lundi 19 octobre 2026

Paris brûle-t-il ? Oui et bien d’autres villes encore de notre vieux pays en ce 18 octobre 2026

Bien des cinéphiles français doivent encore avoir en mémoire le fascinant film « Paris brûle-t-il ? », sorti en salles le 27 octobre 1966, film franco-américain réalisé par René Clément et adapté du livre best-seller éponyme de Larry Collins et Dominique Lapierre.

Rappelons ici que ce film eut pour origine historique l’ordre donné réellement par Hitler, le 22 août 1944, au gouverneur allemand de la place de Paris, le général von Choltitz, de raser Paris en raison de l’avancée des troupes alliées libératrices. Ordre que, fort heureusement, le général n’exécuta pas, préférant signifier sa reddition.

On voit aujourd’hui les troupes du dictateur néo-soviétique Poutine exécutant son ordre de détruire jour après jour Kiev et les autres grandes villes d’Ukraine… À quoi résistent farouchement les troupes et la population ukrainienne…

Mais, ce samedi 17 octobre, le parti politique du camarade trotskyste Jean-Luc Mélenchon, du nom de France Insoumise, coordonnant l’action destructrice de maints groupuscules néo ou archéo-trotskystes et d’autres organisations diversement anarcho-syndicalistes ou plus ou moins crypto-bolcheviques, avaient manifestement reçu la consigne de détruire, piller, brûler et viser au lynchage de policiers partout où cela serait possible.

Nos chaines de télévision retransmirent donc tout au long de la soirée et tard dans la nuit des scènes de racailles d’ultra-gauche mêlées de frères musulmans ou de différents groupes de néo-cagoulards d’ultra-gauche, se livrer aux joies de lancer des pavés sur les policiers, de briser les vitrines et piller des magasins. Et cela culmina avec l’incendie de la mairie de Limoges alors qu’un peu partout étaient allumés des feux de haine.

Cela continua tard dans la nuit du 18 octobre alors que, à chaque heure qui s’écoulait, les unités de police, certainement pas toujours bien commandées et de plus en plus fatiguées, s’épuisaient à contenir la voyoucratie des pilleurs et des voleurs sans pouvoir compter, pour châtier les émeutiers appréhendés, sur l’appui d’une magistrature trop souvent complaisante sinon idéologiquement complice. Bref, une insurrection en bonne et due forme avec ses forcenés idéologiques et leurs relais politico-médiatiques. Et surtout, au sommet d’une République de plus en plus semblable à une termitière prête à s’effondrer, un État déliquescent dont le spectacle aurait très vite conduit un Bonaparte en dépression nerveuse.

Au soir du 17octobre, l’insurrection avait battu jusqu’à 150 mètres de l’Élysée alors que, selon nos informations, Macron qui bougeait de pièce en pièce de plus en plus hagard, ressemblait aux boyards aux abois dans le film d’Eisenstein « Yvan le Terrible ».

Le soir du 18, voilà que sur CNews l’on peut voir et entendre parler le camaradissime Mélenchon, au faîte de son culot de gramsciste patenté. Ce alors que un peu partout dans Paris, la racaille non seulement tenait « le haut du pavé » selon l’expression consacrée, mais se déployait au rythme des voyous assassins lanceurs de pavés sur la police. Beaucoup de policiers ne survécurent que grâce à la protection de leur casque, pas toujours suffisante pour éviter à certains d’être  assommés par les lourds cubes de granit.

Le dimanche soir 18 octobre, très tard dans la nuit, les chaines d’information en continue retransmettant les scènes de pillage et de vol et de véritables tentatives de meurtre sur les policiers un peu partout débordés, de la Place de la République, des grandes avenues et du quartier du Marais à Paris, au vieux port et à la Canebière à Marseille tandis que se lamentait dans cette ville le maire Benoît Payan et que celui de Limoges ne pouvait que regarder affligé les ruines fumantes du beffroi de son hôtel de ville. Et partout, de Toulouse à Nancy, de Bordeaux à la Place Bellecour à Lyon, les mêmes scènes de chaos.

Le pic de déshonneur étatique de la journée fut contenu dans les six minutes de discours aux Français d’un Macron aussi nul que d’ordinaire, n’ayant strictement rien d’important à annoncer, si ce n’est, scrogneugneu « comme d’hab », de la fermeté et de la rigueur. Et il a même promis d’être « intraitable ». Une fois cela (et après avoir refusé la démission du ministre de l’Intérieur annoncée) il s’est envolé pour les pays du Golfe persique, histoire, sans doute, de profiter du beau temps en ces lieux.

Cependant, ce matin du 19 octobre, sur le coup de dix heures, on pouvait entendre sur France Inter un intellectuel (de gauche bien sûr) exprimer sa certitude que ce n’était pas avec des mesures autoritaires que l’on pourrait contenir la crise. Macron ne l’avait-il pas déjà précédé il y a quelques jours en déclarant que les forces de l’ordre manquaient d’empathie pour les manifestants (sic) ? Cela, on s’en doute, était allé droit au cœur des policiers qui, certainement, devaient enfin s’aviser de ce qu’ils ne donnaient pas jusque-là un contenu suffisamment humanitaire à leur mission.

Néanmoins, certains analystes allaient jusqu’à se demander si les difficultés des forces de maintien de l’ordre et leurs manques patents de moyens n’avaient pas été perfidement concoctés par un gouvernement où l’on croyait pouvoir tabler sur l’idée que les exactions et les incendies entraineraient un retournement de l’opinion en sa faveur. Grossière illusion en vérité ! Et qui n’empêchera pas les camarades Mélenchon, Bagayoko et toutes leurs smalas de porteurs de keffieh de continuer à développer leur idéologie d’ultra-gauche de légitimation de la violence révolutionnaire.

À la prochaine, à la revoyure, camarades !

Alors que les ravages des incendies et les ruines des journées si bellement citoyennes des 17 et 18 octobre ne sont pas encore tant s’en faut effacés par les services municipaux de France et de Navarre, voilà que l’on s’excite déjà dans tout ce que notre pays compte de casseurs archéo-trotskystes et de frères musulmans en vue d’une réussite bien flamboyante – ou plutôt bien flambante – de la prochaine journée du 5 novembre de grèves, manifestations et concours d’envoi de pavés sur les forces de l’ordre.

Devant ces annonces, Macron et Lecornu semblent pourtant n’être pas disposés à décréter l’État d’urgence qui, face une semblable situation, s’imposerait dans tout autre pays.

Mais, quoi qu’il en coûte il est vrai, la gloire du gouvernement Macron ne sera-t-elle pas d’avoir bien défendu la démocratie !

Bernard Antony