuses sont celles aussi qui migrent dans l’espoir de meilleures conditions de vie et de protection sociale.
Mais le pape entend manifestement balayer toute objection prudentielle sur les déséquilibres et les nouvelles situations conflictuelles qu’entraîneront toujours plus des implantations massives de populations dont l’assimilation à la culture de ceux qui les reçoivent ne sera pas forcément la préoccupation essentielle.
On sait combien il traite avec impatience ceux qui lui parlent des dangers d’un tel processus pour le présent et l’avenir du bien commun des nations européennes. François d’évidence n’est pas dans la continuité des soucis de saint Jean-Paul II qui lançait son exhortation pressante : « Tenez à l’identité culturelle de vos nations comme à la prunelle de vos yeux !». Et qui, dans son livre testament « Mémoire et identité » exaltait le modèle de « Jean III Sobieski qui sauva l’Europe du danger ottoman à la bataille de Vienne en 1683 – Victoire qui éloigna ce danger pour l’Europe pour une longue période » (ed. Flammarion, p 168).
François, indéniablement, ne veut pas considérer le refus explicite d’accueil de réfugiés musulmans par la plupart des 57 pays d’islam, et notamment les plus riches, tous adhérents à l’OCI (l’Organisation de la Coopération Islamique), institution fondamentale de « l’oumma » islamique. À ceux-là, il ne réclame rien !
Aussi les migrants musulmans, en très grande majorité rejoignent quasi inéluctablement les territoires de forte implantation en Europe de cette « oumma » où s’imposent totalitairement en tous domaines les prescriptions de la loi islamique, la charia.
Même s’il semble qu’il n’ait guère lu le Coran et les Hadîths qui, contrairement à ce qu’il affirme sans savoir, ne sont pas des livres de paix et de tolérance, François ne peut ignorer ce qu’il en est toujours en pays dominés par l’islam des populations non musulmanes dites « gens du livre », chrétiennes, juives, zoroastriennes. Elles sont vouées à un sort oscillant « entre jihâd et dhimmitude » selon l’expression de la grande historienne juive Bat Ye’Or.
La praxis de François non seulement n’incite pas à une politique de solidarité prioritaire pour nos frères chrétiens persécutés mais il pose un acte à des fins d’exemplarité.
Veut-il  que soit prépondérante l’implantation en Europe des masses islamiques alors que s’enflent les vagues migratoires des fidèles de l’oumma en un phénomène que nous avons qualifié de « tsunamigration » ?
On pourra toujours débattre pour savoir si François entendait imposer une politique selon sa charité ou une charité selon sa politique.
Mais il nous semble que la charité en politique avait toujours pour le moins consisté à épargner aux peuples des politiques s’étant avérées catastrophiques pour d’autres.
Et justement, nous revoilà sur l’exemple du Liban où l’on sait de quel prix de guerre civile fut payé l’accueil généreux sans mesures de prudence appropriée de Palestiniens fuyant jadis le jeune État d’Israël.
Ce Liban, en grande partie enclavé dans la Syrie, a aujourd’hui reçu environ un million et demi de réfugiés. Mais la vérité aussi, c’est que chacune de ses trois composantes majeures de population a accueilli ses réfugiés « frères » à des fins d’équilibre numérique et de survie : les sunnites avec les sunnites, les chiites avec les chiites, les chrétiens avec les chrétiens.
François Hollande, désatreusement inculte sur cette réalité, comme sur tant d’autres, a cru se rendre plus populaire là-bas que chez nous en allant prodiguer à bon compte des promesses financières avec un argent que la France n’a pas, à la différence des puissances islamiques protectrices du chiisme ou du sunnisme.
On ne pouvait être qu’apitoyé en considérant combien il adoptait mimétiquement les postures du François de Rome. Mais si ce dernier a suscité la tristesse voire la révolte de tant de chrétiens se sentant abandonnés, Hollande a du moins réussi à faire pour quelques heures l’unanimité libanaise : suscitant en effet une moquerie générale.

Pauvre chrétiens abandonnés ! Et pauvre France !