vendredi 27 mars 2026

Guerre en Iran : rideau de fumée ou contradictions trumpiennes ?


Péril sur l’Ukraine, péril sur le Liban

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le respect, au moins apparent, du principe de cohérence n’est pas le souci majeur de Donald Trump.

Ainsi hier a-t-il asséné, tout au long d’une conférence de presse diffusée en direct sur plusieurs de nos chaînes d’info, que, dans sa guerre contre l’Iran, l’Amérique avait totalement gagné, qu’elle avait déclenché « l’enfer contre ce pays », martelant que l’Iran était écrasé et n’avait plus ni marine ni aviation, et encore que le déroulement des opérations était en avance sur le calendrier prévu (mais jamais annoncé…).  

On pouvait alors rationnellement se demander pourquoi le président des États-Unis fulminait pareillement contre l’OTAN et ses pays adhérents, coupables à ses yeux de ne pas vouloir entrer dans sa coalition. À quoi bon pourtant, pouvait-on se demander, renforcer sans cesse l’immense armada destinée à combattre l’Iran puisque, selon Trump lui-même, il ne reste plus rien ni de l’aviation ni de la marine de ce pays ? Et Donald Trump, courroucé, martelait avec un récurrent « on s’en souviendra ! » qu’il saurait se souvenir de ce qu’il présentait être une défection voire une trahison des pays de l’OTAN.

Comme si le traité de l’Atlantique nord avait été planétairement étendu. L’armée iranienne étant, selon ses propos réitérés, entièrement écrasée, pourquoi donc était-il alors nécessaire voire vital de faire venir encore et encore plus de forces pour la combattre ? On ne combat pas ce qui n’existe plus !

Entendons-nous bien, cela fait belle lurette que l’armée US, alliée à l’armée israélienne, était dans la parfaite légitimité d’anéantir les forces iraniennes et leurs « proxis », faisant toujours plus peser leurs menaces sur la paix du monde. Or l’Amérique, Israël et les pays alliés du Golfe ont utilisé plus de missiles « patriots » que l’armée US n’en a reçus.

Et voici que le Figaro de ce jour titre que « L’Ukraine redoute d’être éclipsée par la guerre d’Iran », et c’est très exactement ce que nous annoncions sur ce blog il y a deux jours (lire en-dessous).

On mesure désormais ce que la fâcheuse constante complaisance de Trump pour Poutine risque de coûter encore et encore à l’Ukraine. Car sur cette question sa politique n’a pas du tout été celle d’incessants revirements. Aujourd’hui, si l’Iran a longtemps fourni des drones à la Russie, c’est plutôt la Russie qui en fournit à l’Iran. Pour nous, depuis longtemps militants anticommunistes et anti-islamistes, nous n’avons pas changé de position. L’entente russo-irano-sino-coréenne (Corée du Nord) demeure ce que le président Reagan désignait jadis comme » l’axe du mal » ; un axe du mal qui nous menace aussi avec un renforcement politique de la mélenchonnerie islamo-gauchiste de l’organisation dite de « la France insoumise ».

Voilà pourquoi, si nous souhaitons, aujourd’hui comme hier, la victoire des forces israéliennes sur le Hamas, le Hezbollah et autres organisations islamo-terroristes, nous conjurons les gouvernants israéliens de ne pas permettre davantage la pénétration vers le Nord-Liban de masses de réfugiés des mouvances islamo-conquérantes.

Or, selon nos sûres informations, dès maintenant, des masses de réfugiés chiites se comportent dans le Nord-Liban à la manière des organisations palestiniennes de jadis. C’est-à-dire comme en territoire conquis.