· Israël : ces soldats de « Tsahal » qui fracassent avec une masse une statue du Christ.
Ils étaient donc deux à se livrer à pareille profanation antichrétienne.
Les médias ont annoncé qu’ils avaient été punis d’un mois d’arrêt. Faible sanction en vérité ! Et peut-être pas appliquée très sévèrement ? … On apprécierait que les actes de racisme antichrétien en Israël soient aussi réprimés que les actes antisémites en France…
· Collaboration du renseignement russe avec l’armée iranienne.
On apprenait le mois dernier de différentes sources que la Russie livrait à la République islamique d’Iran les emplacements d’avions et de navires américains au Moyen-Orient. Comme quoi, la grande affection de Monsieur Trump pour le camarade Poutine n’empêche pas l’armée russe de collaborer avec les gardiens de la révolution irano-islamiste.
· Déshonorante attaque contre la Fondation Lejeune, réplique de son président Jean-Marie Le Méné.
Depuis de longues années, la Fondation Jérôme Lejeune soutient efficacement la recherche pour combattre la trisomie 21. Elle a été ignominieusement attaquée par une députée pseudo-écologiste, lui imputant d’appartenir à une nébuleuse hostile aux « droits sexuels et reproductifs » (sic !). Jean-Marie Le Méné a justement répliqué en dénonçant « une entreprise de disqualification ».
Dans un article sur la page « Champs libres » du Figaro du mardi 21 avril, il en démonte très clairement les mécanismes. On peut lire sous sa plume : « Il ne s’agit pas d’un débat, mais d’un procédé d’une mécanique à deux temps : affirmations fausses puis légitimation de l’erreur initiale par un tiers de confiance. En amont, le Forum parlementaire européen sur les droits sexuels et reproductifs (EPF), un lobby qui élabore une cartographie des acteurs anti-genre ».
Dans son dernier rapport, la Fondation Jérôme Lejeune est présentée comme un contributeur majeur à ces réseaux, avec des montants fantaisistes atteignant des dizaines de millions de dollars. Ces accusations sont totalement fausses. Les comptes de la Fondation sont publics, contrôlés, transparents. Les chiffres avancés relèvent d’agrégations arbitraires. Ils sont moins établis pour informer que pour produire un effet. Une fois posés, ils n’ont plus besoin d’être exacts pour être efficaces.
Jean-Marie Le Méné poursuit plus loin : « Le plus préoccupant n’est pas la critique légitime mais le glissement qui s’opère. Contester certaines orientations bioéthiques ne relève plus du débat mais devient un indice de remise en cause des fondements de la démocratie. Le désaccord est disqualifié avant même d’être débattu. Nous sommes dans un dispositif d’exclusion où l’évocation suffit à condamner ».
Un peu plus loin : « La Fondation défend la vie humaine dès son commencement et ce débat oblige à regarder en face des réalités que beaucoup préfèrent éviter, notamment l’élimination quasi-systématique des enfants porteurs de trisomie 21 avant la naissance ». On peut lire en fin d’article ces lignes bien frappées : « Lorsque défendre la vie humaine devient un motif de suspicion, c’est que la frontière de ce qu’il est permis de penser est déjà dépassée ».
· Entre Léon XIV et François, non pas un simple changement de ligne mais une véritable rupture.
L’excellent chroniqueur religieux du Figaro Jean-Marie Guénois note samedi 25 avril que le pape Léon XIV vient de rompre publiquement avec l’idéologie de son prédécesseur sur la question de l’immigration.
Selon lui, le pape élu le 8 mai 2025 a renoué avec l’enseignement classique de l’Église catholique : tradition du droit d’asile et de l’aide d’urgence dus à toute personne en difficulté, autrement dit retour à un pilier millénaire du christianisme.
Le pape François faisait porter sur l’Occident l’essentiel de la responsabilité des migrations d’après lui liées notamment à la colonisation et à ses conséquences. Ce faisant, il n’aborda jamais la responsabilité des régimes dictatoriaux des pays du sud, principaux fauteurs d’immigration. Le nouveau pape a dénoncé très vertement les maux qui détruisent les sociétés de ces régimes, à savoir la corruption et les pratiques de pouvoir… À l’évidence il ne s’agit pas d’une simple inflexion de ligne diplomatique par rapport à François mais d’une véritable rupture.
À son retour de la Guinée équatoriale Léon XIV a ainsi déclaré : « Personnellement, je crois qu’un État a le droit d’imposer des règles à ses frontières. Je ne dis pas que tout le monde doit pouvoir entrer sans autorisation ».
Il prolongeait ainsi ses propos précédents de 2025 : « Je pense que chaque pays a le droit de décider qui peut entrer sur son territoire, comment et quand. ».
· Guerre en Ukraine.
Dans son article de ce lundi 27 avril, le très compétent chroniqueur politique Nicolas Baverez brosse le bilan effroyable de la guerre d’anéantissement du peuple ukrainien : son objectif est tout bonnement la reconstitution de l’empire soviétique et la destruction des régimes de liberté en Europe.
La Russie, pour cela, fait appel au soutien de la Chine, de l’Iran qui lui a fourni des milliers de drones Shahed, de la Corée du Nord qui ne cesse de l’approvisionner en armes, en munitions et en soldats. Face à cela, pendant un certain temps, l’Ukraine a bénéficié de l’aide militaire et financière des États-Unis et de l’Europe, mais toujours limitée, tardive et conditionnelle.
Pour Nicolas Baverez, l’élection de Donald Trump a constitué une rupture majeure avec cela. Elle a, selon lui, entraîné l’alignement des États-Unis sur la Russie, la fin de leur aide financière et la réduction drastique de leur aide militaire à Kiev. Il écrit tout simplement que Donald Trump est devenu « le meilleur atout de Vladimir Poutine, relayant ses exigences les plus radicales et sa propagande, avec pour effet de rendre impossible la paix qu’il prétendait établir ».
Pour autant, cela ne signifie pas la victoire du côté russe, la Russie n’étant parvenue à conquérir en 2025 qu’un pour cent du territoire ukrainien, ce au prix de gigantesques pertes. Il note que pour Moscou la guerre en Iran a constitué une « divine surprise », offrant à Vladimir Poutine un répit inespéré alors que ses armées piétinaient et même reculaient et qu’elles ne parviennent plus à recruter pour combler leurs pertes.
La Russie en a profité pour intensifier ses bombardements sur les villes et la population ukrainiennes alors que ses recettes pétrolières ont pu passer de 135 millions à 270 millions de dollars par jour. Mieux encore, ou plutôt pire, observe Baverez, les tensions ne cessent de se renforcer entre les États-Unis et l’Europe, « Donald Trump faisant de ses alliés et de l’OTAN les boucs émissaires de l’impasse dans laquelle son néant stratégique l’a enfermé en Iran ». Il poursuit : « Pour Kiev, ce nouveau coup est rude, même s’il s’inscrit dans la continuité de la trahison des États-Unis et de leur basculement dans le camp des empires autoritaires ».
Mais il observe aussi que pour autant, l’Ukraine n’a pas perdu la guerre, mieux, qu’elle a changé de statut pour s’imposer comme une nation européenne à part entière. Car, loin de dépendre uniquement de soutiens extérieurs, l’industrie de défense ukrainienne s’est formidablement développée, notamment dans le domaine des drones, dont elle produira en cette année 2026 entre 7 millions et 8 millions d’exemplaires.
Baverez note encore « qu’il existe un lien intime, trop souvent ignoré, entre les conflits d’Ukraine et d’Iran, constituant les deux fronts d’une même guerre engagée par la Chine, la Russie, la Corée du nord, l’Iran et la Turquie contre un Occident que Donald Trump commet la folie de fracturer ».
En dernière partie de son article, il conclut ainsi : « L’Europe a tous les moyens d’assurer la défense de sa liberté et de sa souveraineté, de sa culture et de sa civilisation. Ne lui manque que la volonté, elle doit s’inspirer de l’Ukraine pour se mobiliser et conserver l’espoir, en méditant l’observation prophétique d’Alexis de Tocqueville : « Ces mêmes nations démocratiques qu’on a tant de peine à entraîner sur les champs de bataille font parfois des choses prodigieuses quand on est enfin parvenu à leur mettre les armes à la main ».
Bernard Antony