lundi 24 octobre 2022

La France, le monde, regards

 

·       « La Chine, immense et rouge »

Cette expression de Mao vaut toujours pour la Chine de Xi.

La Chine, après l’annexion de Hong Kong, est même un tout petit peu plus « immense » et elle est plus « rouge » encore que sous les dirigeants successifs entre Mao et Xi. On doit entendre par là qu’elle atteint avec ce dernier une perfection totalitaire inégalée.

Avec ce 20° Congrès du parti communiste chinois (PCC), Xi, qui en est à son troisième mandat, vient en effet d’être « réélu » à la fois chef du parti, chef de l’État et chef des armées.

Avec ses 97 millions de membres (il faut quelquefois 10 ans pour être accepté, comme ce fut le cas de Xi lui-même), le PCC constitue le gigantesque système nerveux d’encadrement de la population chinoise. Il est organisé autour d’un comité central de 205 membres d’où procède l’organe directionnel du parti, le « Bureau politique », le BP, au cœur du pouvoir chinois avec ses 24 membres désignés par le dictateur à vie.

À noter que jusqu’à ce dernier Congrès, il y en avait 25 dont une femme. Mais plus de femme désormais. Xi dirige la Chine avec 24 camarades hommes. Car le BP est évidemment le « noyau dirigeant » du gouvernement.

Observons aussi qu’il n’y a pas de « LGBT and CO » dans le PC chinois. Pas plus, disons-le au passage, que dans le FSB russe qui est le véritable organe directionnel poutinien de la société russe… Ajoutons qu’au comité central chinois il y a tout de même 11 femmes sur… 205 membres ! À l’évidence la féminocratie n’est pas encore dominante en Chine rouge. Pour être tout à fait exact dans cette observation, il convient de rappeler encore que ce n’est qu’au mois de mars 2023 que le triple chef du parti, de l’État et des armées sera solennellement intronisé, j’allais dire « couronné » ou « sacré » « président de la Chine ».

Ainsi Xi Jinping occupera-t-il une plénitude du pouvoir en Chine non inférieure à celle de Mao ou encore à celle de ses lointains modèles impériaux Chan-Yan ou Tsin Che Houang-Ti.

Les premiers chefs d’État qui ont, dès sa triple réélection, envoyé leurs félicitations à Xi ont été ses fidèles alliés, le Nord-Coréen Kim-Jong-Un et le russe Vladimir Poutine. Juste après sont venues celles d’Ebrahim Raïssi, le président de l’Iran, efficace allié aussi de ce dernier. Faut-il ici redire une nouvelle fois que ce n’est pas parce que l’on n’éprouve, comme nous, vraiment aucune sympathie pour la dictature LGBT et autres formes de la décadence occidentale que l’on devrait par une débile inversion binaire considérer comme des modèles idéologico-politiques les régimes des camarades Xi, Kim, Vladimir et d’Ebrahim ?

-        Exit Hu Jin Tao

Extraordinaire vraiment chinoisement, que cette scène de l’éviction de sa place à la tribune du Congrès de l’ancien président (de 2003 à 2013 !) Hu Jintao, ayant pris place à côté de son successeur !

Sans doute n’était-ce pas ce qu’avait prescrit ce dernier. On a vu la suite (mais rien entendu) : arrivée de deux vigiles sur l’estrade ; ferme invitation à quitter son siège à l’ancien président ; protestation, semblait-il, de ce dernier qui tend en vain la main à son successeur. Mais Xi, impassible, ne le regarde même pas. Hu Jintao doit sortir de la tribune et en même temps de l’histoire. Il est entraîné derrière l’estrade. Thèse officielle : il a fait un malaise. Un malaise tel qu’on ne le reverra sans doute pas de sitôt.

Cela rappelle les habitudes de Staline qui aimait envoyer quelques-uns de ceux qu’il n’aimait plus se faire opérer par des chirurgiens très très spécialisés. On ne revoyait jamais plus les opérés. Du moins vivants…

Xi, Kim, Vladimir, Ebrahim : admirable fraternité de ces Big Brothers !

-        Les amis de nos amis…

Les alliances de ces grands démocrates ne s’arrêtent d’ailleurs pas à leur club. Voilà en effet que sous la forte pression d’Alger et de Moscou, le Hamas palestinien, après dix ans de rupture, renoue avec le régime syrien. Aussi, nul doute que dans la foulée le Hezbollah libanais (chiite et sous contrôle iranien) va pouvoir se réconcilier avec le Hamas.

C’est le grand militant si pacifiste Ramzan Kadirov, le président de la Tchétchénie, enfant chéri de Poutine, qui va être content !

-        François, content mais pas trop !

À en croire les médias, le pape est satisfait du renouvellement de l’accord conclu en 2018 entre Rome et Pékin. Cet accord, on le sait, permet finalement au régime de Xi de choisir les évêques avant que le Vatican n’entérine.

On sait aussi qu’il a accepté que les textes sacrés de la messe soient modifiés dans le sens de l’orthodoxie marxiste-léniniste ou plus exactement maoïste. Rien moins !

Mais François n’est pas très content de n’avoir à nouveau pas pu rencontrer le président Xi. On sait en effet que c’était un de ses grands rêves, pour son pontificat, d’être accueilli en Chine. Après d’infructueuses sollicitations, le Saint Siège avait vu une grande opportunité en vue de ce voyage dans la présence au même moment à Astana (capitale du Kazakhstan) du chef de l’Église catholique et du maître de la Chine, occasion pour une invitation.

Mais Xi ne semble toujours pas avoir souhaité une rencontre, et donc encore moins une invitation du pape à Pékin. 

Car que représente au juste pour lui ce chef d’une religion étrangère qui ne compte même pas un pour cent de fidèles dans la population chinoise ?

François, conseillé par le cardinal-secrétaire d’État Pietro Parolin, aura fait toutes les concessions possibles au régime. Et ce, pour le plus grand désespoir des catholiques fidèles. Le cardinal Zen, l’héroïque archevêque émérite de Hong Kong arrêté et actuellement jugé par la « justice » de Pékin, n’a eu droit qu’à des paroles blessantes de la part de ce pape.

Triste.

 

·       Encore et encore, le mensonge macronien sur les « rapatriements » de femmes et enfants de terroristes en Syrie !

Le jeudi 20 octobre, le gouvernement Macron a une nouvelle fois transféré en France des femmes (15) et des enfants (40) de terroristes de l’État islamique au Levant (dit Daesh). Le gouvernement et les médias ont continué de désigner pareille opération sous le vocable de « rapatriement ».

Une fois encore, nous dénonçons cet usage totalement impropre et nous redisons que la patrie de ces gens n’est pas la France ! Même si les femmes sont nées en France, elles sont devenues des épouses d’islamistes jihadistes et terroristes. Quant à leurs enfants, 22 de ces 40 sont nés dans les camps de Daesh, en Syrie ou en Irak, ou dans le camp de Roj en Syrie, géré par les forces kurdes.

Les terroristes islamistes n’ont pas de patrie. Ils revendiquent une seule communauté d’appartenance : l’oumma islamique. Et en l’occurrence ils ont fait partie de l’oumma islamiste et terroriste.

Il est très peu probable que les 15 femmes fanatisées qui ont toutes été complices des crimes abominables perpétrés par leurs maris se « désislamisent » en prison. Quant aux enfants, dont certains sont déjà des adolescents et d’autres de plus de 18 ans, des adultes, point n’est besoin d’un don d’anticipation pour affirmer que nonobstant la bonne volonté des éducateurs de l’Aide sociale à l’enfance, c’est aussi dans l’islamisme qu’ils vont trouver leurs marques. Et peut-être les pires.