lundi 22 octobre 2018

Mélenchon n’est pas la République, mais c’est Plenel qui est au cœur de la République !


Pain bénit pour les médias, la dérisoire « affaire » Mélenchon a pour intérêt de reposer la question, après l’affaire Fillon, du rôle de Médiapart dans le pouvoir judiciaire.

Les mélenchoniens, mélenchophiles ou mélencholâtres n’ont pas à s’inquiéter. Certes les fulminations colériques de leur lider maximo contre des journalistes de France-Info ont suscité de la réprobation et même quelque apparente indignation dans la classe politico-médiatique.

Mais ils peuvent se rassurer : rien de semblable à la féroce haine excommunicatrice qui se déversa jadis à plusieurs reprises contre Jean-Marie Le Pen ayant certes par trop complaisamment usé et abusé d’un mot inapproprié qui n’était tout de même pas… un détail.

En effet, déjà, on a pu en entendre plus d’un mettre les mélenchonnades sur le compte du tempérament un peu trop colérique du « conducator » du Vieux Port par ailleurs « si cultivé », ajoutent-ils avec une certaine tendresse.

Non, la brouille ne durera pas. Elle ne sera que brouillard vite dissipé car les médias ont objectivement besoin de Mélenchon autant que Mélenchon des médias.

Et d’autant plus qu’en réalité ils sont d’accord sur l’essentiel sinon sur tout !

Car, à la vérité, Mélenchon est un parfait conformiste constamment aligné sur l’idéologiquement correct qui règne globalement dans les médias, depuis les écoles de journalisme où tous les sondages effectués au moment des élections ont révélé que les étudiants, sans doute bien recrutés, votaient à gauche ou à l’extrême-gauche à près de 100 %.

Ainsi Mélenchon, en réalité lider « maximots » d’une fraction de France bien soumise, est-il totalement d’accord avec eux tous ou quasiment tous, en parfaite acceptation du meilleur des mondes politico-culturel, celui de tous les pseudo-antiracismes, mais où l’on ne dénonce jamais les racismes réels (anti-français, anti-chrétien, anti-humain…).

Contre « l’islamophobie », contre « l’homophobie », plus et mieux que Mélenchon, ma parole, tu meurs !

Le hic, il est vrai, c’est que ce maluche se croyait un intouchable insoumis totalement à l’abri de petites méchancetés de quelques juges. Il les croyait insoumis à sa manière, et donc plus respectueux de son magistère moral de défenseur des classes populaires que de l’aura d’un Fillon ou de celle d’un Sarkozy, tous deux issus de la putride bourgeoisie dont il n’a cessé d’exprimer une haine de garde rouge.

Mais, triste erreur pour le camarade Mélenchon, ce n’est pas parce qu’un certain nombre de magistrats plus ou moins lénino-trotskystes (ceux du syndicat de la magistrature) ont osé naguère ignoblement afficher sur un « mur des cons » les photos de ceux qu’ils exécraient révolutionnairement, que tous les magistrats seraient sur une ligne d’inconditionnel respect de ses agissements ou de ses modes de financement.

Mais ne voilà-t-il pas que sur son dossier aussi, après les perquisitions, Mediapart a aussitôt obtenu des révélations et notamment sur la découverte d’une source d’argent liquide (12 000 €) sommeillant en quelque tiroir de sa trésorerie.

La question à ce stade est de savoir comment, une fois de plus, une fois encore, Mediapart, agence d’information, a pu être informé de ce qui relève en bonne justice des secrets d’une instruction judiciaire.

Sur ce point, l’indignation de Mélenchon est légitime, comme l’était celle de Fillon. Et il ne cesse d’en être ainsi dans de multiples affaires. Car que devient alors le principe si invoqué de l’indépendance de la justice quand au sein de l’institution judiciaire s’instaure à l’évidence l’usage de tout « balancer » à des informateurs des medias ?

Car, au fil des années, l’agence Mediapart, créée par le journaliste Edwy Plenel spécialisé en recueil et diffusion de délations, est devenue comme une véritable institution nouvelle, une institution médiatique parasite, greffée sur l’institution judiciaire, hors de tout contrôle, au mépris de la séparation des trois pouvoirs (législatif, exécutif, judiciaire) censée être le fondement de notre système républicain. 

Mélenchon hurle contre cela. Sur ce point il n’a pas circonstanciellement tort, même s’il se manifeste ainsi, lui, l’inconditionnel de Castro et de Chavez, à rebours de son approbation des régimes totalitaires, dans lesquels le parti contrôle non seulement les trois pouvoirs mais aussi le quatrième, le pouvoir médiatique. 

Or peu à peu, le toujours lénino-trotskyste Edwy Plenel, fût-il devenu islamophile, perfectionne son modèle de surveillance tchékiste de notre système politico-social, et d’abord, et surtout, de ses semblables idéologiques, par nature les plus suspects, comme l’imprécateur révolutionnaire Mélenchon aux allures de Danton.

Plenel n’est certes pas encore comme dans « 1984 » en position de Big Brother exterminateur de tout rival. Mais il distille sans cesse ses venins et tisse inlassablement ses toiles d’araignée. 

Mélenchon, hélas, au-delà de son exaspération, ne semble avoir ni la lucidité ni la culture pour remettre en cause ses convictions révolutionnaires archaïques. 

Car, n’en déplaise, à sa bête noire Macron, c’est d’une véritable et novatrice contre-révolution dont la France a aujourd’hui besoin : celle qui notamment organiserait la distinction des pouvoirs, mais redonnant au pouvoir exécutif rien que sa place mais toute sa place, la première, pour harmoniser les pouvoirs, conduire les politiques de bien commun et arbitrer les intérêts. 

Ce n’est qu’ainsi, même « le diable portant pierre », que Mélenchon pourrait être un utile démon…