Je n’ai jamais eu la moindre sympathie pour le Parti démocrate américain dirigé par toute une intellocrassie gauchiste et peuplé par tout ce que le pays compte d’agitateurs révolutionnaires woke.
Mais, comme je l’ai maintes fois exprimé sur ce blog ou dans Reconquête, je n’en ai pas davantage pour les traîtres avérés tel le président Trump qui, au-delà même de ses multiples côtés abominables d’adorateur du Veau d’Or, au cœur même du système de corruption politique et financier dont il est depuis longtemps l’instigateur en chef, s’est avéré comme l’homme-lige du multi-criminel de guerre Vladimir Poutine.
Ce dernier, faut-il le rappeler, est issu de l’abominable Tcheka, devenue KGB, pièce essentielle du système totalitaire de terreur soviétique, responsable des millions de morts dans les exterminations de masse ou les tortures systématisées dans l’enfer stalinien de la Loubianka au centre même de Moscou.
Mais Trump n’avait cure de cela. Depuis des années, mû par le seul intérêt du « business » et des « deals », il se plaisait à honorer Poutine qui le fascinait et tout autant Xi Jinping, et encore le dictateur nord-coréen Kim Jong Un. Et cela ne l’empêchait pas d’envisager régulièrement la recherche d’autres deals encore avec les chefs iraniens, même après avoir éliminé nombre de leurs dirigeants. Tout cela dans une indifférence grandissante pour l’héroïcité du peuple ukrainien dans sa résistance, depuis cinq ans, aux innombrables crimes de guerre de l’envahisseur russo-poutinien.
Trump avait promis aux Américains de ne plus jamais, désormais, leur imposer quelque guerre que ce soit. Or, il a déclenché celle contre l’Iran sans aucune cohérence stratégique. Si bien que le détroit d’Ormuz, jusque-là ouvert à la navigation, leur a été fréquemment interdit ainsi que fermé à la plupart des autres marines occidentales.
La vérité, c’est que c’est Trump qui a entraîné les Américains dans la guerre du Golfe persique. Il a ainsi commencé à se couper d’une part importante de sa base « MAGA ». Et le renchérissement du prix des carburants a accentué le processus. C’est donc lui qui a été pour l’essentiel indéniablement la cause, en cette journée de vote des Midterms de la défaite électorale du Parti républicain.
Avec le transcendant culot qui le caractérise, il a prétendu que si sa photo avait figuré sur les bulletins de vote, les Républicains auraient remporté ces élections ! À l’évidence, il n’a qu’une piètre opinion de ses électeurs ! Mais, la vérité encore, selon les meilleurs spécialistes des États-Unis, c’est que c’est une grande partie de ses électeurs qui a désormais une piètre opinion de lui !
Bien sûr, avec les moyens que la constitution américaine donne au président (gouvernement par décrets, droit de véto, etc) Trump pourra tenir encore longtemps à la Maison Blanche. Mais, combien de temps pourra-t-il résister aux commissions d’enquête que déclencheront contre lui non seulement des élus démocrates à la Chambre et au Sénat, mais aussi ceux des Républicains ulcérés de son abandon de l’Ukraine.
Un ancien ambassadeur de France aux U.S.A. exprimait hier soir, sur je ne sais plus quel « plateau », l’opinion que désormais Trump ne pouvait plus être qu’un « mort vivant ». Cela n’est pas impossible. Nous l’aurions préféré aujourd’hui encore vivant, mais n’étant pas devenu un zombi de Poutine ! Non, vraiment, Trump ne mérite pas que son buste soit ciselé dans le roc du Mont Rushmore.