lundi 30 novembre 2020


L’AGRIF communique :

 

Ce dimanche 29 novembre 2020, le Conseil d’État a fermement jugé que la jauge inique de 30 fidèles dans les lieux de culte imposée par le gouvernement au détriment de la justice, du bon sens et de la parole donnée par Emmanuel Macron au président de la Conférence des Evêques de France, était manifestement illégale. Il a donné 3 jours au gouvernement pour fixer une nouvelle jauge en proportion de la surface des édifices cultuels.

 

L’AGRIF, pour sa part, est intervenue dans cette procédure conformément à ses statuts de défense des Chrétiens, comme lors des deux précédents référés, avec la Fraternité St Pierre, l’Institut du Christ Roi, l’Institut du Bon Pasteur, la Fraternité St Vincent Ferrier, le Monastère du Barroux et l’Opus sacerdotale. De son côté, la Fraternité Saint Pie X, qui était également intervenante lors des deux premiers référés, a été contrainte cette fois de se concentrer sur un référé-liberté, avec succès, contre le Préfet de Paris qui prétendait interdire de célébrer une messe lors d’une manifestation déclarée. Outre l’association Civitas qui était requérante, l’Association Pour la messe - qui a recueilli plus de 110.000 signatures pour libérer le culte, Mgr Luc Ravel archevêque de Strasbourg, les Associations Familiales Catholiques, le Comité Protestant Evangélique pour la dignité humaine, ainsi que les Pères Abbés de Solesmes, Fontgombault, Randol, Triors, Donezan et Wisques sont également intervenus dans cette dernière procédure.

 

L’AGRIF tient à souligner que cette action des Evêques n’aurait probablement pas eu lieu sans la convergence initiale du mois de mai 2020 puis d’octobre 2020 de la diversité des catholiques de conviction.

 

L’AGRIF ne peut que se réjouir qu’une telle action ait été menée pour la première fois non seulement par la Conférence des Evêques de France et l’archevêque de Paris mais également, pour l’une de ses toutes premières actions judiciaires, par l’association Croyances et libertés présidée par le Président de la CEF et créée en 1996 pour ne pas laisser le monopole de la défense des Chrétiens à l’AGRIF.

 

AGRIF

 

vendredi 27 novembre 2020

Épiscopat : heureuse réaction de la 11° heure !

 

 


Mieux vaut tard que jamais !

Nous avons entendu Mgr de Moulins-Beaufort exprimer sa satisfaction d’avoir « découvert » la procédure du « référé-liberté » devant le Conseil d’État.

La Conférence des Évêques de France (CEF) a ainsi embrayé avec un certain retard à l’allumage sur les référés initialement intentés par l’AGRIF et les institutions religieuses  du catholicisme de conviction s’en remettant à la compétence de son avocat coordinateur, mais encore aussi par d’autres associations.

Après les malheureux mots blessants de l’archevêque de Paris Monseigneur Aupetit, à l’égard des prêtres refusant de se soumettre aux illégitimes et illégaux ukases gouvernementaux d’interdiction de la liberté de célébration publique du Sacrifice de la messe, plusieurs courageux évêques ont exprimé leur soutien aux fidèles, très majoritairement jeunes et de plus en plus nombreux manifestant contre d’insupportables diktats gouvernementaux.

Mais manifestement, c’est le très mauvais et très humiliant jeu de rôle mensonger joué par le duo des dirigeants de l’exécutif qui explique le ressaisissement enfin de Mgr de Moulins-Beaufort. M. Macron et M. Castex se sont en effet conduits à son endroit le premier comme « le gentil flic », l’autre comme « le méchant flic ».

Le premier, ce dernier mardi, rassurait l’archevêque de Reims : bien sûr, le gouvernement allait revenir sur la mesure bête et méchante d’interdiction générale d’une assistance aux messes de plus de trente personnes.

Le second, le surlendemain, confirmait pourtant la mesure discriminatoire et persécutrice. À qui fera-t-on croire que le I° ministre Castex se serait permis de désavouer le président de la République Emmanuel Macron ?

Ou bien alors, cette République, qui est déjà celle d’une radicale inversion des valeurs de la loi naturelle, est devenue aussi le royaume de foutriquet !

Toujours est-il que Mgr de Moulins-Beaufort, par un élémentaire réflexe d’honneur pour lui-même et l’ensemble des fidèles catholiques, ne pouvait pas accepter cette rebuffade. L’épiscopat dans son ensemble s’est déjà tellement aplati depuis un demi-siècle face à des gouvernants imposant les lois de la culture de mort !

Quand, en tant que personne morale, il réagit enfin, fût-ce à la onzième heure, on ne saurait que s’en réjouir... Lire la suite : 

 

https://www.lagrif.fr/episcopat-heureuse-reaction-de-la-11-heure/

mercredi 25 novembre 2020

Les délices de micro-Néron

 

Au soir du 24 novembre, de l’an de grâce 2020, Macron, ce « micro-Néron » s’est à nouveau adonné hier à la jouissance de l’étalage sur les « chaînes » de son pouvoir minutieusement totalitaire sur les Français.

Tel le si paternel dictateur Nord-Coréen Kim Jong Un, il a longuement détaillé ses impératives décisions sur ce qui est bon pour les Français.

Dans leur intérêt bien sûr, il ne tolère toujours pas que dans leur ensemble ceux-ci puissent aller se promener là où ils veulent et aussi longtemps qu’ils le veulent. Mais sa bienveillance si généreuse fera, s’ils sont sages, qu’ils puissent bientôt sortir un peu plus loin et un peu plus longtemps.

En attendant, pour leur bien, il ne tolère paternellement pas, sans doute en raison des dangers qui les y guettent en ce moment, qu’ils puissent se laisser aller à l’imprudence de se promener sur d’immenses plages désertes ou dans d’angoissantes forêts profondes ou dans de vastes campagnes par trop menaçantes.

Ils pourraient en effet être agressés dans des embuscades épidémiques ou plus malencontreusement encore, transmettre leurs propres virus aux crabes ou aux crevettes, aux taupes ou aux sangliers.

Micro-Néron, dépassant le principe obsolète de la séparation de l’Eglise et de l’Etat s’est arrogé aussi la haute charge de pontifex maximus, décidant souverainement le mardi que ne soit célébré aucun culte devant plus de trente personnes dans les petites chapelles comme dans les vastes cathédrales. Mais pour être agréable à son si complaisant président des évêques de France, de plus en plus inquiet de la révolte qui gronde et de l’annonce de la grève du denier du culte, il fait annoncer ce jour qu’il révisera cela le jeudi. Car tel sera son bon plaisir.

Monseigneur de Reims s’en émeut respectueusement.

Sous les rideaux de fumée des invocations d’une République en marche, Emmanuel Macron, instaure ainsi peu à peu une capricieuse monarchie de Micro-Néron, batarde de Big-Brother et du père Ubu.

lundi 23 novembre 2020

Délit d’ « écocide » ? Soit ! En commençant par l’I.V.G

 

Le garde des Sceaux, Eric Dupont-Moretti et la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili ont annoncé hier l’inscription à venir, dans le code pénal, d’un nouveau délit: « l’écocide ».

L’échelle des peines, selon la gravité des atteintes à l’environnement et à la nature, devrait être bientôt publiée. Elle irait de 375 000 euros d’amendes à 4,5 millions et de trois à dix ans d’emprisonnement.

Les « écologistes » voudraient que soit introduite dans le texte la qualification de « crime » pour certains délits. Mais ceci, a objecté Mr Dupont-Moretti, se heurte à un obstacle de constitutionnalité. Quoi qu’il en soit, en toute logique, les délits les plus graves à être reconnus ne devraient-ils pas être ceux qui tombent sinon sous la qualification de « crime » du moins sous celle de « meurtre » ?

On voit mal comment l’avortement délicatement appelé « I.V.G », et qui est toujours constitué par la mise à mort d’un enfant à naître, ne tomberait pas, pour le moins, dans la nouvelle catégorie des « écocides ».

Le premier des délits contre la nature n’est-il pas de toute évidence celui qui vise la nature humaine ?

On attend avec intérêt de connaître les députés qui exigeront l’inscription de l’I.V.G dans le registre des « écocides » ?

 

 

vendredi 20 novembre 2020

Et s’il y avait un complot sur « la théorie du Complot » ?


Sauf notables et rares exceptions, je ne connais pas de profession plus conformiste, plus formatée, plus conditionnée, plus mimétique que celle des journalistes qui nous caquètent d’une chaîne à l’autre, privée ou publique, les mêmes obligatoires considérations.

Tous s’accordent, du matin au soir, pour évoquer semblablement, répétitivement la nocivité de ce qu’ils nomment « la théorie du Complot » et affirmer qu’il faut citoyennement la combattre, en traquer les adeptes.

Ainsi, ce matin, une énième fois, est à l’ordre du jour, la vraiment très très inquiétante adhésion à la théorie du complot de partisans du Rassemblement National.

Cela est en effet angoissant. La République serait donc alors vraiment en danger !

On le sait, militant de la droite de conviction, je ne suis pas, tant s’en faut, un adepte de tout le corpus d’idées et de positions de Marine Le Pen. Disons ici, pour faire bref, qu’en dehors de leur bon anti-immigrationnisme et de leur affirmation souverainiste, je les trouve bien conformistes aussi et surtout tristement éloignés d’une authentique volonté d’écologie humaine. Mais puisque ce parti serait entaché par une grande perméabilité à la dangereuse « théorie du complot », j’aimerais tout de même que l’un de ceux qui la dénoncent explique enfin ce que l’on entend par là ?

Pour ma part, je sais que l’histoire est riche d’une innombrable multitude de complots. Ces complots seraient-ils les mille facettes « du Complot » ? Quelle en est alors la théorie interprétative ? Et voilà que surgit dans ma pauvre mémoire un foisonnement de complots.

Et d’abord ceux dont est riche la Bible et qui ont souvent nourri les tragédies de Shakespeare et de Racine. Celui de Mardochée et de la belle Esther, celle-ci séduisant Assuérus pour lui faire éliminer l’antisémite Aman et tous les siens ; celui de l’héroïque Judith, au charme rayonnant, fine mouche endormant la méfiance de l’abominable général assyrien Holopherne.

-Voici venir aussi les meurtrières Athalie et Jézabel.

Et le complot des complots : celui du Sanhédrin achetant l’apôtre Judas Iscariote pour qu’il leur livre Jésus.

-Voici maintenant l’incomparable Cléopâtre dans ses œuvres d’élimination et de séduction.

-Voici Catalina et sa conjuration dénoncée par Cicéron ; et voilà Marcus Junius Brutus à la tête de la conspiration aboutissant à l’assassinat de Jules César.

Sautons les siècles : évoquons au moins le Complot des poudres de 1605, éventé mais remarquablement manigancé par des nobles catholiques pour faire sauter avec 36 barils de poudre le Parlement de Westminster, avec dedans le roi Jacques I° et les parlementaires.

On n’en finirait pas d’évoquer les complots des guerres de religion.

Alors, sans attendre, évoquons en vrac ceux des Illuminés de Bavière et ceux de la Loge des neuf sœurs, et tous ceux des girondins et tous ceux des jacobins ; et la « conspiration des égaux » de Gracchus Babeuf, et celui du chouan Cadoudal organisant l’attentat de la rue Saint Nicaise contre Bonaparte ; et tous ceux des Carbonari et autres sociétés secrètes anarcho-terroristes, et des adeptes du « Catéchisme du révolutionnaire » de Bakounine.

Il faudrait ne pas oublier les complots des Oustachis croates et ceux de la Main noire serbe, et aussi d’une autre Main noire, l’andalouse ; ni le complot tramé par le prince Ioussoupov pour liquider Raspoutine.

Viennent alors les complots bolcheviques tramés par Lénine et Parvus (voir Soljenitsyne) et par Trotski aboutissant à la révolution d’octobre.

À la suite de quoi, tous les complots de Staline mais surtout la traque de tous les complots inventés pour nourrir les procès de Moscou et notamment, après la seconde guerre, la fameuse répression antisémite du mirobolant « complot des blouses blanches ».

Chez nous, en France, pour ce qui est du célèbre complot dit de « la Cagoule », un des grands connaisseurs en fut un certain François Mitterrand. Tout bonnement parce qu’il en fut. Et il garda d’ailleurs, jusqu’au bout, ses amitiés avec les principaux protagonistes.

Terminons enfin cette courte rétrospective de complots bien réels avec celui qui aboutit au 13 mai 1958 ramenant le général De gaulle au pouvoir.

Alain de Sérigny, qui avait été le directeur de « l’Écho d’Alger », écrivit sur cela son livre « Les treize complots du 13 mai ».

Alors, un ou plusieurs, il n’est pas d’historien pour nier qu’il y eut complot.

Il y a eu ainsi dans l’histoire des milliers de complots réels qu’ont pu mener en effet des praticiens quelquefois aussi théoriciens des techniques et de l’art du complot comme Lénine.

Mais cette constatation ne rend pas adepte de « la théorie du Complot », ce qui, à bien lire, renvoie à l’idée d’une théorie unique, précise, (« la » théorie) d’un seul complot (« du » complot).

Aussi, ce que les medias attaquent sous l’imputation de « complotisme, ce n’est pas la participation à un complot mais l’adhésion à la théorie unique du complot unique, ou pour mieux dire encore, à la mythique théorie d’un mythique complot.

Or, s’il y a bien quelque chose qui semble bel et bien pouvoir relever d’un complot, sans qu’il soit unique, et sans que nous ayons accès à sa théorisation à la manière de Gramsci, c’est bien l’extraordinaire mimétique connivence de presque tous ceux de la nomenklatura médiatique dans la dénonciation des adeptes de « la théorie du complot ».

Alors surgit l’aveuglante réalité que ce sont eux les adeptes, les propagateurs, matin, midi et soir, de la théorie du complot !

Oui, finalement, les vrais complotistes ne sont-ils pas ceux qui vivent de la sempiternelle et obsessionnelle dénonciation du complotisme !  

Oui, il y a plus dangereux que les complotistes, ce sont les vrais comploteurs !

Pour le reste, sur une crise « simultanément » sanitaire, politique, économique, psycho-pathologique, culturelle, telle que celle déclenchée par le coronavirus en même temps que celle propagée par le « corano-virus », comment ne se grefferaient pas des visées de conditionnement et de manipulation totalitaires de la masse des braves gens abrutis par tous les virus des désinformations étatiques ou des puissances financières supra-nationales ?

Et comment, dans ce contexte, n’apparaîtraient pas, outre de nécessaires observations, analyses et révélations de scandaleuses connivences et de perverses entreprises liberticides de domination mondialiste, quelques interprétations de la réalité par trop globalisantes et quelquefois un brin farfelues.

On ne saurait s’en inquiéter. Elles ne sont qu’une inéluctable conséquence réactive des cataractes de désinformation médiatique déversées chaque jour.

Le problème, c’est que l’apparition d’un vaccin spirituel et moral généralisé de déconditionnement et de libération anti-totalitaire ne semble pas être pour demain.

Alors, sans l’attendre, continuons le combat à la Lumière de Celui qui a dit : « la Vérité vous rendra libres ».