vendredi 4 décembre 2015

« Professions de foi » : démocharpie !

J‘ai parcouru hier tous les documents électoraux remis dans ma boîte aux lettres censés éclairer notre vote de dimanche. Je me souviens de certains scrutins au long de ma vie lors desquels ces papiers appelés « profession de foi » pouvaient clairement présenter des esquisses de propositions répondant aux véritables défis du contexte politique, économique, social (donc moral).

Aujourd’hui, la problématique posée à la France est purement et simplement celle du « génocide français ». Le néologisme « génocide » a été forgé par le grand magistrat juif polonais Raphaël Lemkin après sa minutieuse étude d’abord de l’extermination des Arméniens, puis de celle des Ukrainiens, enfin de celle des Juifs.

Il en établit et propagea une magistrale définition : « Tout plan méthodiquement coordonné pour détruire la vie et la culture d’un peuple et menacer son unité biologique et spirituelle ».

D’emblée on peut noter que Lemkin ne ramène pas le génocide au seul critère du massacre. 

Le génocide peut certes principalement consister en exterminations physiques mais à la limite on peut le concevoir comme pouvant être essentiellement mené sur le plan spirituel et culturel.

En 1980, j’avais énoncé la réalité de ce que je désignai comme « le génocide français » autour de trois composantes principales :
-         l’avortement banalisé et généralisé !
-         sur les vides démographiques, la substitution de population par l’immigration de masse planifiée et encouragée.
-         La destruction culturelle et morale méthodique de tout ce qui constitue l’identité à la fois universelle et particulière de notre peuple. (la religion chrétienne, notre langue, notre mémoire historique…)

Aujourd’hui, plus brutalement encore, on peut résumer la progression du génocide « français » (qui est aussi un génocide européen) autour de deux réalités :
-         Décadence (démographique, culturelle et morale)
-         Substitution de population (immigration de masse)

Le combat contre ces deux phénomènes devrait évidemment être mené à tous niveaux de la vie politique et sociale et donc de la Région, aujourd’hui remodelée d’une manière aberrante, constructiviste, à des fins « euro-régionalistes » mais qui déjà, autour de ses principales attributions, touchait à tous les domaines où peuvent être menées les destructions génocidaires.  


Les professions dites « de foi » en Languedoc-Roussillon / Midi-Pyréenées : rien ou presque face au défi du génocide français.

Je n’ai trouvé dans aucune, je dis bien aucune, l’expression de « respect de la vie innocente de la conception à la mort ». Dans aucune, la mention de l’avortement comme un acte de mort. Or, on peut à l’échelon de ces vastes régions promouvoir une politique de la vie et, pour le moins, on peut l’annoncer sommairement sur une profession de foi.

Pas de mention donc dans celle de Dominique Reynié, le dit « candidat de la droite, du centre et de la société civile ». (Que signifie au juste ce jargon : ceux de la droite et du centre seraient-ils d’un autre type de société que civile ?)

Rien de tel bien sûr dans les papelards de la gauche : mais ça, c’est normal ; mais rien non plus dans celui du Front National. Ni dans les mesures proposées par Jean-Claude Martinez qui a constitué une liste « Force France-Sud ». Non, encore une fois, les mots « avortement » et « respect de la vie innocente » n’y figurent pas.

Je n’ai lu aucune part non plus le mot « immigration » et pas davantage « islam » ou « islamisme ». Or les Régions, sous prétexte de « culturel », n’ont-elles pas souvent financé du « cultuel » ? Et touché aussi à la question de l’immigration par le biais de la politique de la ville et des quartiers ?

Il n’y a que dans le document du FN que l’on trouve la proposition de « supprimer toutes les subventions aux associations communautaristes et d’accueil des clandestins ». C’est bien, mais « chère Marquise, qu’en termes prudents ces choses-là sont dites ! ». Avec toute l’ambiguïté de sens du mot « communautariste »… Et comme la profession de foi du FN est la même de Dunkerque à Perpignan, ce que j’écris là vaut pour tout le territoire.

Ce n’est que dans celle de Debout la France qu’est explicitement indiquée la volonté de lutter « contre les camps illégaux et contre l’immigration clandestine ». Cela est bien faiblard car l’immigration est de plus en plus massive et de moins en moins clandestine !

Cela dit, sur ce point, on le sait, le FN n’a même plus besoin de mentionner sa position.

Je ne veux pas vous faire perdre du temps ici en commentant les différents textes de la gauche, tous aussi indigents, que ce soient ceux des pseudo-écologistes qui ont en commun de ne jamais s’intéresser à la nature humaine qui a aussi ses lois et que l’on doit respecter.

Notons encore que dans celui de la candidate PS et autres, les sigles ne figurent que très petitement en bas de page et, aucune part, le mot « socialiste » !

Le mot « famille » ne figure pas dans le texte qui n’est fait que de lieux communs du quasi zombie des Républicains.

Ces lieux communs pour l’amélioration des villes et des campagnes, de l’industrie, des services publics sont dévidés par tous. Sans oublier la sécurité. À 80 % les textes se ressemblent.

La famille est mentionnée par le FN dans sa dernière proposition : « Défendre les valeurs traditionnelles, la famille et le patrimoine historique, artistique, culinaire et religieux ».

Vous penserez ce que vous voudrez de ce plaisant fourre-tout final : moi, je le trouve révélateur, j’imagine la rédaction du papier sous la conduite d’un gourou moustachu du FN avec ce genre de propos : « Faut quand même mettre de la famille et de la religion ! Balance-les donc avec l’artistique et le culinaire ».

Non pas, on le sait, que je sous-estime du tout l’importance de la cuisine dans notre culture (comme dans bien d’autres) mais ceci me rappelle le mot célèbre de Charles Péguy : « Ça commence en mystique, ça finit en politique ». Et j’ajoute : « ça se termine le plus souvent en mauvaise cuisine… ».

Pour ce qui est des personnes âgées, les candidats de Dupont-Aignan veulent « maintenir les maisons de retraite dans les petites et moyennes communes ».

Le FN entend « aider et soutenir un grand plan d’aide sanitaire et social aux personnes âgées ».

Jean-Claude Martinez est sur ce chapitre plus imaginatif. Il veut créer un Institut de formation aux métiers du vieillissement et une maison de retraite modèle avec les animaux de compagnie autorisés.

Il propose encore « un plan Lazare avec un Institut des neuro-sciences appliquées à la régénération et reproduction neuronale pour maîtriser les séquelles des 146 000 AVC et des 800 000 Alzheimer. »

Dans cette ligne de propositions originales on peut encore lire celle de bus médicalisés dans les déserts médicaux de nos villages. En revanche, il nous fait sourire un brin avec sa gamme d’activités et d’industries futuristes dont la plupart sont déjà réalisées… On ne l’a tout de même pas attendu à Toulouse et ailleurs.

Mais là où il nous laisse perplexes, c’est avec sa proposition de « Création du Service civique régional volontaire pour ramener la cohésion citoyenne et ouverture à Montpellier de l’université méditerranéenne des religions, pour prévenir des tensions (sic !) ».


En conclusion :

L’évidence, c’est que dans aucune des listes et, il en est ainsi, je suis prêt à le parier, dans toute la France on n’ose franchement transgresser deux tabous : celui de l’avortement et celui du défi de l’islam dans la réalité de son oumma et de son fondement de théocratie totalitaire. 

Pour l’essentiel, ces professions de foi auraient pu être écrites il y a cinquante ans ! Ainsi, dans notre époque d’impudicité totale, les politiciens observent-ils une extraordinaire pudeur : celle de détourner leur discours sinon leur regard de la réalité et des mots essentiels qui la disent.

Alors, une fois de plus, on sera réduit dimanche à voter pour les moins éloignés de nos valeurs françaises, chrétiennes et humaines.