mercredi 6 novembre 2019

« Déconstruction » de la France


Le terme de « déconstruction » renvoie à l’idéologie de ceux qui se définissaient comme des « déconstructionnistes » ou encore des « déconstructivistes » et s’employèrent à une œuvre de démolition de toutes les réalités et valeurs fondamentales de la civilisation : personne humaine, famille, société, culture.

Citons ici Wilhem Reich et Herbert Marcuse, les maîtres à penser de Daniel Cohn-Bendit, les Sartre et les Althusser, les Bourdieu et les Dérida…

La déconstruction a inspiré les lois dites « sociétales », les lois de dissolution sociale de la culture de mort de la loi Veil aux lois dites de « bioéthique », à la fois antibio et antiéthiques.
Sur cette dissolution nationale et sociale que nous avons désignée dès 1980 comme « le génocide français », l’islam s’engouffre et se développe.

Avec la dialectique consistant à mettre en contraste de l’islamisme jihâdiste, ou « islam mains rouges », un islam « patte blanche », censé être une religion de paix et de tolérance, l’islam progresse.

Avec cela se développe toute une désinformation politico-médiatique visant à accréditer l’existence dans notre pays d’un racisme antimusulman.

Ainsi, ce jour, à la une du quotidien « Aujourd’hui en France » l’annonce d’une « étude inédite commandée par le gouvernement » selon laquelle « 40 % des musulmans déclareraient avoir subi ces cinq dernières années des comportements racistes ».

Point n’est besoin d’être un grand expert des manipulations sondagières pour vérifier que ceci relève d’une énorme baliverne. Qu’entend-on au juste par comportement raciste ? Et ce comportement a-t-il entraîné des actes ou des propos racistes une ou plusieurs fois en cinq ans ?

Au fait, ces musulmans se déclarant à 40 % victimes du racisme sont-ils des européens, des arabes, des turcs, des noirs, des asiatiques du Proche-Orient, du Moyen-Orient ou de l’Extrême-Orient ? 

Comment donc les méchants racistes peuvent-ils les identifier ? Nous militons pour notre part avec plusieurs musulmans convertis au christianisme, catholiques comme notre ami Christophe Bilek ou évangéliques comme notre ami Saïd Oujibou, et nous sommes aussi en grande amitié avec des musulmans chiites, des Iraniens, fidèles du Shah, ayant fui le régime des ayatollahs.

Aucun de tous ces derniers ne nous dit avoir subi chez nous quelque comportement raciste que ce soit. Quels sont donc ceux qui se plaignent de pareille chose ?

Si évidemment, on appelle « comportement raciste » celui de policiers de toutes races contrôlant des individus suspects ou coupables d’agissements illégaux et dénonçant ces contrôles comme motivés par de la soi-disant « islamophobie », alors le soi-disant antiracisme peut se donner libre cours dans les déformatrices et malhonnêtes interprétations de la réalité.

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J’écoutais hier matin sur France-Inter un docte chroniqueur antiraciste expliquer que si l’on avait dénombré en France en 2018 mille délits antichrétiens pour cent anti-islamiques, cela s’expliquait bien par le petit nombre des musulmans et des mosquées dans notre pays.

Comme s’il y avait aujourd’hui en France dix fois plus de chrétiens que de musulmans !

 Chose que chacun peut analyser à la lumière de son expérience personnelle. Comme si le nombre de personnes à pratiquer en France les observances islamiques était très inférieur à celui des chrétiens pratiquants ! 

Quant aux attentats contre les personnes et les biens, s’il y a eu certes celui misérablement perpétré à la mosquée de Bayonne par un forcené dont on ne s’est pas empressé d’évoquer qu’il pouvait être un déséquilibré – ce qui s’est avéré – comment ne pas observer que le terrorisme jihâdiste a assassiné en France des juifs, des chrétiens, des policiers, personnes de toutes origines, rien de tel n’a été le fait d’autres groupes idéologiques ou religieux.

Bien sûr, l’immense majorité des musulmans en France, français ou d’origines étrangères, réprouve totalement le terrorisme et n’aspire qu’à un ordre social déconnecté de la charia totalitaire.

Mais la réalité demeure et même s’affirme toujours plus de ce que, comme nous l’avons écrit jadis dans « L’islam sans complaisance » et comme vient de le rappeler l’islamologue et philosophe Rémi Brague, membre de l’Institut, « entre l’islam et l’islamisme il y a différence de degrés, pas de nature ».   

C’est cette réalité que nombre de penseurs musulmans veulent aujourd’hui faire heureusement évoluer par la liberté d’une lecture critique du Coran et des Hadîths et  par la séparation de leurs convictions et de leur vie du carcan de la charia. Mais hélas un Emmanuel Macron, comme d’ailleurs la plupart de nos évêques n’en sont pas encore à comprendre cela !


PS : Au fait, comment ce sondage a-t-il été réalisé ? Comment les personnes interrogées ont-elles été sélectionnées ? Par leur nom ? Mais les statistiques ethniques ne sont-elles pas interdites en France ? Et leur a-t-on demandé s'ils étaient musulmans ou non ? Et combien de personnes ont été interrogées ? Sont-elles représentatives de la majorité des musulmans en France (et non de France), et en fonction de quels critères "religieux" les a-t-on choisies ?