lundi 20 juillet 2026

Deux cent cinquante mille : le nombre des visas de la honte délivrés à des ressortissants algériens !


Deux cent cinquante mille, c’est bien, comme on l’a appris la semaine dernière, le nombre des visas, après les visites à Alger de notre ambassadeur Stéphane Romanet et de notre Garde des Sceaux Gérald Darmanin, que la France va à nouveau délivrer à des ressortissants algériens !

Comme le dit aujourd’hui le professeur d’histoire Pierre Vermeren (normalien et agrégé), « Puisque l’Algérie ne tend pas la main, la France le fait à sa place ».

Et c’est ainsi que le gouvernement Macron tolère les inadmissibles pratiques du gouvernement algérien à l’égard de la France, aussi bien à l’intérieur de notre pays que ses pressions et ses ingérences diverses dans sa politique extérieure, et notamment ses mesures de surveillance policière et de répression à l’égard de nos compatriotes franco-kabyles.

Cependant, notre compatriote, l’arbitre sportif Christophe Gleizes, continue de pourrir dans une des prisons barbaresques de l’agglomération d’Alger sans que lui ait été signifié quelque motif sérieux que ce soit pour une incarcération totalement arbitraire.

On ne trouve pour cela aucune explication, sinon le fait que monsieur Macron, à la fin de son deuxième et dernier mandat comme président de la République française, entend d’évidence complaire aux autorités algériennes sans aucune contrepartie.

Faire plaisir au dictateur Tebboune, voilà la ligne de la politique étrangère algérienne de son gouvernement, comme le résume le titre de l’entretien que Pierre Vermeren a accordé ce jour à Antoine Lévêque, pour la page Opinions du Figaro : « Avec l’Algérie, Emmanuel Macron a décidé de faire des concessions unilatérales face à un régime inflexible ».

N’est-on pas là devant une abominable continuité de lâcheté politique allant de l’abandon gaullien de nos compatriotes pieds-noirs et des harkis massacrés dans les abominations fellaghas ?

L’histoire de l’Algérie algérienne, depuis son indépendance en 1962, se résume ainsi en quelque 64 ans d’une lâcheté gouvernementale ininterrompue. Quand donc un gouvernement français retrouvera-t-il un tant soit peu les voies de l’honneur dans nos relations avec l’Algérie ? 

Bernard Antony