mardi 14 avril 2015

Demain sur Radio Courtoisie de 18 h à 21 h


Demain sur Radio-Courtoisie de 18h à 21h : avec Cécile Montmirail, Jeanne Smits, Pierre Henri, Vivien hoch et comme invité en première partie, le pasteur Saïd sur le Nigeria. 

Nous y parlerons bien sûr notamment de la commémoration du génocide des Arméniens, des Grecs et des Assyro-Chaldéens dans l’esprit de refus de toute occultation d’éléments essentiels, auquel je me suis efforcé d’être fidèle dans l’élaboration de mon livre. 

Je lis aujourd’hui dans le Figaro la chronique de Renaud Girard sur le sujet, intitulée « Respecter l’histoire pour construire le futur ». C’est, globalement, un bon papier, à part une erreur de date et surtout l’assertion, sans doute de bonne foi mais complètement fausse, sur Mustapha Kémal qui n’aurait « absolument pas trempé dans ces abominables massacres ». 

À l’ordre du jour également, les barbaries dans l’islam d’aujourd’hui et notamment la poursuite du soutien turc, hypocrite mais indéniable, à l’État islamique anticipant la mise en œuvre par Ankara de l’annexion du nord-ouest de la Syrie. C’est une étape dans ce que j’avais appelé il y a déjà plusieurs années : « le grand retour ottoman ». 

J’évoquerai aussi mon récent voyage en Pologne avec l’abbé Vincent Ribeton à l’invitation de notre cher Marek jurek, militant catholique et anticommuniste, ancien président de la Diète et aujourd’hui député au Parlement Européen, très actif dans la lutte contre la culture de mort et pour la défense des chrétiens persécutés.



« Sortie de crise » au Front National


J’ai exprimé ici, il y a peu, ce que je pensais de la crise au Front National opposant Jean-Marie Le Pen et sa fille Marine. Je lis aujourd’hui les propos de la petite-fille, Marion Maréchal, qui s’appelle aussi Le Pen selon l’usage de cette famille fonctionnant jusqu’ici selon une sorte de patriarchie dans laquelle les gendres ont évidemment leur rôle de géniteur mais beaucoup moins d’éducateur et de transmetteur historique. 

Je m’intéresse aujourd’hui aux propos de Marion Maréchal Le Pen. Elle s’exprime très bien, avec autorité mais sans que cela nuise à sa féminité. Celle-ci n’est pas gâtée par les accents, la brutalité quelquefois, la gestuelle masculine de certaines femmes politiques du genre « hommasse ». J’entends par là qu’il doit être beaucoup plus agréable de boire une coupe de Champagne avec Marion que des demis de bière avec Martine Aubry ou Roselyne Bachelot. 

Pour les prochaines élections régionales, Marion exprime qu’elle ne veut pas d’un duo avec Bruno Gollnisch parce que celui-ci « incarne une époque révolue du Front National ». Elle motive sa position par sa jeunesse.

On peut comprendre, mais l’argument générationnel est tout de même insuffisant. Bruno Gollnisch est en effet plus jeune qu’Hillary Clinton et il est d’une génération en-dessous de celle de Jean-Marie Le Pen qui a dirigé le Front National jusqu’il n’y a pas si longtemps. On peut donc plutôt penser que c’est plutôt pour des questions d’idées et de positions politiques que Marion ne veut pas d’un tandem avec Bruno Gollnisch.

Qu’on partage ou non tout ou partie des idées et prises de position de ce dernier, cela peut se comprendre. 

Mais que recouvre le concept « d’époque révolue » ? Si c’est la simple réalité du passé qui s’écoule, tout est sans cesse révolu ! Si ce sont des modes, eh bien en effet, le propre de la mode à peine modélisée est de se démoder. Si c’est une époque du Front National où certains étaient attachés à des modèles politiques antérieurs, il y a encore fort à faire et beaucoup de rajeunissement à effectuer dans celui d’aujourd’hui. Comment en effet penser que la résurrection de la France pourrait passer par les formes archaïques de l‘étatisme jacobin, de la république radicale ou par celles du gaullo-chevènementisme, ou encore sans remettre en cause les lois de racisme anti-humain de la culture de mort ?