Salon du livre de l'AGRIF

10 janvier 2013

Marine : un naufrage idéologique et une soumission au pire mondialisme.


 On lit sur le Salon Beige que Marine Le Pen  a déclaré sur BFM que « la loi sur le mariage homo est une diversion politique pour cacher la politique libérale du gouvernement » (sic !).

En quelques mots le commentateur du Salon, Philippe Carron, règle ironiquement le compte d’une pareille argutie : « Nous voilà rassurés, nous qui croyions qu’il s’agissait d’un changement de civilisation… »
Comme si, en effet, bien plus que des mesures circonstancielles économiques et sociales que Marine qualifie de « libérales » (ce qui n’est tout de même pas très juste), la gauche toujours prête à aller et venir, avancer et reculer, plus ou moins socialiser, fiscaliser et collectiviser selon les circonstances n’avait pas d’abord essentiellement comme projet central, unificateur de ses tendances, une volonté révolutionnaire de radicale subversion et inversion sociale : que ne suit même pas aujourd’hui un Lionel Jospin ( et encore moins une Georgina Dufoix – elle sera à la manif) chez qui par delà son athéisme un vieux fond protestant de sagesse biblique l’emporte en l’occurrence sur Marx et Bakounine.

Non, le mariage « homo », et le reste qui s’en suivra, ce n’est pas une « diversion politique », c’est au contraire l’aboutissemnt idéologique du « phénomène socialiste » tel que si bien décrit par le grand penseur russe Chafarevitch. C’est l’expression de l’instinct de mort du nihilisme anarcho-socialiste. Et l’impérialisme homocratique planétaire du réseau mondial LGBT-OGM (organes gynécologiquement modifiés), dont le grand économiste socialiste DSK a été un phare, est le pire des mondialismes, plus fondamentalement destructeur de l’humain que le seul mondialisme économique toujours réversible. C’est vraiment celui de l’enfer du « Meilleur des mondes » génialement anticipé par Aldous Huxley.

Marine, sans doute influencée par les intellectuels idéologiquement de gauche qu’elle a choisi comme conseillers et porte-paroles, se soumet ainsi en fait à l’inversion morale de la culture de mort mondialiste. Mais elle obtient aussi sans mal la complaisance affligeante de certains dont on savait bien sûr qu’ils n’étaient pas intellectuellement des aigles mais dont on pouvait croire qu’ils avaient partagé sincèrement les valeurs et les convictions de la droite contre-révolutionnaire. Force est de constater qu’un médiocre pragmatisme politicien leur a fait bien vite évacuer sans grand état d’âme ce qui n’était donc chez eux qu’idées superficielles et posture circonstancielle.

La vérité c’est que pire, bien pire que le libre échangisme économique mondialiste justement dénoncé par Marine Le Pen mais face auquel nous n’approuvons pas non plus la ligne socialiste nationale chevènementiste que lui inspire son premier vice-président Florian Philippot, il y a l’idéologie homocratique de déstructuration libre échangiste de la société. Car viendront après le pseudo « mariage homo » les mesures annoncées de choseification, de marchandisation de l’enfant  que l’on peut décider d’éliminer par l’avortement (remboursé de surcroît) ou que l’on pourra plutôt acheter à des mères porteuses ou faire naître à prix d’or dans des ventres de lesbiennes ayant la phobie, phobie cette fois-ci bien réelle, des rapprochements sexuels naturels et de l’accouchement. Ce qu’on ne saurait leur reprocher mais dont elles ne veulent pas tirer la conséquence de non-procrétion.

Marine Le Pen et ses intellos et ses idiots ne tarderont pas à s’apercevoir que la question du pseudo « mariage homo » ne relève pas d’une « diversion politique ». C’est une affaire primordiale de défense ou de refus d’une politique authentiquement « bio », c’est à dire de respect de la vie, de respect des lois de la création.

PS : Merci à tous ces très nombreux vieux et jeunes amis du FN qui m’envoient leurs messages de soutien dont beaucoup me disent comprendre maintenant mon refus, jadis, de soumission.


Les uns aussi pénibles que les autres.

L’émission d’Arte « 28 minutes » d’hier soir.

Cette émission est celle d’un soviet gauchistoïde où chaque soir, autour d’une insupportable animatrice pleine de suffisance, un petit club de princes des médias tranche de tout et de tous et lynche sans élégance ceux qui ne rentrent pas dans leur conformisme idéologique.
Hier au soir la préposée au lynchage était Christine Boutin qui s’est bien et courageusement défendue, sans cesse interrompue, déformée, caricaturée.

Il y avait aussi monsieur Bontgibeaux, porte-parole homosexuel de Frigide Barjot, exprimant quelques bonnes raisons contre le « mariage gay » mais éprouvant le besoin de petite méchanceté venimeuse et mensongère contre les manifestants de la mobilisation Civitas déclarant « qu’ils étaient hors de l’Église »(sic).
Ce tortillant blondinet se prend ainsi pour plus que Benoît XVI ! Indécent !

Mais indécents aussi ces petits imbéciles intégristes qui nous traitent de « dégonflés » (sic) parce que, selon eux, nous ne voudrions pas défiler le chapelet à la main ! Oh les beaux, héroïques et vertueux dévots ! Et en effet nous ne confondons pas « manifestation » et « procession » et il est vrai que nous ne faisons pas tout le chapelet à la main…. Mais que savent-ils de nos prières ces insupportables donneurs de pieuses leçons ? Un Léon Bloy les aurait triqué comme il faut !

Que dire encore de ceux qui écrivent la stupidité que « le nombre n’est pas important » ! Que n’ont-ils lu Charles Maurras qui pour n’être pas un démocrate fanatique écrivait exactement l’inverse.
Est-il vraiment bien catholique et de simple bon sens de mépriser le nombre dans les combats politiques contre le génocide de notre civilisation ?
Les chrétiens n’étaient hélas pas assez nombreux à Constantinople mais heureusement suffisamment à Lépante. Pour gagner des élections, moyen que l’Église n’a jamais condamné, mieux vaut être majoritaire, donc nombreux ! Reste qu’il faut  s’efforcer de ne pas laisser subvertir, tromper, cocufier des foules nombreuses. C’est ce que nous faisons sans disposer hélas de grands moyens médiatiques.