Opération Maduro : une opération militaire majeure et (au moins) une taupe…
Dans la nuit du 3 janvier 2026, les États-Unis ont mené une opération militaire majeure au Venezuela. Pour capturer le dictateur communiste Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores à Caracas.
Appelée Operation Absolute Resolve, elle a impliqué une coordination sur plusieurs mois entre l’administration Trump, le Pentagone, la CIA et d’autres agences de renseignement. Plus de 150 appareils américains, dont des bombardiers, des chasseurs, des drones et des avions de guerre électronique, ont neutralisé les défenses vénézuéliennes et permis l’entrée rapide des forces d’élite de la Delta Force au cœur de Caracas.
Ces commandos ont localisé, encerclé et extrait Maduro en quelques heures. Un exploit logistique et tactique rarement vu — qui a surpris jusqu’aux experts militaires.
Selon les autorités de Caracas, l’assaut a été sanglant : plus de 100 morts, dont des civils, des militaires vénézuéliens et des mercenaires cubains, et un nombre similaire de blessés.
Officiellement, Washington justifie l’opération comme une action de droit pénal international contre le narcotrafic et le narcoterrorisme, visant à traduire Maduro en justice aux États-Unis. Une histoire de simple police…
Quelques juristes de gauche et quelques think tanks du même métal ont dénoncé l’opération comme relevant « d’une violation flagrante du droit international et une attaque militaire non autorisée par l’ONU ». Parler de « violation du droit international » contre une dictature illégitime, illégale, tortionnaire, oppressive et dénoncée comme telle par l’ONU elle-même (mais qui, aujourd’hui, demande la libération de Maduro, va comprendre Charles…), faut oser !
On nous explique que l’extraction violente d’un chef d’État étranger pour le juger sur le sol américain redéfinit les frontières de la souveraineté et crée un dangereux précédent politique et juridique. Ce n’est pas l’avis des Vénézuéliens aux liens depuis des décennies. Ni celui des Cubains, des Nicaraguayens, des Colombiens notamment.
Convenons, car nous ne sommes pas naïfs, que la lutte contre la drogue n’est qu’un prétexte stratégique. Derrière l’opération se dessine bien évidemment la volonté américaine de contrôler les immenses ressources pétrolières vénézuéliennes et de renforcer sa position géopolitique en Amérique latine face à la Russie, la Chine et l’Iran. C’est-à-dire face à trois ennemis implacables de l’Occident. La saisie de navires pétroliers et l’ambition d’acheminer des dizaines de millions de barils vers les États-Unis confirment un intérêt bien plus large que la seule lutte antidrogue.
De nombreux sondages dans la région (par exemple à Cuba) montrent un soutien populaire à l’arrestation de Maduro et traduisent l’appel à en finir avec un régime encore pire, si faire se peut, que celui du Venezuela, celui du Nicaragua.
Pour l’heure, à Caracas, Delcy Rodríguez a été installée comme présidente par intérim. Au grand désespoir de l’opposition vénézuélienne qui ne saurait se contenter – et elle ne s’en contentera pas – de ce remaquillage bâclé avec le maintien en place des complices les plus actifs de Maduro. Mais il faut bien comprendre que cette opération aux petits oignons ne s’est pas faite sans la présence de taupes dans l’entourage de Madiro. A commencer par un ou deux hommes de la garde rapprochée cubaine de Maduro (il se méfiait de ses propres compatriotes et s’en remettait aux Cubains pour sa propre sécurité, à tort, la preuve). Quelqu’un a pu décrire avec précision l’intérieur de sa maison, pièce par pièce et le (ou les) même sans doute a prévenu les Américains de l’endroit précis où Maduro dormait avec sa femme ce jour-là : un jour à saisir, le couple parano jusqu’à l’os ne dormait ensemble que très rarement.
L’autre taupe évidente, c’est Delcy Rodriguez, la vice-présidente donnée comme la fidèle parmi les fidèles (et son frère Jorge, président de l’Assemblée nationale). Le fait que les Américains aient acté la transition via Delcy Rodriguez est la preuve que tout était dealé par avance. Des tractations secrètes – mais de nos jours rien n’est secret très longtemps – entre Delcy Rodriguez, son frère Jorge, une poignée de militaires vénézuéliens, et les Américains ont eu lieu en avril et en septembre derniers. Ils ont lâché Maduro non pas parce qu’ils ne seraient plus chavistes, mais pour conserver le pouvoir et continuer à faire du Maduro à la place de Maduro devenu une planche pourrie.
Il est évident que ce deal ne peut durer. Trump attend le moindre dérapage de Delcy Rodriguez et de ses comparses pour les débarquer à leur tour. Le plus tôt sera le mieux. Et si l’opposition anticommuniste vénézuélienne faisait le travail sans attendre, ce n’en serait que mieux.
Alain Sanders