jeudi 28 novembre 2019

Réformes sociales et révolution sociétale


Cela nous semble évident : le gouvernement macronien est beaucoup plus à l’aise pour continuer dans la voie de la culture de mort de la révolution « sociétale » que pour faire aboutir une réforme sociale.

La révolution sociétale, simultanément révolution de déconstruction nationale, se poursuit depuis un demi-siècle au moins avec la loi Veil permettant l’interruption de vie d’enfants privés de leur droit de naître ; avec la loi Taubira de dénaturation du mariage du couple humain de l’homme et de la femme ; avec la banalisation hypocrite de l’euthanasie et sa légalisation à terme ; avec les manipulations de l’humain sous couvert de « bioéthique ».

En résumé, des lois dites sociétales nous acheminant vers un très inhumain « meilleur des mondes ».

Face à cela, hélas, malgré des réactions de défense de la vie, malgré les immenses rassemblements de la Manif pour tous, la majorité des Français, totalitairement conditionnés, scolairement, culturellement, médiatiquement, ne réagit guère.

En revanche, on le voit, ils sont beaucoup plus réactifs face à des réformes sociales il est vrai sans doute mal élaborées. Or l’évolution de la démographie et de l’économie imposera pourtant la nécessité d’une réforme des retraites et notamment des régimes spéciaux. 

Mais l’actuel gouvernement présente fort mal un projet flou et le défend encore plus mal. Or, encore une fois, la révolution sociétale voulue aussi bien par l’ensemble de la gauche que par une droite culturellement et moralement subvertie nécessite pourtant des réformes économiques et sociales. 

Comment ne reculerait-on pas globalement l’âge de départ à la retraite ? Car n’y a-t-il pas de moins en moins de naissances, donc inéluctablement, à moyen terme, de moins en moins d’actifs pour payer les retraites de ceux qui ne travaillent plus ?

Voilà la réalité. « Les faits sont têtus », aimait dire Charles Maurras.