vendredi 16 avril 2021

Succès judiciaire pour l’AGRIF à Castres


Les prévenus étant mineurs au moment des faits, c’est devant le tribunal pour enfants qu’ont comparu hier à Castres sur plainte de l’AGRIF les deux auteurs de la profanation perpétrée le 5 février 2019 en la cathédrale de Lavaur.

Les actes étaient graves :

-         Dégradation et mise en scène sataniste dite « dab » d’un crucifix.

-         Incendie d’une nappe d’autel, ne s’étant heureusement pas propagé.

La qualification première du délit était celle de « dégradation, destruction… ».

Sur la demande de l’AGRIF, le président du tribunal l’a requalifié en acte de dégradation par haine antireligieuse.

L’AGRIF n‘a rien réclamé contre l’un  des deux prévenus manifestement égaré et peu responsable. Le second ayant reconnu et regretté ses actes, le président, à son endroit, a insisté sur leur objective gravité. Il a donc prononcé à l’encontre des deux une « admonestation », mais aussi pour le second la condamnation au versement à l’AGRIF de l’euro symbolique et la condamnation, au titre de l’article 475-1, au versement de 1500 euros au profit de l’AGRIF.

Une fois de plus a été faite la démonstration que si l’AGRIF n’était pas là, de pareils faits n’entraîneraient aucune poursuite et condamnation.

Rappelons que l’AGRIF sera encore présente le 29 juin prochain avec d’autres associations dans l’important procès de l’iman de la mosquée d’Empalot à Toulouse, Mohamed Tataï, ayant dans un prêche en arabe récité quelques-uns des versets les plus antisémites du Coran.