lundi 31 août 2026

Nos amis écrivent

 

Nos amis écrivent

·         « Michel de Saint-Pierre - une biographie »

Superbe biographie que celle consacrée par notre ami Thierry Bouclier au grand écrivain catholique Michel de Saint Pierre que nous avons bien connu alors qu’il était en effet, comma l’a écrit Thierry, « à nos côtés pour mener les bons combats ».

Mais la vérité exige d’écrire que cet inlassable et si sympathique défenseur de la foi catholique et de la patrie, nous rejoignant dans l’aventure de Présent et des journées d’Amitié Française, ne nous avait pas attendu pour s’engager bien avant nous dans plusieurs de ces bons combats.

Au cours des 14 chapitres constitutifs de son ouvrage, Thierry Bouclier nous campe d’abord avec talent ce qu’il intitule « la jeunesse d’un aventurier », puis « l’aristocrate de la littérature ».

Dans le troisième chapitre, c’est sous la mention de « Pour l’amour de Dieu » qu’il évoque l’activité inlassable de Michel de Saint Pierre pour la défense de la civilisation et de la foi.

Il titre le chapitre 4 : « Fidélité à la parole donnée ». C’est naturellement l’engagement qui fut celui de Michel de Saint Pierre dans la défense de l’Algérie française qu’il rappelle. Nous avons lu avec émotion le récit de sa réception en janvier 1968 par le Général de Gaulle mais aussi, facilitée par son beau-frère Michel Poniatowski, celle de son amitié avec Georges Pompidou.

Bouclier a bien sûr évoqué les meilleurs moments et choisi les meilleures pages des combats de Michel de Saint Pierre pour la défense de la messe traditionnelle, et notamment celle de son entretien avec Saint Jean-Paul II.

Vient ensuite un beau chapitre 8 titré « Aux côtés d’Israël » et où on peut lire avec attention le paragraphe « L’amitié avec des juifs dans la vérité ». Nous y trouvons là sans doute le résumé de la doctrine du cercle d’Amitié Française juive et chrétienne que nous fondâmes jadis avec Jean-Pierre Cohen pour répliquer à la désinformation sur l’affaire de Carpentras.

C’est au chapitre 9 que Thierry Bouclier narre des engagements politiques de Michel de Saint Pierre, et notamment son total et vigoureux soutien à notre initiative de lancement de la campagne de « boycott des Jeux olympiques à Moscou au pays du Goulag ».

On lira encore un beau chapitre sur les grands romans d’écrivains et au chapitre 11 une superbe fresque consacrée à « Monsieur de Charette chevalier du roi ». Mais c’est aussi dans la bataille pour l’école libre que le grand écrivain et grand militant a su remarquablement s’investir.

Ce fut hélas, note Bouclier, une victoire à la Pyrrhus.

Au chapitre 13, on trouvera de belles pages sur l‘Afrique du sud intitulées « Au pays des Afrikaners ». Enfin, l’auteur de cette belle biographie nous a livré un beau et dernier chapitre sous le titre « L’humble serviteur s’en est allé ».

La biographie de Michel de Saint Pierre est ainsi conclue avec cette dernière phrase : « À l’heure où sa vie s’est achevée au milieu des siens, aucun jour n’avait passé comme il le souhaitait, sans qu’il ait cessé de prier, d’aimer, de tenir la plume ».

Merci à Thierry Bouclier de son beau travail de piété filiale !

Via Romana, 24 €.

 

·         Amazones – 30 portraits de femmes irréductibles.

Voici le quelque quatre-vingtième des ouvrages de notre ami Alain Sanders. Celui-ci est consacré à son évocation de 30 grandes figures de femmes ayant marqué l’histoire au long des siècles, depuis Boudicca (30 – 61), la reine guerrière celte contre les Romains, et celle de la Kahina (675 – 703), reine berbère et figure de la résistance de l’Algérie aux envahisseurs musulmans.

Le modèle de la Kahina est cher aujourd’hui à nos amis de la résistance nationale kabyle contre le totalitarisme de l’État algérien modelé par les services russes de Vladimir Poutine.

Au gré des pages, nous lirons les biographies d’Héloïse (1092 – 1164), une des intellectuelles majeures du Moyen-Âge, célèbre aussi pour sa relation passionnée avec Pierre Abélard.

Sanders nous conte ensuite qui fut Christine de Pisan (1364 – 1430), une des plus belles lumières féminines du Moyen-Age.

Voici après cela l’évocation de Marie Stuart (1542 – 1587), reine des cœurs et martyre catholique par son ignominieuse exécution ordonnée par sa cousine la protestante Elisabeth I°, qui la tiendra en captivité pendant 19 ans avant de la faire exécuter le 8 février 1587 au château de Fotheringhay dans des conditions de sauvagerie qui passent l’entendement.

Changeons maintenant de continent en allant à la biographie de Kateri Tekakwitha dont, le 3 janvier 1941, Pie XII déclarera officiellement que la jeune iroquoise avait pratiqué de façon héroïque toutes les vertus chrétiennes. Lors du tricentenaire de sa mort en 1980 Kateri Tekakwitha fut béatifiée par Saint Jean-Paul II, étant ainsi de fait la première amérindienne béatifiée par l’Église catholique.

Au gré des pages, on lira encore la biographie de Madeleine de Verchères (1678 – 1747), héroïne de la Nouvelle-France. On en vient ensuite à Olympe de Gouges (1748 – 1793), que Sanders désigne comme une victime expiatoire de la révolution misogyne. Elle sera guillotinée le 3 novembre 1793 à Paris. Sanders conclut sa biographie avec ces deux dernières phrases : « Dans une société qui refusait aux femmes toute voix politique, elle osa crier, revendiquer et contester. Sa condamnation montre les limites de la Révolution française qui proclamait l’égalité tout en excluant la moitié de l’humanité ».

La biographie centrale de ces 30 portraits de femmes irréductibles est bien sûr celle de Marie-Antoinette (155 – 1793), la reine martyre. Sanders conclut la courte biographie qu’il lui a consacrée par les mots suivants : « Adorable bergère, prisonnière humiliée, épouse diffamée, mère poignardée par l’immondice, souveraine martyrisée… Non, la reine n’est pas morte, vive la reine ! ».

La biographie qui suit est presque naturellement celle de Charlotte Corday qu’il appelle « l’héroïne plutarquienne contre un terroriste sanglant », évoquant par là l’élimination par cette jeune héroïne du terroriste Marat.

Poursuivant notre lecture, nous nous arrêterons sur la figure de Louise Michel (1830 – 1905), la « vierge rouge de la Commune de Paris » envoyée en exil en 1873 en Nouvelle-Calédonie et qui mérite, quelles que soient ses idées, notre admiration.

Nous nous arrêterons encore sur le chapitre consacré à Anne de Rochechouart de Mortemar, duchesse d’Uzès, une des figures les plus singulières de l’aristocratie française de la fin du 19 ° siècle et du début du 20° siècle.

Nous y apprenons qu’héritière d’une des plus nobles familles de France, elle fut à la fois militante monarchiste, philantrope, pionnière de l’automobile et première femme française à obtenir un permis de conduire. En 1867, Anne épouse Emmanuel de Crussol, douzième duc d’Uzès, héritier d’une autre grande famille aristocratique française, la famille de Crussol.

Espérons que ce qui précède donnera à nos amis l’envie de lire l’ensemble des 30 biographies écrites par Alain Sanders sur toutes les grandes amazones qui nourrissent sa culture sans parti pris. 

Bernard Antony