lundi 10 octobre 2016

Marine Le Pen, finalement, m’honore !



J’en suis éberlué : Marine Le Pen vient de proférer à la télévision que je l’aurais traitée de « night-clubeuse ». Cela n’a jamais été !
Ce n’est pas de mon vocabulaire. Et, sauf nécessité pour répliquer à certaines attaques malhonnêtes contre moi, je ne m’en prends jamais aux personnes que je considère, malgré tout, encore, comme faisant partie de ma famille politique. Je me contente de déplorer la manière dont certains, tel son trésorier, se campent aujourd’hui pour être à toute force dans le vent.
Marine, candidate à la présidence de la République, croit utile de pratiquer de la dérision à bon compte contre moi, sur les télés, alors que, elle le sait, je ne bénéficie d’aucune possibilité de réplique médiatique. Ce n’est pas élégant.
En apparence, elle semble persister à faire une curieuse fixation sur ma personne. Ainsi fus-je jadis sa cible dans le bien médiocre livre qu’elle avait signé « À contre-flots ». J’eus la stupéfaction de découvrir qu’elle s’en prenait à moi du fait de ne pas être admise à communier à la messe parce que divorcée. Comme si j’étais le pape ! Et comme si, simple fidèle catholique, j’avais jamais tenu quelque propos sur son cas et sur cette grave question.
Je pardonne volontiers cela à Marine et je pourrais m’enorgueillir du fait que somme toute, elle m’honore en me campant dans le rôle d’une sorte de vigie morale. Or je ne suis pas un donneur de leçons de morale. Sur ce plan, je m’occupe bien plus de moi que des autres.
Mais il y a tout de même une clé au comportement de Marine : à travers moi, en fait, elle s’en prend à tous ceux qu’elle désigne avec mépris comme les « cathos-tradis ». Si elle continue dans cette triste voie, et comme elle est par ailleurs, sur bien des chapitres, encore plus à gauche que Fillon ou Sarkozy, alors je ne voterai ni ne ferai plus voter pour elle.
Et qui peut dire que nos voix, alors, seraient si peu déterminantes ?