Bernard Antony, ancien député au Parlement européen, fondateur de Chrétienté-Solidarité, communique :
Dans l’état actuel des choses, les mollahs islamistes de Téhéran fanatiquement anti-israéliens, peuvent se targuer hélas d’avoir emporté une réelle victoire contre l’Amérique de Donald Trump.
En effet, ce dernier, multipliant depuis des mois sur la guerre qu’il a déclenchée les déclarations les plus farfelues et les plus contradictoires, n’a nullement signé un accord de paix avec le régime iranien mais tout au plus un mémorandum en 14 points en vue d’un accord ultérieur encore à négocier et dont tout indique qu’il serait inévitablement voué à l’échec.
Avec Trump, il est vrai, tout change d’heure en heure et alors que l’on apprenait hier jeudi 18 juin que les représentants iraniens allaient être reçus pour négocier avec les représentants américains, on nous informait aujourd’hui de ce que ces négociations étaient renvoyées à une date ultérieure.
On comprend que Benjamin Netanyahou et les autres dirigeants israéliens aient d’emblée considéré l’accord irano-américain sous la houlette de Trump comme un véritable désastre diplomatique pour Israël. Mais on pouvait encore penser qu’il s’agissait d’un désastre aussi pour l’Occident en général.
C’est hélas encore une catastrophe pour le bon peuple iranien auquel l’indécent président des États-Unis avait jadis osé dire : « Tenez bon ! Nous arrivons ! », le laissant désarmé face à la sanglante répression islamiste avec ses dizaines de milliers de morts dans les rues et ses centaines de pendus dans les prisons, et notamment nombre de femmes héroïques du mouvement « Femmes, vie, liberté ! ».
Parmi les multiples contre-vérités ou mensonges chimiquement purs qu’il assène chaque jour dans ses incessantes conférences de presse, on pouvait encore entendre hier Trump asséner sa criminelle proposition de remettre le Liban « sous contrôle syrien », autrement dit, rien moins que le remplacement de la mainmise de Bachar el Assad (aujourd’hui retiré à Moscou sous protection poutinienne) par la nouvelle dictature du néo-islamiste Ahmed al-Charaa.
Avec Trump il faut décidément s’attendre à tout, même au pire !
Dans l’accord qui devrait être signé ce jour, complétant le texte en 14 points signé à Versailles, deux articles sont évidemment d’une grande importance : le cinquième dans lequel Téhéran s’engage à rouvrir le détroit d’Ormuz, ce qui semble être en cours d’exécution, et le huitième dans lequel l’Iran réaffirme toujours qu’il ne produira jamais d’arme nucléaire ; les besoins nucléaires de l’Iran devant être traités dans un accord final.
Combien de temps cela tiendra-t-il ? Qui vivra verra…
Quand l’Ukraine se rebiffe !
On a vu la semaine dernière que Poutine n’hésitait pas à faire bombarder les plus précieux édifices orthodoxes de l’Ukraine tels que la cathédrale de la Dormition et le monastère de la Laure de Kiev.
L’Ukraine ne pouvait que riposter à pareille abomination anti-chrétienne.
Elle a donc frappé Moscou avec quelques 550 drones touchant notamment la plus grande raffinerie de la capitale et un centre commercial.
De l’amour de la culture russe à la défense de l’Ukraine, la quête de vérité de Georges Nivat.
Georges Nivat, âgé de 91 ans, est le plus célèbre des « russisants d’Europe », notamment traducteur de Soljenitsyne. Il a fait l’objet d’un très grand article de l’excellente Laure Mandeville, grand connaisseur elle-même des mondes russe et ukrainien, dans le Figaro de ce dernier mardi. Pour cette dernière, il a évoqué notamment « le retour massif avec Poutine des répressions, des centaines de statues de Staline érigées à travers le pays et la mise à bas de celle de Soljenitsyne à Vladivostok ».
En conclusion de son grand article, on peut lire les lignes suivantes : « L’histoire de la Russie est une dégringolade sociale terrifiante… ». Et il ajoute : « Un retour en Europe de la Russie ne pourra se faire sans l’entr’aide de l’Ukraine, mais « dans un lointain infini, aujourd’hui perdu de vue, qui ne pourra passer que par l’extrême de la douleur ».
Bernard Antony