jeudi 24 mai 2007

Esprit de patrie et non allégeance de parti

Je n’ai pas de logique de parti.

Je ne sers qu’une cause, celle de ma patrie et, celle de ma patrie dans un ensemble plus vaste encore, la chrétienté.

J’ai milité dans un parti, parce qu’il était un instrument au service de cette cause. Ce parti m’a rejeté, je n’ai jamais su pourquoi exactement, on ne me l’a jamais dit, peut-être pour usage non servile de ma liberté de parole. Cela ne m’empêche pas encore aujourd’hui d’appeler à voter pour beaucoup de candidats du Front National que je crois, que j’espère, toujours fidèles à l’idéal que je leur ai connu.

Mais bien sûr lorsqu’un candidat du FN éprouve sur son blog le besoin d’exhiber son homosexualité comme un brevet de nouvelle citoyenneté, d’exprimer son émoi devant un film doucereusement philopédophile, de déclarer sur France-Inter que « l’avortement est un moyen de contraception comme un autre », alors, sans la moindre haine bien sûr pour sa personne, je préfère inviter à voter pour la candidate du MNR de Bruno Mégret.

En quelques autres cas encore, mes amis et moi préférons soutenir les candidats du MNR et notamment Bruno Mégret. J’ai jadis combattu au sein du Front National, un des tous premiers, et en première ligne, la tentative de prise de pouvoir de ce dernier au sein du F.N.

Je l’ai fait très efficacement et Jean-Marie Le Pen m’en remercia chaleureusement lors du congrès suivant du FN. Je reprochais à Bruno Mégret ses méthodes et également les idées de ceux qui l’entouraient et l’influençaient alors et que Jean-Marie Le Pen traita, non sans raison, de racistes ; ce qu’ils étaient en effet réellement, idéologiquement, pas selon les critères de la police de la pensée mais selon leur idéal et par ailleurs, Pierre Vial, au demeurant mon ami au-delà de ces énormes divergences, prônait avec son mouvement « Terre et peuple », la grande libération païenne [1], avec l’avortement et autres complaisances pour ce que nous appelons la culture de mort. Il est d’ailleurs revenu au Front National sans avoir (on peut lui faire confiance) changé d’idéologie. Il lui faudra pour cela une rencontre foudroyante sur quelque chemin de Damas, c’est d’ailleurs tout le mal ou plutôt le très grand bien que je lui souhaite.

Quelques partisans obtus et fanatiques de la plus belle graine de bolchevique de droite s’indignent de nos choix. Comme si d’ailleurs Jean-Marie Le Pen et Bruno Mégret ne s’étaient pas publiquement réconciliés lors des élections présidentielles !

D’autres candidats, nous dit-on, au MPF, voire à l’UMP, partagent également nos idées sur l’essentiel. Qu’ils aient donc le courage de les exprimer publiquement et de dire aussi leur désaccord sur les points pour nous importants, avec Nicolas Sarkozy. Nous les accueillerons alors bien volontiers dans l’Amitié Française.

Car le combat continue. L’important pour nous en effet est que soit créé un pôle politique de défense de la culture de vie et de refus de l’islamisation de la France.

C’est la condition à notre sens, de la nouvelle émergence du mouvement national, rénové, fidèle aux valeurs de la vie, de la famille, de la patrie, de la dignité humaine, de la justice sociale mais simultanément, décentralisé, modernisé, soucieux d’une bonne conduite des relations humaines. Il devra avoir d’autres objectifs de réanimation sociale que les seules batailles électorales.

Il devra, s’il veut survivre et surtout faire survivre la France, animer une école de pensée et de formation d’élite militante, un centre d’analyse des grands défis contemporains.

C’est la condition sine-qua-non pour ne pas laisser Nicolas Sarkozy qui n’est certes pas un nul acheminer la France dans un ensemble européiste made in USA.



[1]
Il nous reste encore des numéros de Reconquête n°169 intitulé « L’idéologie de Pierre Vial : antinationale et antichrétienne » commentant son livre (6 € franco de port) à commander au Centre Charlier, 70 Bd Saint Germain, 75005 Paris