Nos amis écrivent
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« Michel de Saint-Pierre - une biographie »
Superbe biographie que
celle consacrée par notre ami Thierry Bouclier au grand écrivain catholique
Michel de Saint Pierre que nous avons bien connu alors qu’il était en effet,
comma l’a écrit Thierry, « à nos côtés pour mener les bons combats ».
Mais la vérité exige d’écrire
que cet inlassable et si sympathique défenseur de la foi catholique et de la
patrie, nous rejoignant dans l’aventure de Présent et des journées d’Amitié
Française, ne nous avait pas attendu pour s’engager bien avant nous dans
plusieurs de ces bons combats.
Au cours des 14 chapitres
constitutifs de son ouvrage, Thierry Bouclier nous campe d’abord avec talent ce
qu’il intitule « la jeunesse d’un aventurier », puis « l’aristocrate
de la littérature ».
Dans le troisième
chapitre, c’est sous la mention de « Pour l’amour de Dieu » qu’il
évoque l’activité inlassable de Michel de Saint Pierre pour la défense de la
civilisation et de la foi.
Il titre le chapitre 4 :
« Fidélité à la parole donnée ». C’est naturellement l’engagement qui
fut celui de Michel de Saint Pierre dans la défense de l’Algérie française qu’il
rappelle. Nous avons lu avec émotion le récit de sa réception en janvier 1968
par le Général de Gaulle mais aussi, facilitée par son beau-frère Michel Poniatowski,
celle de son amitié avec Georges Pompidou.
Bouclier a bien sûr évoqué
les meilleurs moments et choisi les meilleures pages des combats de Michel de
Saint Pierre pour la défense de la messe traditionnelle, et notamment celle de
son entretien avec Saint Jean-Paul II.
Vient ensuite un beau
chapitre 8 titré « Aux côtés d’Israël » et où on peut lire avec
attention le paragraphe « L’amitié avec des juifs dans la vérité ». Nous
y trouvons là sans doute le résumé de la doctrine du cercle d’Amitié Française
juive et chrétienne que nous fondâmes jadis avec Jean-Pierre Cohen pour
répliquer à la désinformation sur l’affaire de Carpentras.
C’est au chapitre 9 que Thierry
Bouclier narre des engagements politiques de Michel de Saint Pierre, et
notamment son total et vigoureux soutien à notre initiative de lancement de la
campagne de « boycott des Jeux olympiques à Moscou au pays du Goulag ».
On lira encore un beau
chapitre sur les grands romans d’écrivains et au chapitre 11 une superbe
fresque consacrée à « Monsieur de Charette chevalier du roi ». Mais c’est
aussi dans la bataille pour l’école libre que le grand écrivain et grand
militant a su remarquablement s’investir.
Ce fut hélas, note
Bouclier, une victoire à la Pyrrhus.
Au chapitre 13, on
trouvera de belles pages sur l‘Afrique du sud intitulées « Au pays des
Afrikaners ». Enfin, l’auteur de cette belle biographie nous a livré un beau
et dernier chapitre sous le titre « L’humble serviteur s’en est allé ».
La biographie de Michel de
Saint Pierre est ainsi conclue avec cette dernière phrase : « À l’heure
où sa vie s’est achevée au milieu des siens, aucun jour n’avait passé comme il
le souhaitait, sans qu’il ait cessé de prier, d’aimer, de tenir la plume ».
Merci à Thierry Bouclier
de son beau travail de piété filiale !
Via Romana, 24 €.
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Amazones – 30 portraits de femmes irréductibles.
Voici le quelque
quatre-vingtième des ouvrages de notre ami Alain Sanders. Celui-ci est consacré
à son évocation de 30 grandes figures de femmes ayant marqué l’histoire au long
des siècles, depuis Boudicca (30 – 61), la reine guerrière celte contre les Romains,
et celle de la Kahina (675 – 703), reine berbère et figure de la résistance de
l’Algérie aux envahisseurs musulmans.
Le modèle de la Kahina est
cher aujourd’hui à nos amis de la résistance nationale kabyle contre le
totalitarisme de l’État algérien modelé par les services russes de Vladimir Poutine.
Au gré des pages, nous
lirons les biographies d’Héloïse (1092 – 1164), une des intellectuelles majeures
du Moyen-Âge, célèbre aussi pour sa relation passionnée avec Pierre Abélard.
Sanders nous conte ensuite
qui fut Christine de Pisan (1364 – 1430), une des plus belles lumières féminines
du Moyen-Age.
Voici après cela l’évocation
de Marie Stuart (1542 – 1587), reine des cœurs et martyre catholique par son
ignominieuse exécution ordonnée par sa cousine la protestante Elisabeth I°, qui
la tiendra en captivité pendant 19 ans avant de la faire exécuter le 8 février
1587 au château de Fotheringhay dans des conditions de sauvagerie qui passent l’entendement.
Changeons maintenant de
continent en allant à la biographie de Kateri Tekakwitha dont, le 3 janvier
1941, Pie XII déclarera officiellement que la jeune iroquoise avait pratiqué de
façon héroïque toutes les vertus chrétiennes. Lors du tricentenaire de sa mort
en 1980 Kateri Tekakwitha fut béatifiée par Saint Jean-Paul II, étant ainsi de
fait la première amérindienne béatifiée par l’Église catholique.
Au gré des pages, on lira encore
la biographie de Madeleine de Verchères (1678 – 1747), héroïne de la Nouvelle-France.
On en vient ensuite à Olympe de Gouges (1748 – 1793), que Sanders désigne comme
une victime expiatoire de la révolution misogyne. Elle sera guillotinée le 3
novembre 1793 à Paris. Sanders conclut sa biographie avec ces deux dernières
phrases : « Dans une société qui refusait aux femmes toute voix
politique, elle osa crier, revendiquer et contester. Sa condamnation montre les
limites de la Révolution française qui proclamait l’égalité tout en excluant la
moitié de l’humanité ».
La biographie centrale de
ces 30 portraits de femmes irréductibles est bien sûr celle de Marie-Antoinette
(155 – 1793), la reine martyre. Sanders conclut la courte biographie qu’il lui
a consacrée par les mots suivants : « Adorable bergère,
prisonnière humiliée, épouse diffamée, mère poignardée par l’immondice,
souveraine martyrisée… Non, la reine n’est pas morte, vive la reine ! ».
La biographie qui suit est
presque naturellement celle de Charlotte Corday qu’il appelle « l’héroïne
plutarquienne contre un terroriste sanglant », évoquant par là l’élimination
par cette jeune héroïne du terroriste Marat.
Poursuivant notre lecture,
nous nous arrêterons sur la figure de Louise Michel (1830 – 1905), la « vierge
rouge de la Commune de Paris » envoyée en exil en 1873 en
Nouvelle-Calédonie et qui mérite, quelles que soient ses idées, notre
admiration.
Nous nous arrêterons
encore sur le chapitre consacré à Anne de Rochechouart de Mortemar, duchesse d’Uzès,
une des figures les plus singulières de l’aristocratie française de la fin du
19 ° siècle et du début du 20° siècle.
Nous y apprenons qu’héritière
d’une des plus nobles familles de France, elle fut à la fois militante
monarchiste, philantrope, pionnière de l’automobile et première femme française
à obtenir un permis de conduire. En 1867, Anne épouse Emmanuel de Crussol, douzième
duc d’Uzès, héritier d’une autre grande famille aristocratique française, la
famille de Crussol.
Espérons que ce qui
précède donnera à nos amis l’envie de lire l’ensemble des 30 biographies
écrites par Alain Sanders sur toutes les grandes amazones qui nourrissent sa
culture sans parti pris.
Bernard Antony