· Trump : un deuxième mandat au bout de la folie !
« Tout est si nécessairement fou que ce serait fou, par une autre espèce de folie, que de n’être point fou ! « Blaise Pascal
Il est peu probable que ce grand inculte de Donald Trump ait lu cette pensée de notre Pascal. Mais chaque mois que Dieu fait, son comportement personnel et politique semble de plus en plus irrationnel, de plus en plus aberrant, au point qu’il n’est plus désormais, même chez les « MAGA », une minorité d’électeurs à ne point s’en inquiéter.
Après l’exposé de ses différents projets d’achat du Groenland ou du Canada, et d’aménagement luxueux de la bande Gaza, sans oublier les Antilles françaises dont il a aussi décidé de s'emparer, ne voilà-t-il pas que sa dernière annonce en date a été que s’il était réélu il ferait verser 5000 dollars à chaque électeur américain ! Ceci relève bien sûr d’une délictueuse intention d’achat de votes évidemment totalement illégale, si bien que même parmi ses partisans les plus acharnés, beaucoup, sinon la plupart, s’interrogent sérieusement sur sa santé mentale.
Le seul registre sur lequel le Donald demeure plutôt immuable est celui de sa poutinophilie qui ne va qu’en s’aggravant, pour le plus grand malheur des ukrainiens chaque jour plus soumis aux vaticinations de l’autre grand fou, le camarade kagébiste Vladimir Poutine.
Certes, depuis longtemps, chez nous, des commentateurs lucides tel que le brillant général Yakovlev, jadis dans notre armée, faisait observer que de multiples indices permettent de ne plus mettre en doute cette inféodation de Trump aux « services » russes. Les déclarations trumpistes de poutinophilie ne se comptent plus. Et la guerre contre l’Iran, sans aucune cohérence stratégique, avec d’incessants revirements, constitue maintenant aux yeux de la plupart de nos officiers, le modèle – ou plutôt l’anti-modèle – de ce qu’il ne faut pas faire.
Hélas, ce sont les courageux iraniens, révoltés contre le régime islamiste, abandonnés à la féroce dictature des mollahs, qui en paient le prix. Trump n’avait-il pas lancé au début de l’année aux jeunes révoltés contre le régime des mollahs : « Tenez bon, on arrive ! ». Et de les abandonner aussitôt à la féroce dictature islamiste.
Après de tels revirements, les jugements de nos meilleurs stratèges sur la gouvernance de Trump oscillent entre des explications par la trahison ou par la maladie mentale. Dans les deux cas, les agissements du chef de la Maison Blanche apparaissent catastrophiques pour l’Occident en général et pour les États-Unis en particulier. La poutinofolie et la russophilie de plus en plus galopantes dans l’extrême-droite européiste ont ainsi de beaux jours devant elle pour la plus grande joie du dictateur néo-tchékiste du Kremlin.
· 11 septembre 2026.
Voici exactement ce jour un quart de siècle que le plus gigantesque attentat dans l’histoire américaine, voire du monde, entraînait à New York l’effondrement des Twin Towers et la mort dans leurs décombres de plus de 3000 citoyens américains. Manifestement Donald Trump ne paraît pas à même d’en tirer les leçons. Ce qui lui importe toujours davantage aujourd’hui, c’est la construction à la Maison Blanche de la salle de bal géante en laquelle il verrait une des grandes œuvres de sa vie. Non, décidément, Donald Trump n’est pas dans la continuité d’un Ronald Reagan.
Ses amis Xi Jinping et Kim Jung Un, dont les troupes nord-coréennes sont envoyées pour amplifier les massacres russes en Ukraine, ne s’en désolent pas.
« Make America great again » : le slogan trumpiste des braves républicains fidèles à la doctrine MAGA, tant évoqué par l’actuel chef de la Maison Blanche, ne relève hélas plus de la réalité. Plus que jamais, God bless America !
· Que vive la Légion !
Magnifique récit aujourd’hui de Rémi Monti, correspondant du Figaro à Bogota, sur l’évasion du caporal de notre Légion étrangère José Olger Melo Charry, en permission dans son pays la Colombie et enlevé à des fins de rançon, par un des innombrables groupes terroristes de la nébuleuse des FARC.
On lit avec admiration comment ce magnifique légionnaire (en photo sur pleine page) a pu s’évader, considéré désormais dans notre Légion étrangère et par les siens comme un véritable miraculé.
Au pouvoir depuis le 7 août, le nouveau président (de droite) de la Colombie, Abelardo de la Espriella, venu sur les lieux de l’évasion de l’héroïque caporal légionnaire, a déclaré : « Je ne suis pas venu temporiser avec ceux qui assassinent, extorquent, recrutent des enfants et prétendent imposer leur loi avec des armes et de la dynamite. Je suis venu pour les vaincre. »
Voilà un chef d’État tel que nous en voudrions pour notre France !
Bernard Antony