Salon du livre de l'AGRIF

17 janvier 2013

DÉCLARATION MANIFESTE de L’INSTITUT du PAYS LIBRE.



Guerre planétaire de l’intégrisme islamique : pour l’affronter avec succès, il faudrait d’abord le courage de ne pas travestir la réalité de l’islam.

Voici qu’émerge enfin actuellement dans les médias le juste concept d’ « islamisme radical ». Cela marque un progrès par rapport à l’habituelle et assez récente stupide distinction entre islam et islamisme, c’est à dire entre ce que serait l’islam, essentiellement bon, et l’islamisme très méchant.
Car l’islamisme avait toujours été simplement défini, jusqu’au milieu du XX°siècle, comme la doctrine, l’idéologie de l’islam. Islam signifiant « soumission », cette soumission signifie pour tous les musulmans non seulement la soumission à Dieu mais, comme cela est sans cesse rappelé dans le Coran, l’obéissance inconditionnelle à Mahomet son « prophète », son « envoyé », son « messager ».
Et pour tous les « docteurs » de l’islam, l’obéissance à Mahomet c’est la soumission au modèle d’ordre théocratique établi par ce dernier à Médine, conformément au Coran, tel que reporté dans les hadiths ( « traditions »ou encore « anecdotes ») et codifié dans la charia (législation).

Ainsi, l’islam a toujours été dans son identité essentielle, par delà les différences accidentelles, géopolitiques, ethniques et historiques, un système de grande perfection totalitaire malgré  toujours quelques résurgences anté-islamiques, notamment en Afrique noire. Ainsi l’islamisme n’a jamais été autre chose que le système de croyance, d’idéologie et de gouvernement de l’islam.
Dans ses phases de jihad (« guerre sainte ») il a souvent pris des formes terroristes (« hashishins ») ou exterminationistes (conquêtes des Indes ou de l’Afrique du nord).
Aujourd’hui, l’islamisme « radical » est au pouvoir ou proche du pouvoir dans la plus grande partie des pays sous domination musulmane.

Notre temps connaît ainsi un formidable ressurgissement de l’islamisme fanatique tel qu’il s’en est sans cesse produit dans l’histoire aussi bien dans le monde chiite que sunnite en réaction à des phases de relative humanisation et tolérance : déferlements massacreurs ottomans et moghols et des  rigorismes almohades et plus tard surgissement du wahabisme et autres intégrismes féroces et atroces désignés aujourd’hui par le terme générique de « salafistes ».

Pour des raisons à la fois d’impérialisme à courte vue pour la domination énergétique de la planète, d’ignorance accablante de la réalité de l’islam, de stratégie à courte vue, la politique américaine après Nixon a longtemps joué la carte de la connivence avec l’islamisme radical, organisant en Iran, avec la complicité de monsieur Giscard d’Estaing, la chute du régime certes imparfait mais globalement bienfaisant du Shah. Elle a soutenu le régime wahabite d’Arabie alors qu’il réchauffait en son sein le cobra Ben Laden et qu’il n’a cessé de financer jusqu’à ce jour toutes les entreprises terroristes jihadistes.

Les gouvernants occidentaux, stupides comme des autruches, sont tombés dans l’ineptie du « printemps arabe », appuyant la chute des dictateurs sans aucun doute affreux mais au profit de situations bien pires. La chute du régime de Kadhafi, certes ignoble personnage mais qui était un volcan éteint, décidée par monsieur Sarkozy, sous l’impulsion et pour la gloriole de l’indécent Bernard-Henri Levy, sans aucune prudence, a fourni à tout l’islam jihadiste du Sahel la mine d’armement avec lequel il va durablement massacrer, terroriser, déstabiliser et tuer aussi nos admirables soldats français sans doute les meilleurs du monde mais trop peu nombreux et trop peu équipés pour  faire face durablement à d’interminables guérillas sur d’immenses territoires.
Grâce à eux l’islamisme radical n’a pas conquis Bamako et par là peut-être la moitié de l’Afrique. Mais il constitue l’essentiel de l’islam réel, dominant près d’un milliard d’hommes avec sa charia qui persécute les chrétiens, tient les femmes en esclavage, lapide, coupe les membres et décapite.

L’islamisme radical gouverne selon des degrés divers de rigueur ou de férocité en Arabie,  en Irak, en Iran, en Turquie, au Kosovo, en Egypte, en Indonésie, au Soudan, en Mauritanie, au Nigeria du nord, s’implante en Tunisie, en Libye, terrorise toujours l’Afghanistan, est sur le point de s’emparer du Pakistan, mène encore des guérillas de conquête terroriste dans dix autres pays d’Afrique et d’Asie. Et le risque en Syrie d’un scénario analogue à celui de la Libye n’est pas mince.

Tout le monde est d’accord, il ne fallait pas que Bamako tombe aux mains des talibans du Sahel. Mais ne serait-il pas temps d’exiger des dirigeants des organisations musulmanes en France et en Europe qu’ils condamnent formellement l’islamisme radical jihadiste et les dispositions cruelles de la charia contre la dignité humaine, l’égalité de l’homme et de la femme et la liberté religieuse ?

Enfin, combien de temps encore nos diplomaties demeureront-elles prosternées sans esquisse de résistance et de revendication de juste réciprocité devant les exigences des puissances de l’islamisme radical ?
Il en va pourtant de la liberté et de la paix dans le monde.

Bernard Antony.

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