jeudi 17 août 2023

Sarkozy, Macron et l’Algérie : le mensonge toujours

 


« N’essayons pas de bâtir une amitié artificielle avec des dirigeants algériens qui utilisent systématiquement la France comme bouc émissaire pour masquer leurs propres défaillances et leur déficit de légitimité. Ils la refuseront toujours. Ils ont trop besoin de détourner l’attention de l’échec dans lequel ils ont plongé leur pays en accusant régulièrement la France de tous les maux. »
écrit Nicolas Sarkozy dans le nouveau tome de ses mémoires.

L’ancien président de la République, condamné en appel, en mai
dernier, à de la prison ferme pour corruption, joue à nouveau le rôle du patriote intransigeant. Cette comédie qui lui avait valu d’être élu en 2007… Revenir Pour ne Rien faire (RPR). Sur ce naufrage programmé, on relira les pages de Patrick Buisson dans La Cause du Peuple.

Au sujet de l’Algérie rappelons ces paroles de l’intéressé, à peine élu à la présidence en décembre 2007, lors d’un déplacement à Alger où il fut chaleureusement reçu par Bouteflika : « Le moment est venu de confier à des historiens algériens et français la tâche d'écrire ensemble cette page d'histoire tourmentée pour que les générations à venir puissent, de chaque côté de la Méditerranée, jeter le même regard sur notre passé et bâtir sur cette base un avenir d'entente et de coopération ».

Le gaullisme est une maladie incurable.

Pour espérer un quelconque redressement, il faut en débarrasser la politique française. N’en laisser qu’une galerie au sein d'un musée du mensonge et de la trahison.

Yann Baly