Bonne nouvelle contre la barbarie euthanasique du côté du Sénat où a été très heureusement rejeté hier un des articles centraux du texte voté par l’Assemblée nationale sur « l’aide à mourir » …
Avec comme toujours, bien sûr, bien sûr, l’obligatoire mention très « Grand-Orientée » et répétitive : « l’aide à mourir dans la dignité ».
Comme s’il y avait une alternative qui serait celle de mourir dans l’indignité !
Comme si l’indignité n’était pas du fait de ceux qui infligent la mort et non de ceux qui, favorables à la vie jusqu’au bout, font le choix de soins palliatifs pour adoucir autant que possible les derniers moments de la vie d’un être humain.
Laurence de Charette écrit aujourd’hui notamment dans son important bloc-notes dans le Figaro : « Contrairement à ce que l’on entend si souvent, l’instauration de l’euthanasie ne concernerait pas uniquement ceux qui voudraient y avoir recours, à la manière d’une nouvelle enseigne où l’on serait libre de se rendre ou pas, elle signerait un acquiescement de la société aux doctrines matérialistes et utilitaristes, qui chassent les autres.
C’est pourquoi, la sagesse exige, avant toute autre chose – comme un préalable à toute réflexion honnête sur l’euthanasie, mais aussi comme une urgence humanitaire - la généralisation des soins palliatifs ».
Annexion trumpienne du Groenland ? quid de l’Ukraine ?
On lit dans les médias de ce jour que ce serait grâce à l’habileté de Mark Rutte, le secrétaire général de l’OTAN, que Donald Trump aurait renoncé, au moins provisoirement, à s’emparer du Groenland et simultanément à retirer sa menace de nouveaux droits de douane visant huit pays européens.
Notons, comme l’excellente Isabelle Lasserre, qu’à Davos la réponse la plus ferme à la prétention trumpienne aura été celle de Mark Carney, le premier ministre du Canada.
Ce dernier a appelé ses alliés à « sortir du mensonge » et les puissances moyennes à « ne plus accepter la vassalisation et le défaitisme ».
Mais on attend surtout maintenant de savoir quelle va être la politique du chef de la Maison Blanche vis-à-vis de l’Ukraine alors que ce malheureux pays, envahi et systématiquement détruit pour la quatrième année consécutive par la Russie poutinienne, n’a pas, tant s’en faut, reçu des pays de l’Union européenne les aides militaires promises.
Mais il semble aussi que Trump, après tant de revirements, persiste toujours à retomber dans son étrange indulgence que rien ne justifie pour la Russie poutinienne.
Certains ont même invoqué la véritable fascination de nature hypnotique qu’exercerait sur lui Poutine avec son regard de cobra. À l’inverse, on ne perçoit pas ce qui sidérerait Poutine chez Trump.
Je relis en ce moment quelques pages de « L’homme contre lui-même » et de « L’intelligence en péril de mort » du grand philosophe belge aristotélicien et thomiste Marcel de Corte que la Providence m’a permis de rencontrer. Je me souviens qu’au cours d’une conversation qui suivit sa première conférence à Castres, il nous avait parlé des confidences stupéfiantes qu’il avait reçues d’intellectuels belges ayant conversé avec Adolph Hitler, certains lui avaient avoué que le triste personnage les avait littéralement subjugués. Sans doute y a-t-il là partiellement l’explication de ce que j’appelle « le phénomène collabo » que Charles Maurras avait pour sa part magistralement analysé dans une lettre sévère à Robert Brasillach.
Comment comprendre aujourd’hui analogiquement l’adhésion fanatique de certains tradis cathos pour le poutinisme ?
Comme quoi la politique n’est pas seulement affaire d’idéologie mais tout autant de psychiatrie.