Ainsi Maduro, le dictateur communiste du Vénézuéla kidnappé, connaît-il aujourd’hui le sort jadis réservé au général Noriega, le grand trafiquant de drogue, dictateur du Panama. On ne pleurera certes pas sur le sort de Maduro. Mais on peut d’emblée observer que, quoiqu’il ait été jusqu’ici l’allié de Poutine, qui disposait pourtant de renseignements sur l’opération spéciale yankee, ce dernier ne s’est pas beaucoup démené pour la faire échouer, ni même pour la dénoncer au-delà d’une indignation circonstancielle.
Notons encore que Maduro, face à la menace évidente qui depuis plusieurs semaines pesait sur lui, a été beaucoup moins intelligent pour essayer de la conjurer que Bachar El Assad, le dictateur bassiste syrien fuyant, avec sa famille et semble-t-il une partie de sa fortune, le pays alaouite pour Moscou où, en prévision de temps difficiles, il avait pris soin d’acheter de luxueux appartements et autres participations à des affaires d’oligarques.
De quoi passer des jours paisibles tant que cela n’indisposera pas le maître du Kremlin. Ce dernier, il est vrai, veille à ce que sa réputation d’hôte protecteur fiable auprès d’éventuels « requérants d’asile », comme on dit en Suisse, riches réfugiés des pays du Golfe ou autres paradis fiscaux, ne soit pas entachée par de frauduleuses manipulations d’oligarques.
Mais, revenons maintenant à l’arrestation indéniablement réussie du triste Maduro et de sa femme.
La manière dont les hommes des forces spéciales de l’armée et des polices anti-stups les ont alpagués, filmés sous toutes les coutures, par toutes les caméras appropriées pour ce genre d’affaire, ne vous a-t-il pas fait penser aux antiques exhibitions des vaincus comme autant de trophées ?
Sauf que le président-gangster, le communiste Maduro, n’a pu jeter ses armes aux pieds d’un Trump sûr de lui et dominateur comme l’honnête Vercingétorix le fit aux pieds du divin César, avant que cet Imperator sans générosité ne le fasse avancer enchaîné vers la prison Mamertine où le courageux chef gaulois fut détenu et étranglé, exécuté avant les saints apôtres Pierre et Paul.
Trump, il est vrai, nous offre au moins quasi quotidiennement le spectacle toujours renouvelé de son orgueil d’Imperator d’une Amérique s’étendant désormais de l’Alaska à la Terre de Feu.
Nous aurons l’occasion d’en reparler.