Dans son éditorial de ce jour dans le Figaro, titré « le tragique et la fête », Laurence de Charrette commente comme il faut, avec une sarcastique ironie, l’invitation selon elle lancée à un « cercle d’initiés » par Laurent Panifous, le ministre des relations avec le Parlement, à célébrer le vote de cette loi scélérate, en réalité d’ouverture des droits à l’euthanasie et au suicide assisté.
« Cercle d’initiés » : l’expression est bien choisie, car une fois encore une loi de « culture de mort », une de ces lois dites sociétales, aura été largement portée par les réseaux de la maçonnerie de gauche (Grand Orient ou Grande Loge), que ce soit à l’Assemblée nationale ou au Sénat.
À ce que j’en ai lu ou entendu dans les médias de ce jour, il semblerait néanmoins qu’au fil du temps, l’enthousiasme des « thanatophiles » pour ce projet de loi aurait largement décru.
Au point que le premier ministre Lecornu, semble-t-il de moins en moins partisan du projet de loi initial, a décidé d’en soumettre plusieurs passages à l’aval du Conseil Constitutionnel. Évoquant les agapes de Laurent Panifous, Laurence de Charrette écrit : « Ces mauvaises réjouissances, cette désinvolture, trahissent l’esprit qui a guidé les porteurs de la loi – un nihilisme habillé d’humanisme- qui défend le droit de choisir l’heure du départ, bien plus qu’ils ne se préoccupent du soulagement de la souffrance humaine ».
Comme presque toujours en effet, le projet de loi de culture de mort aura été avancé sous couvert d’’humanisme. Humanisme, que de crimes auront été concoctés en ton nom !
Notons que si ce jour il obtenait une majorité de suffrages à l’Assemblée Nationale, le projet de loi macronéronien entraînerait notamment la décision des petites Sœurs des Pauvres de fermer leurs établissements en France, si elles étaient obligées d’appliquer les dispositions de la nouvelle loi alors que le gouvernement Lecornu n’a même pas déposé d’amendements pour proposer une clause de conscience collective.
Nulle possibilité donc d’’échapper à cette loi totalitaire pour les 800 000 soignants de toutes catégories médicales qui ont pourtant explicitement signé leur opposition à un texte de libéralisation de l’euthanasie. Si donc, comme on peut hélas le craindre, cette nouvelle loi de la culture de mort était ce jour votée en cette fin d’après-midi, ce serait aussi un nouveau motif d’indécente satisfaction pour un Emmanuel Macron, inéluctablement en fin de deuxième et dernier mandat.